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    <title>Ironie.org - International</title>
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    <description>Ironie.org - News - International</description>
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    <pubDate>Sat, 04 Jul 2009 22:47:01 CEST</pubDate>
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    <category>International</category>
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      <title>Ironie.org - News</title>
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      <title><![CDATA[En Haiti, Les organisations paysannes manifestent contre les agrocarburants !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4893.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/IMG/arton4893.jpg" alt="" align="right" width="198" height="147" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Le Comité de coordination « 4 G Kontre », qui réunit les principales organisations paysannes du pays, a organisé un « sit in » ce mardi 23 juin devant l'Hotel Ritz Kinam II dans lequel se déroule la « Première conférence des parties prenantes et acteurs de la filière Gwo Medsiyen » sur le secteur des agrocarburants, a constaté AlterPresse.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">Les paysans ne veulent pas du développement de la culture de Gwo Medsiyen pour produire du biodiesel en Haiti, qui signe pour eux la mort de la paysannerie.</p> <p class="spip">Les organisations paysannes Mouvement paysan papaye (MPP), Mouvement paysan national congrès papaye (Mpnkp), Tèt kole ti peyizan ayisyen, Coordination régionale des organisations du Sud-est (Cros) et le Réseau national souveraineté alimentaire ont manifesté leur refus de voir se développer une filière de production d'agrocarburants au départ de la culture de Gwo medsiyen, aussi appelé jatropha, en Haïti.</p> <p class="spip">Plus d'une centaine de paysans étaient présents, certains munis de pancartes où on pouvait lire des slogans hostiles à la culture du jatropha. « C'est la mort de la paysannerie », clame Doudou Pierre Festile, porte-parole du Mpnkp .</p> <p class="spip">« Nous mêmes qui travaillons dans la production des aliments refusons de laisser les terres à une production non alimentaire. Nous importons déjà trop d'aliments. Nous demandons au gouvernement de ne pas développer cette filière mais de soutenir la production nationale », déclare Yvette Michaux.
« Nous avons une pétition que nous voulons envoyer au parlement et à l'étranger », ajoute Louis Stenio Cario, secrétaire du Mpnkp pour le département de l'Ouest à Croix des Bouquets.</p> <p class="spip">Beaucoup de risques en regard des opportunités
Dans l'enceinte du Ritz Kinam II, diverses parties prenantes tentent de démontrer les risques et opportunités que représente le développement de la culture du Gwo Medsiyen pour produire des agrocarburants en Haiti, mais personne ne semble le remettre en cause.</p> <p class="spip">Les principaux partenaires de cette conférence, organisée par Chibas (Centro Hispaniola de investigacion en bioenergias y agricultura sostenible), une institution technique dite de service public, sont la Banque interaméricaine de développement, l'USAID et son programme de Développement économique pour un environnement durable, le Programme des Nations unies pour le développement, la Fondation interaméricaine, mais aussi le Ministère de l'environnement, de l'agriculture et la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), tout autant que des acteurs privés comme Ecodiesel Haïti.</p> <p class="spip">Lors de ces deux journées de conférence qui se clôtureront le 24 juin, beaucoup d'exposés sont réalisés par Chibas.
Selon Gaël Pressoir, directeur de Chibas, il y aurait assez de terres marginales disponibles pour produire à base de Gwo medsiyen de quoi produire assez d'énergie pour couvrir les besoins du pays.
« Ce n'est que mensonge, conteste Doudou Pierre Festile porte-parole du Mpnkp, interrogé par AlterPresse. Ils parlent de terres marginales...mais Haïti n'a pas de terres marginales. Plutôt que de reboiser les mornes avec du jatropha, reboisons les avec des arbres fruitiers. Avec des manguiers, des avocats.. »
Selon les informations présentées lors de la conférence, des projets pilotes de cultures sur des terres marginales sont à pied d'oeuvre ou à l'étude à Lhomond et Jeremie (Sud-Ouest / Entreprise exploitation jatropha) ; mais aussi à Saint-Louis du Sud où Chibas a réalisé une évaluation afin d'électrifier la zone avec du biodiesel et où plus de 55 paysans se seraient portés volontaires.</p> <p class="spip">Le Groupe d'action francophone pour l'environnement mène des projets de culture de Jatropha dans la commune de Kenscoff (Ouest). Des entreprises américaines impliquées dans la filière sont également représentées. A Petit-Goave, Terrier rouge, d'autres projets sont expérimentés.
« Allez voir dans les plantations au Nord-est, où il y a de bonnes terres qui produisent ces belles patates que vous voyez là. Et bien c'est là qu'il plantent leur jatropha...Ils ont des pépinières. Dans la plaine du Nord...à Thormonde, où la terre est plate. A Belle fontaine, il n'y a pas de terre marginale. C'est un risque énorme pour la disparition de ce que nous appelons la paysannerie », explique Doudou Pierre Festile.</p> <p class="spip">Lors de la conférence, l'exemple de Madagascar a été présenté, notamment en terme d'opportunité pour le développement de l'agriculture locale. « Dernièrement, j'étais à une conférence à Bruxelles, continue le porte-parole du Mpnkp. Des paysans qui venaient de Madagascar disaient que la culture de jatropha leur posait beaucoup de problèmes ».
Ce projet peut amener de facto une compétition avec les terres cultivables, quand bien même une exclusion des terres utilisées pour les cultures vivrières ait été décidée.
« Il y a un risque que les paysans délaissent la production vivrière pour la production de Medsiyen », met en garde Chavannes Jean Baptiste, porte-parole du MPP, dans une brochure destinée à sensibiliser les paysans aux enjeux des agrocarburants. Les paysans y trouveraient un revenu immédiat qui serait dommageable pour la production vivrière.
« Il faut beaucoup d'eau si vous voulez une récolte conséquente. Où allons-nous trouver toute l'eau nécessaire à ces cultures alors que nous n'en avons déjà pas assez pour arroser les cultures vivrières et alors que notre bétail meurt de soif ? », poursuit le leader du MPP.</p> <p class="spip">Il existe un Cadre stratégique pour une politique nationale de développement des biocarburants en Haïti. « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Nous revendiquons une aide de l'état pour que les terres qualifiées de « marginales » redeviennent de bonnes terres, une réforme agraire intégrale, une agriculture familiale, l'accès au crédit, une assistance technique de l'état, des barrières douanières pour combattre le dumping », écrit Chavannes Jean-Baptiste. « Haïti ne peut pas entrer dans le jatropha, ce n'est pas notre projet. », conclut Doudou Pierre Festile. [mm gp apr 23/06/2009 18 :00]</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:42:19 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Un don qui fait une différence]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4886.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Alternatives a besoin de vous pour poursuivre ses projets en Afrique, dans les Amériques, en Asie ou au Moyen-Orient. Nous travaillons à renforcer les mouvements sociaux et les groupes de citoyens du Sud pour qu'ils soient en mesure de décider eux-mêmes de leur avenir.</p> <p class="spip">Vos dons peuvent être faits sur une <a href="http://www.alternatives.ca/article4229.html" class="spip_out">base mensuelle</a>. Vous pouvez aussi contribuer par <a href="http://www.alternatives.ca/article4231.html" class="spip_out">téléphone</a>, par la <a href="http://www.alternatives.ca/article4232.html" class="spip_out">poste</a> et même par <a href="http://www.alternatives.ca/article4230.html" class="spip_out">Internet</a>. <a href="http://www.alternatives.ca/article4233.html" class="spip_out">Des dons planifiés, testamentaire ou de valeurs mobilières</a>, sont également le bienvenu.</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:42:19 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[Avez-vous votre bac ?]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4887.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'>Le <a href="http://www.lesjardins.ca/" class="spip_out">programme d'agriculture urbaine d'Alternatives</a> vend des <a href="http://rooftopgardens.ca/fr/kits" class="spip_out">bacs spéciaux à bon prix</a> pour cultiver des fruits et légumes sur votre balcon, votre toits ou votre entrée de garage. Semez et recoltez sans avoir à arroser à tous les jours !<span class='spip_document_3274 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:360px;' >
<img src='http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L360xH480/bac_garnie2_forweb_preview-2-28563.gif' width='360' height='480' alt="" style='height:480px;width:360px;' class='' /></span></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:42:19 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Conférence : Développement humain et crise environnementale mondiale]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4888.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Conference animée par Vinod RAINA, membre du Conseil international du Forum social mondial</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Quand : 29 Juin 2009 à 19h00</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Où : Alternatives, 3720 Ave. du Parc, 2ième étage</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Une traduction simultanée sera disponible</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:42:19 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le journal Alternatives migre sur le web]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4891.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">La récente version du journal Alternatives <a href="http://www.alternatives.ca/rubrique594.html" class="spip_out">est maintenant en ligne</a>. Il contient plusieurs articles sur l'environnement, dont <a href="http://www.alternatives.ca/article4883.html" class="spip_out">un sur la rebellion des autochtones de l'Amazonie péruvienne</a> qui luttent pour empêcher le saccage de leur région.<span class='spip_document_3272 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:160px;' >
