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    <title>Ironie.org - International</title>
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    <description>Ironie.org - News - International</description>
    <language>fr-fr</language>
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    <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 23:18:01 CEST</pubDate>
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    <category>International</category>
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      <title>Ironie.org - News</title>
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      <title><![CDATA[JA2010 : Entretient avec Mireille Fanon-Mendez-France]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/videos/article/ja2010-entretient-avec-mireille</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Mireille Fanon-Mendez-France est intervenu sur le Panel "<strong>De Ramallah à Port-au-Prince, construire des alternatives aux nouveaux colonialisme</strong>s" qui s'est tenu le 29 août à 9h00 lors des Journées alternatives 2010</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:13:15 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[Vers le Forum social de Dakar]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/pierre-beaudet/article/vers-le-forum-social-de-dakar</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Depuis déjà deux ans, le Forum social mondial s'est engagé à tenir sa huitième édition à Dakar (Sénégal). Cette décision a été validée par le conseil international du FSM, composé d'une centaine de mouvements sociaux d'un peu partout dans le monde, et qui se réunit régulièrement, comme à Montréal en octobre 2009. Le FSM de 2011 est donc en voie d'être organisé sous la responsabilité d'un secrétariat sénégalais appuyé par le Forum social africain.</p> <p><strong>Pourquoi Dakar ?</strong></p> <p>Ce sera la deuxième fois que le FSM aura lieu en Afrique, la première fois ayant été à Nairobi (Kenya) en 2007. Lors de cette première expérience africaine, les problèmes ont été nombreux au niveau organisationnel et logistique, mais aussi au niveau politique. En fin de compte, le FSM de Nairobi, au lieu d'être un espace de convergence des mouvements sociaux kenyans et africains a été un « évènement », une série de conférences. Il est vrai que pour jouer pleinement son rôle, le FSM ne peut qu'être le miroir des réalités locales (ou régionales), un outil de facilitation, et non un substitut. En réalité, les mouvements kenyans n'étaient pas prêts pour une telle aventure. Ils n'ont pas été secondés par ailleurs par les mouvements des pays environnants où sévissent diverses crises, et où les organisations populaires sont faibles, voire désarticulées.</p> <p>Le choix de Dakar a donc été fait après certains débats. Les mouvements sociaux dans la partie ouest de l'Afrique, notamment dans les pays sahéliens (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) ont effectivement acquis une certaine force depuis quelques années. Ils tentent de développer des alternatives dans le contexte d'États semi-démocratiques et sous la coupe des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le FMI. La tâche, on peut l'imaginer, n'est pas facile.</p> <p>Au Sénégal comme tel, on note une certaine effervescence dans divers secteurs. Des luttes urbaines se font autour de l'accès à l'électricité et les services sanitaires, dans une ville qui est en fait un bidonville pour la grande majorité des habitants et où prolifèrent réseaux et organisations comme le Comité d'Initiative pour une Mobilisation Alternative Citoyenne. Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les mouvements populaires ont acquis une certaine force dans le domaine paysan, au niveau de l'éducation, via les réseaux de radios communautaires. Dans plusieurs pays voisins, il y a également des luttes dures pour la démocratie, en Côte d'Ivoire, au Nigeria, notamment. Le processus du Forum social existe dans ces pays où se sont tenus des Forums nationaux et régionaux. Relativement proche également, il y a le processus du Forum social maghrébin où sont actifs les organisations marocaines, principalement. Enfin, des mouvements se développent dans d'autres pays africains, principalement dans des luttes contre les politiques néolibérales, en Afrique du Sud, au Mozambique, en Zambie, par exemple.</p> <p>Partout cependant, le processus est encore embryonnaire. Les réseaux sont encore en voie de formation, handicapés par les « démocratures » qui ne cessent d'intervenir dans le monde associatif pour réprimer, contrôler, réprimer, faire disparaître des militants trop actifs, etc. On reste sur le fil du rasoir.