<img src='http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L160xH120/arton4883-cbba8-2e01e.jpg' width='160' height='120' alt="" style='height:120px;width:160px;' class='' /></span></p> <p class="spip">Cette édition est la dernière imprimée sur papier. A l'automne, nous présenterons un journal Alternatives plus écologique, toujours gratuit et qui, surtout, proposera encore plus de collaborateurs d'ici et d'ailleurs. À partir de septembre, l'édition mensuelle du journal sera diffusée exclusivement sur le Web. Un nouveau site sera créé. Il comprendra des dossiers d'analyses plus complets, des documents vidéo originaux produits en collaboration avec de jeunes créateurs du Québec, des blogues d'une multitude de partenaires et d'intellectuels francophones de partout, des mises à jour régulières.</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Jul 2009 00:42:19 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[Retour des « gorilles » au Honduras]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4901.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/IMG/arton4901.jpg" alt="" align="right" width="480" height="320" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Séquestré par l'armée en pleine nuit, puis emmené de force au Costa Rica, le président du Honduras, M. Manuel Zelaya, a été renversé le 28 juin. Ce golpe a eu pour point de départ sa décision d'organiser ce même jour, appuyé par quatre cent mille signatures, une consultation populaire sans caractère contraignant posant la question suivante : « Etes-vous d'accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d'une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ? »</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">D'après M. Zelaya ? qui fait le même constat et adopte la même démarche que MM. Hugo Chávez (Venezuela), Rafael Correa (Equateur) et Evo Morales (Bolivie), au début de leurs mandats respectifs ? l'actuelle Constitution ne permet pas de réaliser les transformations sociales permettant d'éradiquer les inégalités et la misère (70 % de la population vivent sous le seuil de pauvreté ou dans l'extrême pauvreté) dans un pays, le Honduras, dont plus de 40 % du revenu national proviennent de l'envoi des remesas (argent) des émigrés.</p> <p class="spip">Rejetée par l'opposition, une fraction du Parti libéral (dont est issu M. Zelaya), le patronat, les forces armées, certains secteurs de la hiérarchie catholique et évangélique, et les médias, cette consultation a été jugée illégale par la Cour suprême, le Congrès et le Tribunal électoral qui n'entendent pas voir remplacer, fût-ce partiellement, une « démocratie formelle de représentation » par une « démocratie de participation citoyenne ». A contrario, l'article 2 de la Constitution hondurienne précise : « La souveraineté appartient au Peuple dont émanent tous les pouvoirs de l'Etat exercés par représentation. La Souveraineté du Peuple pourra également s'exercer de manière directe, à travers le plébiscite et le référendum (...). »</p> <p class="spip">Le 24 juin, le président avait destitué le général Roméo Vásquez, chef d'état-major des armées. Désobéissant aux ordres du commandant en chef ? dans toutes les démocraties, le chef de l'Etat ?, celui-ci avait refusé de participer à l'organisation de la consultation. Il avait également accepté la démission de son ministre de la Défense, M. Edmundo Orellana. La réplique n'a pas tardé.</p> <p class="spip">Les forces armées du Honduras, pays qui, dans les années 1970-1980, à la différence des nations voisines (Guatemala, Nicaragua, Salvador), n'a pas connu de conflit armé interne, n'en ont pas moins été totalement impliquées dans la conflagration régionale. Elles ont collaboré à la mise en place de la base arrière américaine qui, par contras (contre-révolutionnaires) interposés, a permis l'agression du Nicaragua sandiniste (lire l'article d'Hernando Calvo Ospina, « <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/07/CALVO_OSPINA/17456" class="spip_out">Au Nicaragua, les quatre temps du sandinisme</a> » dans Le Monde diplomatique de juillet, en kiosques). Des escadrons de la mort composés de militaires (en particulier le tristement fameux Bataillon 3-16) et de policiers ont fait disparaître cent quatre-vingt-quatre personnes et assassiné des dizaines de militants de gauche, syndicalistes et dirigeants paysans. Après les accords de paix des années 1990, les sandinistes ont conservé un certain contrôle sur l'armée nicaraguayenne ; au Salvador et au Guatemala, la révélation de l'ampleur des crimes de l'armée par des Commissions de la vérité a permis d'épurer, en partie au moins, les casernes. Rien de tel ne s'est produit au Honduras. Et les Etats-Unis y maintiennent leur base militaire la plus importante d'Amérique centrale, Palmerola.</p> <p class="spip">De nombreux médias et observateurs expliquent, voire, à mots couverts, justifient le golpe par l'attitude de M. Zelaya. La révision de la Constitution lui aurait permis, au forceps, de briguer un deuxième mandat ? actuellement non permis ? lors du scrutin présidentiel de novembre prochain. Analyse erronée. En bonne logique, le scrutin sur la constitution d'une Assemblée constituante se déroulant le même jour que l'élection présidentielle, M. Zelaya n'aurait pu participer à celle-ci. En revanche, au terme d'un processus menant à une nouvelle Constitution, et pour peu que celle-ci soit approuvée, il aurait sans doute brigué un second mandat sous l'égide d'un nouveau texte fondamental le permettant. Il y avait donc loin de la coupe aux lèvres.</p> <p class="spip">L'opposition féroce à M. Zelaya a, par conséquent, d'autres raisons.</p> <p class="spip">Elu en novembre 2005, avec une faible majorité, sous la bannière du Parti libéral (conservateur), l'un des deux partis traditionnels de l'oligarchie hondurienne, il a, contrairement aux présidents précédents, mis un terme à l'alliance inconditionnelle du Honduras avec les Etats-Unis. Héritant d'une nation en déshérence et déçu par l'indifférence de Washington face à ses appels à l'aide répétés, il a resserré les relations politiques et commerciales avec Cuba, le Venezuela, la Bolivie, bien peu en cour auprès de l'administration de M. George W. Bush. Après avoir affilié le Honduras à l'accord Petrocaribe (une initiative du président Chávez qui permet aux pays de la région d'amortir les prix du pétrole), il a rejoint l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA) et le clan des « radicaux » en août 2008.</p> <p class="spip">Techniques déjà rodées, les similitudes avec la tentative de coup d'Etat organisée au Venezuela, en avril 2002, contre le président Chávez, sautent aux yeux. Comme à Caracas, une fausse « lettre de démission » du chef de l'Etat a été lue devant le Congrès et amplement diffusée par les médias. Alors qu'était réduit au silence le Canal 8 ? la télévision publique ?, les chaînes privées ont diffusé des dessins animés, des feuilletons, des clips, la... messe, mais aucune information pendant les événements. Les fréquences de plusieurs médias audiovisuels locaux (Radio Globo, Radio Progreso) et internationaux (TeleSur, Cubavisión Internacional et CNN en espagnol) ont été suspendus (1). Un temps brutalisée et détenue, l'équipe de TeleSur a été expulsée du pays.</p> <p class="spip">Menacés, malmenés, les ambassadeurs de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela (ainsi que la ministre des affaires étrangères Patricia Rodas) ont été un temps retenus par des militaires cagoulés. A Caracas, le 12 avril 2002, c'est l'ambassade de Cuba qui avait été assiégée.</p> <p class="spip">Toutefois, tant le golpe au Venezuela en 2002 que la tentative de déstabilisation de M. Evo Morales, en Bolivie, en septembre 2008, avaient été soigneusement camouflés grâce à la participation d'une opposition rebaptisée « société civile ». Rien de tel au Honduras. La sortie des « gorilles » de leurs casernes ? quand bien même les parlementaires auraient désigné leur président, M. Roberto Micheletti, nouveau chef de l'Etat ? rappelle par trop les heures les plus sombres de l'Amérique latine.</p> <p class="spip">Réuni en urgence, le Conseil permanent de l'Organisation des Etats américains (OEA) a « condamné énergiquement le coup d'Etat », tout comme l'Union européenne et l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies (ONU). Pris individuellement, tous les pays du continent américain ont condamné le « coup d'Etat ». Un seul, jusqu'à présent, n'a pas utilisé cette expression. Les Etats-Unis. Certes, M. Barack Obama a exprimé sa « préoccupation » et a ajouté : « Zelaya est l'unique président que je reconnais et je veux que cela soit bien clair. » Mais le département d'Etat prône... « le dialogue ». Entourant M. Zelaya, dès le 29 juin, à Managua, les présidents de l'ALBA lui ont, eux, manifesté un total soutien. Sans parler de « dialogue », mais de retour à l'Etat de droit.</p> <p class="spip">Au Honduras, sur le mouvement social, la répression s'abat.</p></div>
		<div class='rss_ps'>(1) Alors qu'elle multiplie les déclarations alarmistes sur la liberté d'expression Venezuela, de la Bolivie et de l'Equateur, la Société interaméricaine de presse ne s'est pas encore manifestée.</div>
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      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 18:42:15 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[Pour une déclaration universelle du bien commun de l'humanité]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4898.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_chapo'>Face à la crise financière qui affecte l'ensemble de l'économie mondiale et se combine avec une crise alimentaire, énergétique et climatique, pour déboucher sur un désastre social et humanitaire, diverses réactions se profilent à l'horizon. Certains proposent de punir et de changer les acteurs (les "voleurs de poules", comme dit Michel Camdessus, l'ancien directeur du FMI) pour continuer comme avant. D'autres soulignent la nécessité de réguler le système, mais sans changer les paramètres, comme George Soros. Enfin il y a ceux qui estiment que c'est la logique du système économique contemporain qui est en jeu et qu'il s'agit de trouver des alternatives.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">L'urgence de solutions est le défi majeur. Il ne reste plus beaucoup de temps pour agir efficacement sur les changements climatiques. Au cours des deux dernières années, selon la FAO, 100 millions de personnes ont basculé sous la ligne de pauvreté, le besoin impératif de changer de cycle énergétique est à nos portes. Une multitude de solutions alternatives existent, dans tous les domaines, mais elles exigent une cohérence pour garantir leur efficacité ; non pas un nouveau dogme, mais une articulation.</p> <p class="spip">Au même titre que la Déclaration universelle des Droits de l'Homme proclamée par les Nations unies, une Déclaration universelle du Bien commun de l'humanité pourrait jouer ce rôle. Certes les Droits de l'Homme ont connu un long parcours entre les révolutions française et américaine et leur adoption par la communauté internationale. Le processus fut aussi progressif avant de proclamer la troisième génération des droits, incluant une dimension sociale. Très occidental dans ses perspectives, le document fut complété par une Déclaration africaine et par une initiative similaire du monde arabe. Sans aucun doute la Déclaration est souvent manipulée en fonction d'intérêts politiques, notamment par les puissances occidentales. Mais elle reste une référence de base, indispensable à toute légitimité politique et une protection pour les personnes.</p> <p class="spip">Aujourd'hui elle doit être complétée, car c'est la survie de l'humanité et de la planète qui est en jeu. Quatre axes fondamentaux pourraient donner cohérence aux nouvelles initiatives cherchant à construire des alternatives et orienter de nombreuses pratiques.</p> <p class="spip">1. L'utilisation durable et responsable des ressources naturelles. Cela signifie une autre approche des relations entre les êtres humains et la nature : passer de l'exploitation au respect de cette dernière, source de toute vie.</p> <p class="spip">2. Privilégier la valeur d'usage sur la valeur d'échange. Donc, définir l'économie comme l'activité destinée à créer, dans le respect de normes sociales et écologiques, les bases de la vie physique, culturelle et spirituelle de tous les êtres humains sur la planète.</p> <p class="spip">3. Généraliser la démocratie à tous les rapports sociaux et à toutes les institutions. Non seulement l'appliquer et l'approfondir dans le champ politique, avec une nouvelle définition de l'Etat et des organismes internationaux, mais l'élargir aux domaines de l'économie, de la culture et des rapports hommes-femmes.</p> <p class="spip">4. La multiculturalité, afin de donner la possibilité à tous les savoirs, toutes les cultures, toutes les traditions philosophiques et religieuses, de participer à la définition du Bien commun de l'humanité et à l'élaboration de son éthique.</p> <p class="spip">L'adoption de ces principes permettrait d'engager un processus alternatif réel face aux règles qui président actuellement au déroulement de l'économie capitaliste, à l'organisation politique mondiale et à l'hégémonie culturelle occidentale et qui entrainent les conséquences sociales et naturelles que nous connaissons aujourd'hui. Les principes exprimés débouchent sur de grandes orientations qu'il est possible d'esquisser.</p> <p class="spip">En effet, il est clair que le respect de la nature exige le contrôle collectif des ressources. Il demande aussi de constituer les plus essentielles à la vie humaine (l'eau, les semences?) en patrimoines de l'humanité, avec toutes les conséquences juridiques que cela entraine. Il signifierait également la prise en compte des ?externalités? écologiques dans le calcul économique.</p> <p class="spip">Privilégier la valeur d'usage exige une transformation du système de production, aujourd'hui centré prioritairement sur la valeur d'échange, afin de contribuer à l'accumulation du capital considéré comme le moteur de l'économie. Cela entraine la remise en place des services publics, y compris dans les domaines de la santé et de l'éducation, c'est à dire leur non-marchandisation.</p> <p class="spip">Généraliser la démocratie, notamment dans l'organisation de l'économie, suppose la fin d'un monopole des décisions lié à la propriété du capital, mais aussi la mise en route de nouvelles formes de participation constituant les citoyens en sujets.</p> <p class="spip">Accepter la multiculturalité dans la construction des principes exprimés signifie de ne pas réduire la culture à une seule de ses composantes et permettre à la richesse du patrimoine culturel humain de s'exprimer, de mettre fin aux brevets monopolisant les savoirs et d'exprimer une éthique sociale dans les divers langages.</p> <p class="spip">Utopie ! Oui, car cela n'existe pas aujourd'hui, mais pourrait exister demain. Utopie nécessaire, car synonyme d'inspiration et créatrice de cohérence dans les efforts collectifs et personnels. Mais aussi applications très concrètes, sachant que changer un modèle de développement ne se réalise pas en un jour et se construit par un ensemble d'actions dont le déroulement dans le temps est divers. Alors comment proposer des mesures s'inscrivant dans cette logique et qui pourraient faire l'objet de mobilisations populaires et de décisions politiques ? Bien des propositions ont déjà été faites, mais on pourrait en ajouter d'autres.</p> <p class="spip">Sur le plan des ressources naturelles, un pacte international sur l'eau, prévoyant une gestion collective (pas exclusivement étatique) correspondrait à une conscience existante de l'importance du problème. Quelques autres orientations pourraient être proposées : la souveraineté des nations sur leurs ressources énergétiques ; l'interdiction de la spéculation sur les produits alimentaires ; la régulation de la production des agrocarburants en fonction du respect de la biodiversité, de la conservation de la qualité des sols et de l'eau et du principe de l'agriculture paysanne ; l'adoption des mesures nécessaires pour limiter à 1 degré centigrade, l'augmentation de la température de la terre au cours du 21e siècle ; le contrôle public des activités pétrolières et minières, moyennant un code d'exploitation international, vérifié et sanctionné, concernant les effets écologiques et sociaux (entre autres les droits des peuples indigènes).</p> <p class="spip">A propos de la valeur d'usage, des exemples concrets peuvent être donnés également. Il s'agirait de rétablir le statut de bien public, de l'eau, de l'électricité, de la poste, des téléphones, de l'internet, des transports collectifs, de la santé, de l'éducation, en fonction des spécificités de chaque secteur. Exiger une garantie de 5 ans sur tous les biens manufacturés, ce qui permettrait d'alonger la vie des produits et de diminuer l'utilisation de matières premières et d'énergie. Mettre une taxe sur les produits manufactures voyageant plus de 1000 kms entre leur production et le consommateur (à adapter selon les produits) et qui serait attribuée au développement local des pays les plus fragiles ; renforcer les normes du travail établies par l'OIT, sur la base d'une diminution du temps de travail et de la qualité de ce dernier ; changer les paramètres du PIB, en y introduisant des éléments qualitatifs traduisant l'idée du ?bien vivre?.</p> <p class="spip">Les applications de la démocratie généralisées sont innombrables et pourraient concerner toutes les institutions qui demandent un statut reconnu publiquement, tant pour leur fonctionnement interne que pour l'égalité dans les rapports de genre : entreprises, syndicats, organisations religieuses, culturelles, sportives. Sur le plan de l'Organisation des Nations unies, on pourrait proposer la règle des deux tiers pour les décisions de principe et de la majorité absolue pour les mesures d'application.</p> <p class="spip">Quant à la multiculturalité, elle comprendrait, entre autres, l'interdiction de breveter les savoirs traditionnels ; la mise à disposition publique des découvertes liées à la vie humaine (médicales et pharmaceutiques) ; l'établissement des bases matérielles nécessaires à la survie des cultures particulières (territorialité).</p> <p class="spip">Un appel est fait pour que les propositions concrètes soient rassemblées en un ensemble cohérent d'alternatives, qui constitueront l'objectif collectif de l'humanité et les applications d'une Déclaration universelle du Bien commun de l'humanité par l'Assemblée générale des Nations unies.</p></div>
		<div class='rss_ps'>Un rassemblement des propositions est organisé sur le site web du Forum mondial des Alternatives. Ces deniers peuvent être communiqués au courriel suivant : Houtart@hotmail.com</div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Notre force : s'entraider !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4896.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_chapo'>Lettre de François Coulombe, chargé de projets pour l'Afrique</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">Si vous saviez que votre voisin ne mangeait plus, lui donneriez-vous un peu d'argent ? Et si cela signifiait partager avec lui votre dernier dollar ?</p> <p class="spip">Au Mali, où trois personnes sur quatre vivent avec moins d'un dollar par jour, c'est le genre de sacrifice que font des mères de famille, qui ont développé avec notre aide des micro-entreprises de fabrication de savons. Elles ont accueilli dans leur association d'autres femmes défavorisées de leur village, tout en sachant qu'elles auraient à partager avec elles un revenu déjà mince.</p> <p class="spip">J'étais en Afrique récemment. J'y ai rencontré Aïcha. Écoutez son cri du coeur : « La vie chère nous saigne tous. Comment veux-tu que j'abandonne mes voisines et leurs enfants ? Notre force, c'est de s'entraider. »</p> <p class="spip">En faisant un don à Alternatives, vous aidez ces femmes à développer des compétences essentielles pour contrer la malnutrition galopante, l'analphabétisme et la grande vulnérabilité aux maladies qui sont le lot quotidien de la vaste majorité des familles.</p> <p class="spip">En partenariat avec l'Association des radios libres et des Clubs Kayira, ces femmes illettrées apprennent à compter, à tenir des livres de comptabilité et à comprendre la mise en marché. Plus vite elles acquerront ces outils, mieux elles pourront intégrer dans leur association d'autres femmes qui
assurent la subsistance de leur famille.</p> <p class="spip">En soutenant Alternatives, vous encouragez ces gens qui manifestent la volonté de se prendre en charge ; vous contribuez à jeter les bases d'un développement économique durable. Ces actions ont des effets positifs sur le terrain. Merci de poser un réel acte de solidarité en faisant un don dès aujourd'hui.</p> <p class="spip">François Coulombe</p> <p class="spip">Chargé de projet pour l'Afrique</p> <h1><a href="http://www.alternatives.ca/agora1/article12.html" class="spip_in">Faites un don</a></h1>
<h3 class="spip"><a href="http://www.alternatives.ca/agora1/rubrique240.html" class="spip_in">Nos projets au Mali</a></h3>
<p class="spip"><i class="spip"></i></p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le journal Alternatives prend un nouvel envol sur le Web !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4882.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Depuis 15 ans déjà, le journal Alternatives occupe une place centrale dans l'information progressiste au Québec. Chaque mois, le journal a nourri de réflexions et d'analyses la course irrémédiable des mouvements sociaux au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.</p> <p class="spip">Ce succès reconnu par tous n'a pu être possible que par la participation du plus grand nombre. D'une édition à l'autre, nous avons pu compter sur une myriade de collaboratrices et collaborateurs bénévoles qui, sans jouer le jeu de la fausse « objectivité? » journalistique, se sont attelés à expliquer le projet bolivarien, les enjeux de la souveraineté alimentaire, l'analyse zapatiste, la lutte des Palestiniens ou la montée du mouvement altermondialiste. La liste est trop longue pour être exhaustive, mais ils et elles ont favorisé la construction de nécessaires nouvelles solidarités en rendant compte des grandes impulsions internationales et des défis immenses que les mouvements sociaux au Québec doivent relever dans un contexte systématique d'offensives néolibérales.</p> <p class="spip">Aujourd'hui, ce travail doit avoir une portée plus large et aller plus loin. Nous souhaitons impliquer encore plus de représentants de mouvements et d'organisations du Québec et d'ailleurs, et le média lui-même doit aussi être plus moderne et répondre davantage aux grands enjeux qu'il défend.</p> <p class="spip">C'est ainsi qu'à l'automne, nous présenterons un journal Alternatives plus écologique, gratuit et qui, surtout, proposera encore plus de collaborateurs d'ici et d'ailleurs. À partir de septembre, l'édition mensuelle du journal ne sera plus distribuée dans Le Devoir et sera diffusée exclusivement sur le Web. Elle comprendra des dossiers d'analyses plus complets, des documents vidéo originaux produits en collaboration avec de jeunes créateurs du Québec, des blogues d'une multitude de partenaires et d'intellectuels francophones de partout, des mises à jour régulières sur les grandes thématiques actuelles, notamment sur la dynamique altermondialiste. Vous pourrez vous abonner au journal par courriel sur le site? : www.alternatives.ca</p> <p class="spip">Une édition spéciale du journal sera quant à elle distribuée trimestriellement sur papier. Le grand rendez-vous automnal du Forum social québécois (du 8 au 12 octobre prochain) sera l'objet de la première édition.</p> <p class="spip">Enfin, je ne saurais terminer cette invitation à suivre sur le Web le nouveau journal Alternatives en septembre sans remercier Le Devoir pour les sept dernières années de soutien et de collaboration. Merci encore !