L'influence des ONG</p> <p>Il y a aussi beaucoup d'autres obstacles devant les mouvements sociaux africains. Les partis de gauche sont également faibles, ou encore, comme c'est le cas en Afrique du Sud, cooptés par le pouvoir (le Parti communiste sud-africain ?uvre avec l'ANC). De profondes divisions, certaines découlant des fractures régionales et communautaires au sein des divers États, éparpillent la gauche en de micro mouvements, souvent hostiles les uns aux autres. Il y a cependant des exceptions positives, comme le mouvement SADI au Mali, bien ancré sur les mouvements sociaux.</p> <p>Sur un autre registre, l'Afrique est le continent où prolifèrent les organisations non-gouvernementales, qui sont hétérogènes et ne constituent pas un « mouvement » au sens propre du terme. Les ONG sont souvent des initiatives locales, animées par une communauté, des personnalités (plus ou moins proches de l'État) et qui veulent améliorer la vie des gens, sans nécessairement exprimer une volonté de transformer les structures qui génèrent la pauvreté et l'exclusion. Encore là il y a des exceptions, comme l'organisme Alternative citoyenne à Niamey (Niger) et qui anime des réseaux associatifs politisés.</p> <p>Les ONG africaines dépendent beaucoup (presqu'exclusivement) des subsides extérieurs, ce qui les amène à des engagements prolongés ou éphémères avec les structures de dotation. Celles-ci sont étatiques (comme l'ACDI canadienne) ou multilatérales (l'ONU, la Banque mondiale) ou non-étatiques (les ONG internationales). À des degrés divers, ces engagements sont problématiques. Les dons sont rarement « neutres » et encouragent (pour ne pas dire pire) les ONG à réaliser des programmes et projets s'inscrivant dans la logique des donateurs et de leurs politiques, presque toutes néolibérales. Au niveau des ONG internationales, le paysage est plus ample, certaines ONG provenant ou étant proches des mouvements populaires, et donc susceptibles d'appuyer les initiatives locales qui ?uvrent à la transformation sociale. C'est le cas, par exemple, des ONG internationales qui appuient le FSM et son processus, tel Novib (Pays-Bas), Secours catholique (France), Action Aid (Angleterre), Alternatives (Québec) et bien d'autres.</p> <p>Au niveau du FSM, des efforts sont consacrés pour faire en sorte que le processus du Forum ne soit pas l'apanage des ONG, mêmes les mieux intentionnées. Mais c'est difficile, surtout en Afrique. Les ONG sont souvent les seules entités qui ont les moyens et les ressources pour s'investir, y compris pour participer aux rencontres du FSM.</p> <p><strong>Rendez-vous africain : 6 au 11 février 2011</strong></p> <p>Entre-temps, le FSM aura bel et bien lieu à Dakar en février prochain. C'est l'Université Cheikh Anta Diop qui sera l'hôte et on espère au moins 50 000 participants du monde entier principalement de l'Afrique. Les axes thématiques ont déjà été déterminés :</p> <p> * La crise du capitalisme * Le renforcement des luttes * La construction des alternatives * La solidarité Sud-Sud * Le rôle des diasporas</p> <p>Un appel a été lancé à tous les mouvements sociaux pour qu'ils proposent des activités s'inscrivant dans l'un ou l'autre de ces axes. (voir comment s'inscrire sur le site <a href='http://fsm2011.org/fr' class='spip_out'>http://fsm2011.org/fr</a>/)</p> <p>Le calendrier global est le suivant :</p> <p> * 6 février : Marche d'ouverture * 7 février : Journée africaine et de la diaspora * 8-9 février : Journées autogérées * 10 février : Journée des convergences : assemblées thématiques * 11 février : Journée de clôture</p> <p>En marge du Forum comme tel, il y aura plusieurs forums thématiques : Forum sur la théologie de la libération, Forum sciences et démocratie, Forum intersyndical, Forum des autorités locales, Forum parlementaire, Forum mondial des habitants (la liste n'est pas exhaustive). De plus, il y aura, comme c'est devenu l'habitude, l'Assemblée des mouvements sociaux qui vise à favoriser l'interaction et le développement de stratégies communes pour les mouvements qui le désirent (cela n'engage pas le FSM comme tel).</p> <p><strong>Questions logistiques</strong></p> <p>En réaction au fiasco financier de Nairobi, le comité organisateur du FSM de Dakar a bien prévu ses affaires. Le budget total est environ 5$ millions de dollars, et provient des souscriptions et des appuis de quelques gros ONG internationales progressistes. D'emblée, les frais d'inscription seront modestes, de 0,5$ pour les Africains à 10$ pour les participants non-africains. Et il n'y aura pas de contractuels privés (comme à Nairobi) pour gérer l'eau, la sanitation, la nourriture. Pour le logement, les participants pourront choisir entre les hôtels locaux, les auberges, l'hébergement chez l'habitant, le camping, etc.</p> <p>Pour la traduction, le réseau Babels promet de déployer 500 interprètes bénévoles, ce qui devrait faciliter les dialogues multilinguistiques au lieu de favoriser une seule langue, et également en favorisant les langues largement employées au Sénégal et en Afrique (le wolof, le swahili, par exemple).