Vous êtes convié à un grand rendez-vous cet automne !
Surveillez www.alternatives.ca !</p> <p class="spip">Michel Lambert
Directeur général d'Alternatives</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[En Haiti, Les organisations paysannes manifestent contre les agrocarburants !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4893.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/agora1/IMG/arton4893.jpg" alt="" align="right" width="198" height="147" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Le Comité de coordination « 4 G Kontre », qui réunit les principales organisations paysannes du pays, a organisé un « sit in » ce mardi 23 juin devant l'Hotel Ritz Kinam II dans lequel se déroule la « Première conférence des parties prenantes et acteurs de la filière Gwo Medsiyen » sur le secteur des agrocarburants, a constaté AlterPresse.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">Les paysans ne veulent pas du développement de la culture de Gwo Medsiyen pour produire du biodiesel en Haiti, qui signe pour eux la mort de la paysannerie.</p> <p class="spip">Les organisations paysannes Mouvement paysan papaye (MPP), Mouvement paysan national congrès papaye (Mpnkp), Tèt kole ti peyizan ayisyen, Coordination régionale des organisations du Sud-est (Cros) et le Réseau national souveraineté alimentaire ont manifesté leur refus de voir se développer une filière de production d'agrocarburants au départ de la culture de Gwo medsiyen, aussi appelé jatropha, en Haïti.</p> <p class="spip">Plus d'une centaine de paysans étaient présents, certains munis de pancartes où on pouvait lire des slogans hostiles à la culture du jatropha. « C'est la mort de la paysannerie », clame Doudou Pierre Festile, porte-parole du Mpnkp .</p> <p class="spip">« Nous mêmes qui travaillons dans la production des aliments refusons de laisser les terres à une production non alimentaire. Nous importons déjà trop d'aliments. Nous demandons au gouvernement de ne pas développer cette filière mais de soutenir la production nationale », déclare Yvette Michaux.
« Nous avons une pétition que nous voulons envoyer au parlement et à l'étranger », ajoute Louis Stenio Cario, secrétaire du Mpnkp pour le département de l'Ouest à Croix des Bouquets.</p> <p class="spip">Beaucoup de risques en regard des opportunités
Dans l'enceinte du Ritz Kinam II, diverses parties prenantes tentent de démontrer les risques et opportunités que représente le développement de la culture du Gwo Medsiyen pour produire des agrocarburants en Haiti, mais personne ne semble le remettre en cause.</p> <p class="spip">Les principaux partenaires de cette conférence, organisée par Chibas (Centro Hispaniola de investigacion en bioenergias y agricultura sostenible), une institution technique dite de service public, sont la Banque interaméricaine de développement, l'USAID et son programme de Développement économique pour un environnement durable, le Programme des Nations unies pour le développement, la Fondation interaméricaine, mais aussi le Ministère de l'environnement, de l'agriculture et la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), tout autant que des acteurs privés comme Ecodiesel Haïti.</p> <p class="spip">Lors de ces deux journées de conférence qui se clôtureront le 24 juin, beaucoup d'exposés sont réalisés par Chibas.
Selon Gaël Pressoir, directeur de Chibas, il y aurait assez de terres marginales disponibles pour produire à base de Gwo medsiyen de quoi produire assez d'énergie pour couvrir les besoins du pays.
« Ce n'est que mensonge, conteste Doudou Pierre Festile porte-parole du Mpnkp, interrogé par AlterPresse. Ils parlent de terres marginales...mais Haïti n'a pas de terres marginales. Plutôt que de reboiser les mornes avec du jatropha, reboisons les avec des arbres fruitiers. Avec des manguiers, des avocats.. »
Selon les informations présentées lors de la conférence, des projets pilotes de cultures sur des terres marginales sont à pied d'oeuvre ou à l'étude à Lhomond et Jeremie (Sud-Ouest / Entreprise exploitation jatropha) ; mais aussi à Saint-Louis du Sud où Chibas a réalisé une évaluation afin d'électrifier la zone avec du biodiesel et où plus de 55 paysans se seraient portés volontaires.</p> <p class="spip">Le Groupe d'action francophone pour l'environnement mène des projets de culture de Jatropha dans la commune de Kenscoff (Ouest). Des entreprises américaines impliquées dans la filière sont également représentées. A Petit-Goave, Terrier rouge, d'autres projets sont expérimentés.
« Allez voir dans les plantations au Nord-est, où il y a de bonnes terres qui produisent ces belles patates que vous voyez là. Et bien c'est là qu'il plantent leur jatropha...Ils ont des pépinières. Dans la plaine du Nord...à Thormonde, où la terre est plate. A Belle fontaine, il n'y a pas de terre marginale. C'est un risque énorme pour la disparition de ce que nous appelons la paysannerie », explique Doudou Pierre Festile.</p> <p class="spip">Lors de la conférence, l'exemple de Madagascar a été présenté, notamment en terme d'opportunité pour le développement de l'agriculture locale. « Dernièrement, j'étais à une conférence à Bruxelles, continue le porte-parole du Mpnkp. Des paysans qui venaient de Madagascar disaient que la culture de jatropha leur posait beaucoup de problèmes ».
Ce projet peut amener de facto une compétition avec les terres cultivables, quand bien même une exclusion des terres utilisées pour les cultures vivrières ait été décidée.
« Il y a un risque que les paysans délaissent la production vivrière pour la production de Medsiyen », met en garde Chavannes Jean Baptiste, porte-parole du MPP, dans une brochure destinée à sensibiliser les paysans aux enjeux des agrocarburants. Les paysans y trouveraient un revenu immédiat qui serait dommageable pour la production vivrière.
« Il faut beaucoup d'eau si vous voulez une récolte conséquente. Où allons-nous trouver toute l'eau nécessaire à ces cultures alors que nous n'en avons déjà pas assez pour arroser les cultures vivrières et alors que notre bétail meurt de soif ? », poursuit le leader du MPP.</p> <p class="spip">Il existe un Cadre stratégique pour une politique nationale de développement des biocarburants en Haïti. « Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Nous revendiquons une aide de l'état pour que les terres qualifiées de « marginales » redeviennent de bonnes terres, une réforme agraire intégrale, une agriculture familiale, l'accès au crédit, une assistance technique de l'état, des barrières douanières pour combattre le dumping », écrit Chavannes Jean-Baptiste. « Haïti ne peut pas entrer dans le jatropha, ce n'est pas notre projet. », conclut Doudou Pierre Festile. [mm gp apr 23/06/2009 18 :00]</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Un don qui fait une différence]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4886.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Alternatives a besoin de vous pour poursuivre ses projets en Afrique, dans les Amériques, en Asie ou au Moyen-Orient. Nous travaillons à renforcer les mouvements sociaux et les groupes de citoyens du Sud pour qu'ils soient en mesure de décider eux-mêmes de leur avenir.</p> <p class="spip">Vos dons peuvent être faits sur une <a href="http://www.alternatives.ca/article4229.html" class="spip_out">base mensuelle</a>. Vous pouvez aussi contribuer par <a href="http://www.alternatives.ca/article4231.html" class="spip_out">téléphone</a>, par la <a href="http://www.alternatives.ca/article4232.html" class="spip_out">poste</a> et même par <a href="http://www.alternatives.ca/article4230.html" class="spip_out">Internet</a>. <a href="http://www.alternatives.ca/article4233.html" class="spip_out">Des dons planifiés, testamentaire ou de valeurs mobilières</a>, sont également le bienvenu.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Avez-vous votre bac ?]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4887.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'>Le <a href="http://www.lesjardins.ca/" class="spip_out">programme d'agriculture urbaine d'Alternatives</a> vend des <a href="http://rooftopgardens.ca/fr/kits" class="spip_out">bacs spéciaux à bon prix</a> pour cultiver des fruits et légumes sur votre balcon, votre toits ou votre entrée de garage. Semez et recoltez sans avoir à arroser à tous les jours !<span class='spip_document_3274 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:360px;' >
<img src='http://www.alternatives.ca/agora1/local/cache-vignettes/L360xH480/bac_garnie2_forweb_preview-2-28563.gif' width='360' height='480' alt="" style='height:480px;width:360px;' class='' /></span></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Conférence : Développement humain et crise environnementale mondiale]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4888.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Conference animée par Vinod RAINA, membre du Conseil international du Forum social mondial</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/agora1/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Quand : 29 Juin 2009 à 19h00</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/agora1/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Où : Alternatives, 3720 Ave. du Parc, 2ième étage</p> <p class="spip"><img src="http://www.alternatives.ca/agora1/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif" width='8' height='11' alt="-" style='height:11px;width:8px;' class='' /> Une traduction simultanée sera disponible</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le journal Alternatives migre sur le web]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4891.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">La récente version du journal Alternatives <a href="http://www.alternatives.ca/rubrique594.html" class="spip_out">est maintenant en ligne</a>. Il contient plusieurs articles sur l'environnement, dont <a href="http://www.alternatives.ca/article4883.html" class="spip_out">un sur la rebellion des autochtones de l'Amazonie péruvienne</a> qui luttent pour empêcher le saccage de leur région.<span class='spip_document_3272 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:160px;' >
<img src='http://www.alternatives.ca/agora1/local/cache-vignettes/L160xH120/arton4883-cbba8-2e01e.jpg' width='160' height='120' alt="" style='height:120px;width:160px;' class='' /></span></p> <p class="spip">Cette édition est la dernière imprimée sur papier. A l'automne, nous présenterons un journal Alternatives plus écologique, toujours gratuit et qui, surtout, proposera encore plus de collaborateurs d'ici et d'ailleurs. À partir de septembre, l'édition mensuelle du journal sera diffusée exclusivement sur le Web. Un nouveau site sera créé. Il comprendra des dossiers d'analyses plus complets, des documents vidéo originaux produits en collaboration avec de jeunes créateurs du Québec, des blogues d'une multitude de partenaires et d'intellectuels francophones de partout, des mises à jour régulières.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[La loi de la jungle en Amazonie]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4883.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/agora1/IMG/arton4883.jpg" alt="" align="right" width="3648" height="2736" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Les peuples autochtones de l'Amazonie péruvienne viennent de remporter une grande victoire. Ils ont forcé le gouvernement péruvien à faire volte-face et à abroger sa controversée Loi de la jungle. Mais ils ont dû le payer de leur sang.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">En août 2008, les différentes ethnies de l'Amazonie péruvienne, mobilisées par l'AIDESEP (Asociación interétnica de desarrollo de la Selva peruana), entamaient la Rébellion des peuples autochtones de l'Amazonie en réaction à l'imposition d'une série de décrets contenus dans la Loi de la jungle. Le président Alan Garcia affaiblissait ainsi sévèrement les droits territoriaux des peuples autochtones. Son but : permettre aux entreprises transnationales de pénétrer la forêt amazonienne comme jamais jusqu'à présent. Les compagnies minières et pétrolières allaient avoir le champ libre pour exploiter le sous-sol, les compagnies forestières le feu vert pour couper des arbres.</p> <p class="spip">Et ces décrets s'inscrivaient dans une stratégie plus large. En effet, depuis la ratification en décembre 2007 du Traité de libre-échange entre le Pérou et les États-Unis, le président Alan Garcia fait de nombreux efforts afin de mettre en place un cadre législatif visant la suppression des barrières aux investissements étrangers.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Les autochtones résistent</strong></p> <p class="spip">Incapables de faire plier le gouvernement, les autochtones ont repris leur mobilisation le 9 avril dernier, après avoir déclaré une trêve à la suite de promesses finalement non tenues par le gouvernement. Ils ont organisé plusieurs marches de protestation, en bloquant des voies fluviales et routières et en coupant l'Amazonie du reste du pays.</p> <p class="spip">L'avocate Lily de la Torre Lopez travaille au sein du groupe Racimos de Ungurahui, un regroupement de professionnels visant à aider les peuples autochtones à faire respecter leurs droits. Jointe à Lima, elle affirme que les décrets de la Loi de la jungle « portent atteinte aux droits des autochtones sur leurs terres traditionnelles et ont pour but de promouvoir la privatisation de ces terres, présentement sous contrôle communal et considérées abandonnées ou improductives, au profit de l'État et des entreprises, en particulier pétrolières, minières et forestières ». Elle voit dans les différentes stratégies avancées par l'État « ?un moyen d'accéder aux richesses des terres autochtones, tout en contournant le droit à la consultation des communautés ainsi que les dispositions internationales ».</p> <p class="spip">Les organisations autochtones du Pérou et de nombreuses ONG ont mené une large campagne contre ces décrets qui, selon eux, violent à la fois la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT) dont le Pérou est signataire, la Constitution péruvienne ainsi que la Déclaration des droits des peuples autochtones de l'ONU.</p> <p class="spip">Malgré ces pressions, le gouvernement est demeuré inflexible. Le président n'hésitait pas à qualifier de « ?perro del hortelano » (chien du jardinier) les groupes qui s'opposaient au développement de l'Amazonie, les accusant ainsi d'empêcher la collectivité de jouir des ressources du pays sans eux-mêmes en profiter.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le massacre</strong></p> <p class="spip">Tout a basculé le 5 juin au matin, lorsque les forces de l'ordre ont tué des manifestants dans un affrontement, à Bagua (nord du pays). Bilan : une cinquantaine de morts, une centaine de disparus et plus de 150 blessés parmi les autochtones et les policiers.</p> <p class="spip">Avant cette tuerie, le gouvernement péruvien parvenait sans trop de mal à contourner les mobilisations autochtones et à faire accepter aux citoyens péruviens ses différentes mesures afin d'assouplir les lois et d'ouvrir le territoire amazonien aux entreprises.</p> <p class="spip">Le lendemain du massacre, le président Garcia a accusé les autochtones d'avoir assassiné des policiers. Il a justifié l'opération militaire en avançant que le gouvernement ne pouvait se croiser les bras tandis qu'une poignée d'autochtones bloquaient l'accès aux ressources appartenant à tous les Péruviens.</p> <p class="spip">Mais l'affrontement de Bagua et la réponse du gouvernement aux autochtones ont indigné une majorité de la population. Une mobilisation sans précédent dans l'histoire récente du Pérou s'organisa. Le 11 juin, Lima fut le théâtre d'une grande manifestation regroupant à la fois des mouvements de femmes, d'étudiants, d'artistes, d'intellectuels et de travailleurs au côté des peuples autochtones. Le même jour, diverses communautés d'Amazonie organisaient une grève de solidarité.</p> <p class="spip">Les dénonciations du gouvernement péruvien et les appuis à la lutte autochtone sont aussi venus de l'étranger : le mouvement était suivi dans de nombreuses villes du monde où des manifestants se réunissaient devant les ambassades et les consulats du Pérou. James Anaya, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits des peuples autochtones s'est indigné de la réaction du gouvernement envers les peuples amazoniens et s'est rendu lui-même sur les lieux afin d'y réaliser une mission spéciale d'observation. La lauréate du Nobel pour la paix, la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, et le président bolivien Evo Morales ont aussi présenté leurs doléances au gouvernement péruvien. Un nombre incalculable de pétitions et de lettres appuyant les revendications autochtones ont circulé sur Internet. Le Pérou n'avait pas fait l'objet de telles critiques depuis les années sombres du Sentier lumineux.</p> <p class="spip">Finalement, les pressions venues de l'étranger et de son propre pays ont eu pour effet de bousculer le gouvernement péruvien qui a dû reculer et modifier complètement son discours en raison de la crise. Alors qu'au départ il rejetait la responsabilité du massacre sur les autochtones, voilà qu'il présentait ses excuses. Le premier ministre Yehude Simon, chargé jusqu'ici des pourparlers avec les autochtones, a annoncé l'annulation de la Loi de la jungle ainsi que sa démission « dès que la crise sera passée ».</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une nouvelle avancée pour le mouvement autochtone</strong></p> <p class="spip">Ces événements pourraient renforcer les autochtones de l'Amazonie péruvienne. Ils revendiquent la souveraineté sur les terres qu'ils occupent. Ils font valoir l'importance de la protection de la forêt amazonienne dont l'équilibre précaire est menacé par les projets d'extraction de ressources naturelles. Le président d'AIDESEP, Alberto Pizanga, qui a trouvé refuge au Nicaragua, soutient que les peuples d'Amazonie ne sont pas opposés au développement, mais que celui-ci doit respecter leur mode de vie et leur culture. Selon lui, la protection de l'environnement est centrale pour ces peuples vivant en étroite relation avec la nature. Il rappelle que l'Amazonie est dotée d'une biodiversité incomparable, immensément fragile.</p> <p class="spip">La lutte en Amazonie péruvienne aura certainement des échos dans d'autres régions de l'Amazonie, au Brésil, en Équateur, en Colombie par exemple, où la dévastation de la forêt est parfois plus avancée. En effet, l'exploitation du sous-sol et le saccage de la forêt se font sans que les autorités ne se soucient des populations autochtones locales. En outre, des mobilisations autochtones ont lieu présentement dans plusieurs régions. Certains groupes autochtones tentent de faire valoir des projets de développement alternatifs et écologiques et revendiquent des territoires protégés tandis que d'autres intentent des procès contre les entreprises. Bref, les stratégies divergent, mais il est certain que les récentes avancées des peuples autochtones de l'Amazonie péruvienne redonneront de la vigueur aux mouvements autochtones du continent.</p></div>
		<div class='rss_ps'>L'auteure est présidente du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) et doctorante en science de l'environnement à l'UQAM.</div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[De la décharge au climat]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/agora1/article4880.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/agora1/IMG/arton4880.jpg" alt="" align="right" width="1024" height="768" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Lorsqu'il a développé la notion d'équité environnementale au début des années 1980, l'Afro-Américain Robert Bullard n'aurait jamais cru qu'elle trouverait un jour écho aux Nations unies. Elle sera pourtant sur toutes les lèvres, en décembre prochain, lorsque la communauté internationale se réunira à Copenhague pour négocier le régime climatique devant succéder au Protocole de Kyoto.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">« Au début, nous voulions rendre compte de problèmes locaux affectant des communautés marginalisées. Ce n'est que plus tard, lors des sommets mondiaux, que nous avons pris conscience que l'équité environnementale était un enjeu mondial », confie le sociologue qui dirige aujourd'hui le Environmental Justice Resource Center, de l'Université Clark Atlanta.</p> <p class="spip">De passage à Québec, où il a prononcé une conférence dans le cadre du séminaire « L'équité environnementale : clef pour le développement durable » organisé conjointement par l'Institut EDS et la Fondation Monique Fitz-Back, il rappelle que cette notion est née dans la foulée des luttes populaires, lorsqu'une communauté majoritairement noire, pauvre et rurale de Caroline du Nord, a protesté contre l'installation d'une décharge de sols contaminés aux BPC dans son voisinage. Si les opposants n'ont pas empêché les camions de déverser leur charge toxique, les marches, les manifestations et les emprisonnements ont fait beaucoup de bruit.</p> <p class="spip">La population a réalisé que des millions d'Américains vivaient à proximité de sources polluantes et que la présence de décharges de déchets dangereux ou d'industries lourdes dans leur voisinage n'était pas le fruit du hasard. « Le Deep South a une tradition d'esclavage, de ségrégation raciale et de sous-développement industriel. Si bien que nos dirigeants disaient aux entreprises, venez vous installer chez nous, nous acceptons tout, même les industries les plus polluantes ! », dit Robert Bullard.</p> <p class="spip">Cette prise de conscience a mené à la publication, en 1987, de la première étude sur la répartition ethnique des déchets toxiques. L'enquête soulignait que les décharges de produits dangereux étaient majoritairement situées où vivent les minorités. Dix ans plus tard, une seconde étude conclut que la situation s'est dégradée. De plus en plus d'Afro-Américains habitent à proximité de sites d'enfouissement de déchets dangereux : 56 % des personnes vivant à moins de 3 km de ces sites sont des gens de couleur alors qu'ils ne constituent que le tiers de la population américaine. « En Louisiane, un village fondé après l'abolition de l'esclavage est enclavé entre deux raffineries. Le parc où jouent les enfants se trouve sous leurs cheminées. Vous restez là 15 minutes et vous avez mal à la tête », relate M. Bullard.</p> <p class="spip">Mais il n'y a pas que les communautés marginalisées qui font les frais de la dégradation de l'environnement, constate aujourd'hui le chercheur : « ?Ce sont des pays entiers qui se trouvent au mauvais endroit, du mauvais côté du Rio Grande ou dans le mauvais hémisphère.? » L'iniquité est d'autant plus flagrante que ce sont les plus pauvres de la planète - et les moins responsables du bouleversement de leur environnement - qui sont les plus touchés. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des incidents climatiques ont lieu dans les pays en développement alors que les pays du G20 sont responsables à eux seuls de 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales.</p> <p class="spip">Le Forum humanitaire mondial, présidé par l'ex-secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, évalue à 300 000 le nombre de décès causés par les changements climatiques chaque année et chiffre à 26 millions le nombre de déplacés du climat dans le monde. Lorsque les précipitations sont de moins en moins prévisibles, que l'élévation du niveau de la mer arrache la terre aux paysans et contamine leurs réserves d'eau douce, que de nouveaux déserts apparaissent là où, encore hier, la rareté de l'eau n'était pas un problème, les populations migrent alors vers les zones où elles pensent pouvoir subsister. Dans la seule Afrique subsaharienne, on estime qu'au cours des dix prochaines années, 60 millions de personnes vont prendre le chemin de l'exil pour échapper à la désertification.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une affaire d'États</strong></p> <p class="spip">À Copenhague, l'équité environnementale sera au c?ur des négociations du prochain régime climatique. Pour les pays en développement, l'argument est sans équivoque. Ce n'est pas aux pays les plus vulnérables de payer pour s'adapter, ni de freiner leur développement pour permettre aux pays les plus riches de continuer d'émettre des milliards de tonnes de GES dans l'atmosphère. C'est aux pays industrialisés, dont la contribution au problème est historique, de porter le fardeau du dérèglement du climat. Mais si on réduit souvent l'enjeu de cette conférence à l'établissement de nouvelles cibles de réduction - ce qui inclut l'imposition ou non de cibles contraignantes à la Chine -, on reconnaît aujourd'hui que l'atténuation ne se fera pas du jour au lendemain.</p> <p class="spip">Payer pour préserver des écosystèmes (par exemple, dédommager des États ou des collectivités pour le maintien des forêts ou des cours d'eau), transférer des technologies (par exemple des éoliennes ou des panneaux solaires) et renforcer la formation humaine (par exemple, en sensibilisant les agriculteurs à la préservation des sols) figurent donc parmi les enjeux majeurs de la Conférence de Copenhague, au même titre que la réduction des émissions de GES. Seule la mise en ?uvre de tels mécanismes, réclamés de longue date par les pays en développement leur permettra de poursuivre leur croissance sans décupler leur empreinte écologique.</p></div>
		<div class='rss_ps'>Yan Turgeon est rédacteur en chef d'Objectif terre, le bulletin d'information du développement durable de l'espace francophone.</div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 12:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le journal Alternatives prend un nouvel envol sur le Web !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4882.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p class="spip">Depuis 15 ans déjà, le journal Alternatives occupe une place centrale dans l'information progressiste au Québec. Chaque mois, le journal a nourri de réflexions et d'analyses la course irrémédiable des mouvements sociaux au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.</p> <p class="spip">Ce succès reconnu par tous n'a pu être possible que par la participation du plus grand nombre. D'une édition à l'autre, nous avons pu compter sur une myriade de collaboratrices et collaborateurs bénévoles qui, sans jouer le jeu de la fausse « objectivité? » journalistique, se sont attelés à expliquer le projet bolivarien, les enjeux de la souveraineté alimentaire, l'analyse zapatiste, la lutte des Palestiniens ou la montée du mouvement altermondialiste. La liste est trop longue pour être exhaustive, mais ils et elles ont favorisé la construction de nécessaires nouvelles solidarités en rendant compte des grandes impulsions internationales et des défis immenses que les mouvements sociaux au Québec doivent relever dans un contexte systématique d'offensives néolibérales.</p> <p class="spip">Aujourd'hui, ce travail doit avoir une portée plus large et aller plus loin. Nous souhaitons impliquer encore plus de représentants de mouvements et d'organisations du Québec et d'ailleurs, et le média lui-même doit aussi être plus moderne et répondre davantage aux grands enjeux qu'il défend.</p> <p class="spip">C'est ainsi qu'à l'automne, nous présenterons un journal Alternatives plus écologique, gratuit et qui, surtout, proposera encore plus de collaborateurs d'ici et d'ailleurs. À partir de septembre, l'édition mensuelle du journal ne sera plus distribuée dans Le Devoir et sera diffusée exclusivement sur le Web. Elle comprendra des dossiers d'analyses plus complets, des documents vidéo originaux produits en collaboration avec de jeunes créateurs du Québec, des blogues d'une multitude de partenaires et d'intellectuels francophones de partout, des mises à jour régulières sur les grandes thématiques actuelles, notamment sur la dynamique altermondialiste. Vous pourrez vous abonner au journal par courriel sur le site? : www.alternatives.ca</p> <p class="spip">Une édition spéciale du journal sera quant à elle distribuée trimestriellement sur papier. Le grand rendez-vous automnal du Forum social québécois (du 8 au 12 octobre prochain) sera l'objet de la première édition.</p> <p class="spip">Enfin, je ne saurais terminer cette invitation à suivre sur le Web le nouveau journal Alternatives en septembre sans remercier Le Devoir pour les sept dernières années de soutien et de collaboration. Merci encore !
Vous êtes convié à un grand rendez-vous cet automne !
Surveillez www.alternatives.ca !</p> <p class="spip">Michel Lambert
Directeur général d'Alternatives</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 00:42:17 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[La loi de la jungle en Amazonie]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4883.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/IMG/arton4883.jpg" alt="" align="right" width="3648" height="2736" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Les peuples autochtones de l'Amazonie péruvienne viennent de remporter une grande victoire. Ils ont forcé le gouvernement péruvien à faire volte-face et à abroger sa controversée Loi de la jungle. Mais ils ont dû le payer de leur sang.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">En août 2008, les différentes ethnies de l'Amazonie péruvienne, mobilisées par l'AIDESEP (Asociación interétnica de desarrollo de la Selva peruana), entamaient la Rébellion des peuples autochtones de l'Amazonie en réaction à l'imposition d'une série de décrets contenus dans la Loi de la jungle. Le président Alan Garcia affaiblissait ainsi sévèrement les droits territoriaux des peuples autochtones. Son but : permettre aux entreprises transnationales de pénétrer la forêt amazonienne comme jamais jusqu'à présent. Les compagnies minières et pétrolières allaient avoir le champ libre pour exploiter le sous-sol, les compagnies forestières le feu vert pour couper des arbres.</p> <p class="spip">Et ces décrets s'inscrivaient dans une stratégie plus large. En effet, depuis la ratification en décembre 2007 du Traité de libre-échange entre le Pérou et les États-Unis, le président Alan Garcia fait de nombreux efforts afin de mettre en place un cadre législatif visant la suppression des barrières aux investissements étrangers.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Les autochtones résistent</strong></p> <p class="spip">Incapables de faire plier le gouvernement, les autochtones ont repris leur mobilisation le 9 avril dernier, après avoir déclaré une trêve à la suite de promesses finalement non tenues par le gouvernement. Ils ont organisé plusieurs marches de protestation, en bloquant des voies fluviales et routières et en coupant l'Amazonie du reste du pays.</p> <p class="spip">L'avocate Lily de la Torre Lopez travaille au sein du groupe Racimos de Ungurahui, un regroupement de professionnels visant à aider les peuples autochtones à faire respecter leurs droits. Jointe à Lima, elle affirme que les décrets de la Loi de la jungle « portent atteinte aux droits des autochtones sur leurs terres traditionnelles et ont pour but de promouvoir la privatisation de ces terres, présentement sous contrôle communal et considérées abandonnées ou improductives, au profit de l'État et des entreprises, en particulier pétrolières, minières et forestières ». Elle voit dans les différentes stratégies avancées par l'État « ?un moyen d'accéder aux richesses des terres autochtones, tout en contournant le droit à la consultation des communautés ainsi que les dispositions internationales ».</p> <p class="spip">Les organisations autochtones du Pérou et de nombreuses ONG ont mené une large campagne contre ces décrets qui, selon eux, violent à la fois la convention 169 de l'Organisation internationale du travail (OIT) dont le Pérou est signataire, la Constitution péruvienne ainsi que la Déclaration des droits des peuples autochtones de l'ONU.</p> <p class="spip">Malgré ces pressions, le gouvernement est demeuré inflexible. Le président n'hésitait pas à qualifier de « ?perro del hortelano » (chien du jardinier) les groupes qui s'opposaient au développement de l'Amazonie, les accusant ainsi d'empêcher la collectivité de jouir des ressources du pays sans eux-mêmes en profiter.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Le massacre</strong></p> <p class="spip">Tout a basculé le 5 juin au matin, lorsque les forces de l'ordre ont tué des manifestants dans un affrontement, à Bagua (nord du pays). Bilan : une cinquantaine de morts, une centaine de disparus et plus de 150 blessés parmi les autochtones et les policiers.</p> <p class="spip">Avant cette tuerie, le gouvernement péruvien parvenait sans trop de mal à contourner les mobilisations autochtones et à faire accepter aux citoyens péruviens ses différentes mesures afin d'assouplir les lois et d'ouvrir le territoire amazonien aux entreprises.</p> <p class="spip">Le lendemain du massacre, le président Garcia a accusé les autochtones d'avoir assassiné des policiers. Il a justifié l'opération militaire en avançant que le gouvernement ne pouvait se croiser les bras tandis qu'une poignée d'autochtones bloquaient l'accès aux ressources appartenant à tous les Péruviens.</p> <p class="spip">Mais l'affrontement de Bagua et la réponse du gouvernement aux autochtones ont indigné une majorité de la population. Une mobilisation sans précédent dans l'histoire récente du Pérou s'organisa. Le 11 juin, Lima fut le théâtre d'une grande manifestation regroupant à la fois des mouvements de femmes, d'étudiants, d'artistes, d'intellectuels et de travailleurs au côté des peuples autochtones. Le même jour, diverses communautés d'Amazonie organisaient une grève de solidarité.</p> <p class="spip">Les dénonciations du gouvernement péruvien et les appuis à la lutte autochtone sont aussi venus de l'étranger : le mouvement était suivi dans de nombreuses villes du monde où des manifestants se réunissaient devant les ambassades et les consulats du Pérou. James Anaya, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits des peuples autochtones s'est indigné de la réaction du gouvernement envers les peuples amazoniens et s'est rendu lui-même sur les lieux afin d'y réaliser une mission spéciale d'observation. La lauréate du Nobel pour la paix, la Guatémaltèque Rigoberta Menchu, et le président bolivien Evo Morales ont aussi présenté leurs doléances au gouvernement péruvien. Un nombre incalculable de pétitions et de lettres appuyant les revendications autochtones ont circulé sur Internet. Le Pérou n'avait pas fait l'objet de telles critiques depuis les années sombres du Sentier lumineux.</p> <p class="spip">Finalement, les pressions venues de l'étranger et de son propre pays ont eu pour effet de bousculer le gouvernement péruvien qui a dû reculer et modifier complètement son discours en raison de la crise. Alors qu'au départ il rejetait la responsabilité du massacre sur les autochtones, voilà qu'il présentait ses excuses. Le premier ministre Yehude Simon, chargé jusqu'ici des pourparlers avec les autochtones, a annoncé l'annulation de la Loi de la jungle ainsi que sa démission « dès que la crise sera passée ».</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une nouvelle avancée pour le mouvement autochtone</strong></p> <p class="spip">Ces événements pourraient renforcer les autochtones de l'Amazonie péruvienne. Ils revendiquent la souveraineté sur les terres qu'ils occupent. Ils font valoir l'importance de la protection de la forêt amazonienne dont l'équilibre précaire est menacé par les projets d'extraction de ressources naturelles. Le président d'AIDESEP, Alberto Pizanga, qui a trouvé refuge au Nicaragua, soutient que les peuples d'Amazonie ne sont pas opposés au développement, mais que celui-ci doit respecter leur mode de vie et leur culture. Selon lui, la protection de l'environnement est centrale pour ces peuples vivant en étroite relation avec la nature. Il rappelle que l'Amazonie est dotée d'une biodiversité incomparable, immensément fragile.</p> <p class="spip">La lutte en Amazonie péruvienne aura certainement des échos dans d'autres régions de l'Amazonie, au Brésil, en Équateur, en Colombie par exemple, où la dévastation de la forêt est parfois plus avancée. En effet, l'exploitation du sous-sol et le saccage de la forêt se font sans que les autorités ne se soucient des populations autochtones locales. En outre, des mobilisations autochtones ont lieu présentement dans plusieurs régions. Certains groupes autochtones tentent de faire valoir des projets de développement alternatifs et écologiques et revendiquent des territoires protégés tandis que d'autres intentent des procès contre les entreprises. Bref, les stratégies divergent, mais il est certain que les récentes avancées des peuples autochtones de l'Amazonie péruvienne redonneront de la vigueur aux mouvements autochtones du continent.</p></div>