En avant pour Dakar</p> <p>Les organisations latino-américaines, particulièrement engagées dans le FSM et leurs propres luttes, ont décidé de faire un effort supplémentaire pour participer à ce 8e FSM. Pour certaines d'entre elles, notamment au Brésil, l'engagement latino-africain est fondamental, pour changer le monde, et aussi pour changer les mouvements sociaux et la gauche, encore trop européocentriques.</p> <p>D'autre part, tous en conviennent, le FSM, avec toutes ses limites, demeure un outil important pour le renforcement des mouvements et des alternatives. Plus politique sans être nécessairement partisan, le FSM est un espace dans lequel délibèrent des mouvements qui ont une base commune contre le néolibéralisme, et qui ont intérêt à échanger sur leurs stratégies et leurs tactiques. C'est peu, mais c'est déjà beaucoup, considérant le fait que, depuis 2001 à Porto Alegre, beaucoup de chemin a été parcouru. Non seulement la pensée unique (néolibérale) a été refoulée, mais de nombreuses alternatives ont été construites. Certes pour ceux et celles qui l'oublieraient ( !), la marche devant nous est probablement plus longue que celle qui est derrière.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Alternatives organise une délégation québécoise vers Dakar. Contactez <a href='mailto:caroline@alternatives.ca' class='spip_mail'>Caroline Tagny</a> pour en savoir davantage</p></div>
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      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 00:42:19 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Évasion et évitement fiscal : légaliser l'illégal]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/alternatives/article/evasion-et-evitement-fiscal</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L112xH150/arton5701-5ecb6.jpg" alt="" align="right" width='112' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:112px;' />
		<div class='rss_texte'><p><strong>Entrevue avec Alain Deneault
</strong>
Dans le cadre des préparatifs aux Journées Alternatives, Presse-toi à gauche s'est entretenu avec l'auteur de Noir Canada et Offshoe, Alain Deneault qui fera une présentation lors de ces journées.</p> <p><strong>PTAG</strong> : Comment tu expliquerais l'évasion fiscale à une infirmière, à un employé d'usine ? A.D. : L'évasion fiscale consisite pour une personne morale ou physique, et bien nantie à trouver des stratagème pour éviter de payer son dû au fisc. Ça peut se faire sous des formes légales ou illégales . Aujourd'hui, il y a quelques 60 à 80 juridictions de complaisance dans le monde qui facilitent l'évasion fiscale ou l'évitement fiscale. Ces juridictions de complaisance ne sont pas seulement situées dans les régions exotiques comme on tends à nous le présenter comme les îles caraïbéennes ou les principautés d'opérette d'Europe comme Monaco ou les Bermudes mais aussi dans des régions dont on ne soupçonne pas l'existence et qui se trouvent au coeur même d'États de droit. Je pense notamment à la City de Londre en Grande-Bretagne ou dans l'État du Delaware aux États-Unis.</p> <p>L'évasion fiscale est donc une façon pour les multinationales, les banques et des particuliers nantis d'éviter de payer des impôts. On se trouve dans une situation telle que c'est essentiellement la classe moyenne qui finance le bien public. Le paradoxe dans tout ça pour ne pas dire le côté scandaleux de l'affaire réside dans le fait que aujourd'hui tout le monde bénéficie des institutions et biens publics. Un entrepreneur ou n'importe quel individu faisant affaires dans la finance a besoin des services publics financés par l'État : les universités, les routes, les aéroports, les hôpitaux , les institutions de justice permettent aux financiers de ce monde de s'enrichir. À partir des infrastructures sociales, ils peuvent compter sur une main d'oeuvre formée et en santé, il comptent sur un réseau routier et aéroportuaire et ainsi de suite. Mais on se rend compte que ce sonnt surtout les membres de la classe moyenne qui financent ces services. Conséquemment, on peut dire que le filet social est de moins en moins solide pour ceux qui ont besoin de compter sur la solidarité publique.</p> <p>C'est ce phénomène que j'essaie de pointer du doigt en indiquant bien toute fois que la question proprement fiscale n'est peut être pas la plus importante par rapport à ce que j'appelle les juridictions de complaisance. On dit les paradis fiscaux et on insiste beaucoup sur cette dimension du problème et s'en est une. Mais les juridictions de complaisance vont beaucoup plus loin et permettent surtout de nouvelles formes de souveraineté, une souveraineté privée qui se compare à celles des États de droit traditionnels.