		<div class='rss_ps'>L'auteure est présidente du Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL) et doctorante en science de l'environnement à l'UQAM.</div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 00:42:17 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[De la décharge au climat]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4880.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/IMG/arton4880.jpg" alt="" align="right" width="1024" height="768" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Lorsqu'il a développé la notion d'équité environnementale au début des années 1980, l'Afro-Américain Robert Bullard n'aurait jamais cru qu'elle trouverait un jour écho aux Nations unies. Elle sera pourtant sur toutes les lèvres, en décembre prochain, lorsque la communauté internationale se réunira à Copenhague pour négocier le régime climatique devant succéder au Protocole de Kyoto.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">« Au début, nous voulions rendre compte de problèmes locaux affectant des communautés marginalisées. Ce n'est que plus tard, lors des sommets mondiaux, que nous avons pris conscience que l'équité environnementale était un enjeu mondial », confie le sociologue qui dirige aujourd'hui le Environmental Justice Resource Center, de l'Université Clark Atlanta.</p> <p class="spip">De passage à Québec, où il a prononcé une conférence dans le cadre du séminaire « L'équité environnementale : clef pour le développement durable » organisé conjointement par l'Institut EDS et la Fondation Monique Fitz-Back, il rappelle que cette notion est née dans la foulée des luttes populaires, lorsqu'une communauté majoritairement noire, pauvre et rurale de Caroline du Nord, a protesté contre l'installation d'une décharge de sols contaminés aux BPC dans son voisinage. Si les opposants n'ont pas empêché les camions de déverser leur charge toxique, les marches, les manifestations et les emprisonnements ont fait beaucoup de bruit.</p> <p class="spip">La population a réalisé que des millions d'Américains vivaient à proximité de sources polluantes et que la présence de décharges de déchets dangereux ou d'industries lourdes dans leur voisinage n'était pas le fruit du hasard. « Le Deep South a une tradition d'esclavage, de ségrégation raciale et de sous-développement industriel. Si bien que nos dirigeants disaient aux entreprises, venez vous installer chez nous, nous acceptons tout, même les industries les plus polluantes ! », dit Robert Bullard.</p> <p class="spip">Cette prise de conscience a mené à la publication, en 1987, de la première étude sur la répartition ethnique des déchets toxiques. L'enquête soulignait que les décharges de produits dangereux étaient majoritairement situées où vivent les minorités. Dix ans plus tard, une seconde étude conclut que la situation s'est dégradée. De plus en plus d'Afro-Américains habitent à proximité de sites d'enfouissement de déchets dangereux : 56 % des personnes vivant à moins de 3 km de ces sites sont des gens de couleur alors qu'ils ne constituent que le tiers de la population américaine. « En Louisiane, un village fondé après l'abolition de l'esclavage est enclavé entre deux raffineries. Le parc où jouent les enfants se trouve sous leurs cheminées. Vous restez là 15 minutes et vous avez mal à la tête », relate M. Bullard.</p> <p class="spip">Mais il n'y a pas que les communautés marginalisées qui font les frais de la dégradation de l'environnement, constate aujourd'hui le chercheur : « ?Ce sont des pays entiers qui se trouvent au mauvais endroit, du mauvais côté du Rio Grande ou dans le mauvais hémisphère.? » L'iniquité est d'autant plus flagrante que ce sont les plus pauvres de la planète - et les moins responsables du bouleversement de leur environnement - qui sont les plus touchés. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des incidents climatiques ont lieu dans les pays en développement alors que les pays du G20 sont responsables à eux seuls de 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales.</p> <p class="spip">Le Forum humanitaire mondial, présidé par l'ex-secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, évalue à 300 000 le nombre de décès causés par les changements climatiques chaque année et chiffre à 26 millions le nombre de déplacés du climat dans le monde. Lorsque les précipitations sont de moins en moins prévisibles, que l'élévation du niveau de la mer arrache la terre aux paysans et contamine leurs réserves d'eau douce, que de nouveaux déserts apparaissent là où, encore hier, la rareté de l'eau n'était pas un problème, les populations migrent alors vers les zones où elles pensent pouvoir subsister. Dans la seule Afrique subsaharienne, on estime qu'au cours des dix prochaines années, 60 millions de personnes vont prendre le chemin de l'exil pour échapper à la désertification.</p> <p class="spip"><strong class="spip">Une affaire d'États</strong></p> <p class="spip">À Copenhague, l'équité environnementale sera au c?ur des négociations du prochain régime climatique. Pour les pays en développement, l'argument est sans équivoque. Ce n'est pas aux pays les plus vulnérables de payer pour s'adapter, ni de freiner leur développement pour permettre aux pays les plus riches de continuer d'émettre des milliards de tonnes de GES dans l'atmosphère. C'est aux pays industrialisés, dont la contribution au problème est historique, de porter le fardeau du dérèglement du climat. Mais si on réduit souvent l'enjeu de cette conférence à l'établissement de nouvelles cibles de réduction - ce qui inclut l'imposition ou non de cibles contraignantes à la Chine -, on reconnaît aujourd'hui que l'atténuation ne se fera pas du jour au lendemain.</p> <p class="spip">Payer pour préserver des écosystèmes (par exemple, dédommager des États ou des collectivités pour le maintien des forêts ou des cours d'eau), transférer des technologies (par exemple des éoliennes ou des panneaux solaires) et renforcer la formation humaine (par exemple, en sensibilisant les agriculteurs à la préservation des sols) figurent donc parmi les enjeux majeurs de la Conférence de Copenhague, au même titre que la réduction des émissions de GES. Seule la mise en ?uvre de tels mécanismes, réclamés de longue date par les pays en développement leur permettra de poursuivre leur croissance sans décupler leur empreinte écologique.</p></div>
		<div class='rss_ps'>Yan Turgeon est rédacteur en chef d'Objectif terre, le bulletin d'information du développement durable de l'espace francophone.</div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 00:42:17 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Pour une déclaration universelle du bien commun de l'humanité]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4898.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_chapo'>Face à la crise financière qui affecte l'ensemble de l'économie mondiale et se combine avec une crise alimentaire, énergétique et climatique, pour déboucher sur un désastre social et humanitaire, diverses réactions se profilent à l'horizon. Certains proposent de punir et de changer les acteurs (les "voleurs de poules", comme dit Michel Camdessus, l'ancien directeur du FMI) pour continuer comme avant. D'autres soulignent la nécessité de réguler le système, mais sans changer les paramètres, comme George Soros. Enfin il y a ceux qui estiment que c'est la logique du système économique contemporain qui est en jeu et qu'il s'agit de trouver des alternatives.</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">L'urgence de solutions est le défi majeur. Il ne reste plus beaucoup de temps pour agir efficacement sur les changements climatiques. Au cours des deux dernières années, selon la FAO, 100 millions de personnes ont basculé sous la ligne de pauvreté, le besoin impératif de changer de cycle énergétique est à nos portes. Une multitude de solutions alternatives existent, dans tous les domaines, mais elles exigent une cohérence pour garantir leur efficacité ; non pas un nouveau dogme, mais une articulation.</p> <p class="spip">Au même titre que la Déclaration universelle des Droits de l'Homme proclamée par les Nations unies, une Déclaration universelle du Bien commun de l'humanité pourrait jouer ce rôle. Certes les Droits de l'Homme ont connu un long parcours entre les révolutions française et américaine et leur adoption par la communauté internationale. Le processus fut aussi progressif avant de proclamer la troisième génération des droits, incluant une dimension sociale. Très occidental dans ses perspectives, le document fut complété par une Déclaration africaine et par une initiative similaire du monde arabe. Sans aucun doute la Déclaration est souvent manipulée en fonction d'intérêts politiques, notamment par les puissances occidentales. Mais elle reste une référence de base, indispensable à toute légitimité politique et une protection pour les personnes.</p> <p class="spip">Aujourd'hui elle doit être complétée, car c'est la survie de l'humanité et de la planète qui est en jeu. Quatre axes fondamentaux pourraient donner cohérence aux nouvelles initiatives cherchant à construire des alternatives et orienter de nombreuses pratiques.</p> <p class="spip">1. L'utilisation durable et responsable des ressources naturelles. Cela signifie une autre approche des relations entre les êtres humains et la nature : passer de l'exploitation au respect de cette dernière, source de toute vie.</p> <p class="spip">2. Privilégier la valeur d'usage sur la valeur d'échange. Donc, définir l'économie comme l'activité destinée à créer, dans le respect de normes sociales et écologiques, les bases de la vie physique, culturelle et spirituelle de tous les êtres humains sur la planète.</p> <p class="spip">3. Généraliser la démocratie à tous les rapports sociaux et à toutes les institutions. Non seulement l'appliquer et l'approfondir dans le champ politique, avec une nouvelle définition de l'Etat et des organismes internationaux, mais l'élargir aux domaines de l'économie, de la culture et des rapports hommes-femmes.</p> <p class="spip">4. La multiculturalité, afin de donner la possibilité à tous les savoirs, toutes les cultures, toutes les traditions philosophiques et religieuses, de participer à la définition du Bien commun de l'humanité et à l'élaboration de son éthique.</p> <p class="spip">L'adoption de ces principes permettrait d'engager un processus alternatif réel face aux règles qui président actuellement au déroulement de l'économie capitaliste, à l'organisation politique mondiale et à l'hégémonie culturelle occidentale et qui entrainent les conséquences sociales et naturelles que nous connaissons aujourd'hui. Les principes exprimés débouchent sur de grandes orientations qu'il est possible d'esquisser.</p> <p class="spip">En effet, il est clair que le respect de la nature exige le contrôle collectif des ressources. Il demande aussi de constituer les plus essentielles à la vie humaine (l'eau, les semences?) en patrimoines de l'humanité, avec toutes les conséquences juridiques que cela entraine. Il signifierait également la prise en compte des ?externalités? écologiques dans le calcul économique.</p> <p class="spip">Privilégier la valeur d'usage exige une transformation du système de production, aujourd'hui centré prioritairement sur la valeur d'échange, afin de contribuer à l'accumulation du capital considéré comme le moteur de l'économie. Cela entraine la remise en place des services publics, y compris dans les domaines de la santé et de l'éducation, c'est à dire leur non-marchandisation.</p> <p class="spip">Généraliser la démocratie, notamment dans l'organisation de l'économie, suppose la fin d'un monopole des décisions lié à la propriété du capital, mais aussi la mise en route de nouvelles formes de participation constituant les citoyens en sujets.</p> <p class="spip">Accepter la multiculturalité dans la construction des principes exprimés signifie de ne pas réduire la culture à une seule de ses composantes et permettre à la richesse du patrimoine culturel humain de s'exprimer, de mettre fin aux brevets monopolisant les savoirs et d'exprimer une éthique sociale dans les divers langages.</p> <p class="spip">Utopie ! Oui, car cela n'existe pas aujourd'hui, mais pourrait exister demain. Utopie nécessaire, car synonyme d'inspiration et créatrice de cohérence dans les efforts collectifs et personnels. Mais aussi applications très concrètes, sachant que changer un modèle de développement ne se réalise pas en un jour et se construit par un ensemble d'actions dont le déroulement dans le temps est divers. Alors comment proposer des mesures s'inscrivant dans cette logique et qui pourraient faire l'objet de mobilisations populaires et de décisions politiques ? Bien des propositions ont déjà été faites, mais on pourrait en ajouter d'autres.</p> <p class="spip">Sur le plan des ressources naturelles, un pacte international sur l'eau, prévoyant une gestion collective (pas exclusivement étatique) correspondrait à une conscience existante de l'importance du problème. Quelques autres orientations pourraient être proposées : la souveraineté des nations sur leurs ressources énergétiques ; l'interdiction de la spéculation sur les produits alimentaires ; la régulation de la production des agrocarburants en fonction du respect de la biodiversité, de la conservation de la qualité des sols et de l'eau et du principe de l'agriculture paysanne ; l'adoption des mesures nécessaires pour limiter à 1 degré centigrade, l'augmentation de la température de la terre au cours du 21e siècle ; le contrôle public des activités pétrolières et minières, moyennant un code d'exploitation international, vérifié et sanctionné, concernant les effets écologiques et sociaux (entre autres les droits des peuples indigènes).</p> <p class="spip">A propos de la valeur d'usage, des exemples concrets peuvent être donnés également. Il s'agirait de rétablir le statut de bien public, de l'eau, de l'électricité, de la poste, des téléphones, de l'internet, des transports collectifs, de la santé, de l'éducation, en fonction des spécificités de chaque secteur. Exiger une garantie de 5 ans sur tous les biens manufacturés, ce qui permettrait d'alonger la vie des produits et de diminuer l'utilisation de matières premières et d'énergie. Mettre une taxe sur les produits manufactures voyageant plus de 1000 kms entre leur production et le consommateur (à adapter selon les produits) et qui serait attribuée au développement local des pays les plus fragiles ; renforcer les normes du travail établies par l'OIT, sur la base d'une diminution du temps de travail et de la qualité de ce dernier ; changer les paramètres du PIB, en y introduisant des éléments qualitatifs traduisant l'idée du ?bien vivre?.</p> <p class="spip">Les applications de la démocratie généralisées sont innombrables et pourraient concerner toutes les institutions qui demandent un statut reconnu publiquement, tant pour leur fonctionnement interne que pour l'égalité dans les rapports de genre : entreprises, syndicats, organisations religieuses, culturelles, sportives. Sur le plan de l'Organisation des Nations unies, on pourrait proposer la règle des deux tiers pour les décisions de principe et de la majorité absolue pour les mesures d'application.</p> <p class="spip">Quant à la multiculturalité, elle comprendrait, entre autres, l'interdiction de breveter les savoirs traditionnels ; la mise à disposition publique des découvertes liées à la vie humaine (médicales et pharmaceutiques) ; l'établissement des bases matérielles nécessaires à la survie des cultures particulières (territorialité).</p> <p class="spip">Un appel est fait pour que les propositions concrètes soient rassemblées en un ensemble cohérent d'alternatives, qui constitueront l'objectif collectif de l'humanité et les applications d'une Déclaration universelle du Bien commun de l'humanité par l'Assemblée générale des Nations unies.</p></div>
		<div class='rss_ps'>Un rassemblement des propositions est organisé sur le site web du Forum mondial des Alternatives. Ces deniers peuvent être communiqués au courriel suivant : Houtart@hotmail.com</div>
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      <pubDate>Tue, 30 Jun 2009 15:42:21 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Notre force : s'entraider !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4896.html</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_chapo'>Lettre de François Coulombe, chargé de projets pour l'Afrique</div>
		<div class='rss_texte'><p class="spip">Si vous saviez que votre voisin ne mangeait plus, lui donneriez-vous un peu d'argent ? Et si cela signifiait partager avec lui votre dernier dollar ?</p> <p class="spip">Au Mali, où trois personnes sur quatre vivent avec moins d'un dollar par jour, c'est le genre de sacrifice que font des mères de famille, qui ont développé avec notre aide des micro-entreprises de fabrication de savons. Elles ont accueilli dans leur association d'autres femmes défavorisées de leur village, tout en sachant qu'elles auraient à partager avec elles un revenu déjà mince.</p> <p class="spip">J'étais en Afrique récemment. J'y ai rencontré Aïcha. Écoutez son cri du coeur : « La vie chère nous saigne tous. Comment veux-tu que j'abandonne mes voisines et leurs enfants ? Notre force, c'est de s'entraider. »</p> <p class="spip">En faisant un don à Alternatives, vous aidez ces femmes à développer des compétences essentielles pour contrer la malnutrition galopante, l'analphabétisme et la grande vulnérabilité aux maladies qui sont le lot quotidien de la vaste majorité des familles.</p> <p class="spip">En partenariat avec l'Association des radios libres et des Clubs Kayira, ces femmes illettrées apprennent à compter, à tenir des livres de comptabilité et à comprendre la mise en marché. Plus vite elles acquerront ces outils, mieux elles pourront intégrer dans leur association d'autres femmes qui
assurent la subsistance de leur famille.</p> <p class="spip">En soutenant Alternatives, vous encouragez ces gens qui manifestent la volonté de se prendre en charge ; vous contribuez à jeter les bases d'un développement économique durable. Ces actions ont des effets positifs sur le terrain. Merci de poser un réel acte de solidarité en faisant un don dès aujourd'hui.</p> <p class="spip">François Coulombe</p> <p class="spip">Chargé de projet pour l'Afrique</p> <h1><a href="http://www.alternatives.ca/article12.html" class="spip_in">Faites un don</a></h1>
<h3 class="spip"><a href="http://www.alternatives.ca/rubrique240.html" class="spip_in">Nos projets au Mali</a></h3>
<p class="spip"><i class="spip"></i></p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 21:42:46 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Développement humain et crise environnementale mondiale]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/article4895.html</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/IMG/arton4895.jpg" alt="" align="right" width="440" height="567" class="spip_logos" />
		<div class='rss_chapo'>Conference animée par Vinod RAINA, membre du Conseil international du Forum social mondial Quand : 29 Juin 2009 à 19h00 Où : Alternatives, 3720 Ave. du Parc, 2ième étage Une traduction simultanée sera disponible</div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 17:13:19 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Après les hedge funds, les investigative funds ?]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343585,8660,f/</link>
      <description><![CDATA[ 
<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343585"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343585" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Réforme de l'Intelligence &amp; Security Committee]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343584,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343584"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343584" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[La CIA investit dans l'aide à la traduction]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343583,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343583"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343583" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Sous la loupe du renseignement américain]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343582,8660,f/</link>
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      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Charles d'Orléans devant ses juges]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343581,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343581"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343581" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les liens du lobbyiste d'Areva avec le camp Obama]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343580,8660,f/</link>
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      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Coup de pied dans les filières d'achat de pièces détachées]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343579,8660,f/</link>
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      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Des conseillers pour Memex]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343578,8660,f/</link>
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      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les stratégies d'approche des groupes français]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,294170183,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=294170183"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=294170183" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 00:44:14 CEST</pubDate>
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