</p> <p><strong>PTAG :</strong> Le problème est donc beaucoup plus que certains trucs pour contourner la loi sur les impôts ? Tu y vois une menace à la souveraineté des nations et des États ? A.D. : On parle de souverainetés qui permettent à des acteurs puissants d'opérer à l'échelle internationale. Par le biais de perversions juridiques, la moitié des fonds financiers mondiaux circulent par les paradis fiscaux. Un dollard sur 2 à même le stock d'argent mondial réside ou transite par les paradis fiscaux. Cet argent est bien sûr l'argent de l'évasion ou l'évitement fiscal, c'est aussi l'argent de différentes filières criminelle, les armes, la drogue, la traite des personnes humaines, le traffic de matières dangereuses, la contrefaçon, etc. Il y a aussi d'autres types de fonds comme les Hedge Funds et fonds spéculatifs. Cette moitié des stocks d'argent mondiale ne fait pas que résider dans les paradis fiscaux. Ce n'est pas de l'argent que l'on « planterait » à l'insu du fisc des États de droit comme les pirates à l'époque dissumulaient dans des îles exotiques des butins de guerre. Il s'agit de fonds qui permettent à des acteurs d'agir sur la scène internationale. Les paradis fiscaux sont les assises de nouveles formes de pouvoir politiques parce que ce sont des juridictions à part entière qui ont leur souveraineté, leur drapeau, leurs authorités fantoches et leurs frontières donc on ne peut pas lorsqu'on est un représentant d'un État de droit, un juriste ou un enquêteur du fisc, on ne peut pas s'interposer dans les affaires de ces juridictions sans s'ingérer dans leurs affaires internes.</p> <p>Ces entités fantoches, les Bahamas, les Bermudes, le Panama, le Libéria, le Luxembourg sont tous des pays qui permettent à des acteurs de mener des opérations de corruption politique, de traffic d'influence, de traffic d'armes, d'interventions militaires avec des mercenaires, de gérer le transport maritime avec les ports francs et les pavillons de complaisance, d'ouvrir des industries dans des ports francs qui sont des juridictiosn de complaisance pour le travail là où les industries se développent sans sécurité d'emploi, ni normes du travail, ni syndicats. Il y a la Jamaïque et plusieurs régions d'Asie qui sont dans ce cas.</p> <p>Donc on se retrouve dans une situation où toute opération à grande échelle peut être menée dans une juridiction qui prive de toute ortée les États de droit. Et donc permet le développement d'une filière d'activités hors de tout contrôle. L'enjeu est là et on peut avoir froid dans le dos quand on considère que ce qu'écrit Marie-Christine Dupuis-Danon, qui est citée dans Offshore et qui a été auparavant conseillère en matière d'anti-blanchiment d'argent à l'ONU et elle écrit : le problème aujourd'hui c'est que lorsqu'un acteur veut agir à l'échelle internationale et qu'il est puissant, la question pour lui n'est pas de savoir si ce qu'il a en tête est légal ou non mais où est-ce qu'il pourra enregistrer son opération pour que celle-ci devienne légale. Les paradis fiscaus s'offrent comme des juridictions de complaisance qui légalisent ce qui est illégal ailleurs. Ils offrent ainsi des aires de légalisation de ce qui ailleurs seraient des méfaits. Cest très inquiétant car comme on se rend compte que les juridictions de droit qui ont essayé de les faire émerger dans la 2e moitié du 20e siècle, ce sont maintenant des juridictions qui n'encadrent plus que les classes moyennes et les pauvres.</p> <p><strong>PTAG</strong> : Il faut que les autres États soient complaisants pour qu'un tel système fonctionne car des pays auraient la capacité d'intervenir et de mettre fin à ça. Donc le fait qu'ils tolèrent cette situation envoit un message qui encourage à poursuivre. A. D. : La complaisance des États de droit est totale. Non seulement tolèrent-ils la situation mais ils l'organisent. Les États de droits organisent l'univers des échappatoires que constituent les juridictions de complaisance pour satisfaire une caste financière avec laquelle la représentation politique est de mèche. Quand on considère qu'entre la Barbades et le Canada, il y a un corridoir d'amnistie fiscale permanente qui permet à des sociétés canadiennes de créer des filliales là-bas, d'y enregistrer leurs profits qui ne seront pas taxés pour la peine et ensuite de rapatrier ces fonds au Canada grâce au corridoir qui a été aménagé par les autorités politiques canadiennes et celles de la Barbades, on se rends compte qu'on organise les échappatoires par lesquelles cette élite financière pourra échapper aux règles de droit canadien.</p> <p>Lorsqu'aux États-Unis, on tolère que le Delaware soit à l'intérieur des États-Unis une juridiction qui attire 50% des sociétés côtées en bourse aux États-Unis pour leur permettre d'éviter de payer des impôts à l'échelle des États. Il y au Delaware un immeuble qui héberge des milliers d'entreprises de grande envergure aux États-Unis ce qui n'a aucun sens parce que ce ne sont que des boîtes aux lettres pour permetre des jeux d'écriture comptables.</p> <p>Lorsqu'on voit comment le droit international est pensé, on se rend compte que les États de droit sont souvent représentés par un corps politique, par une classe politique qui entretient une certaine collusion avec l'industrie pour permettre à celle-ci de se soustraire aux règles de droit qui devraient en principe prévaloir pour tout le monde. Donc, l'État de droit devient un atout supplémentaire dans la main de ces acteurs financiers et industriels. On sent que par le lobyisme, par la façon dont on finance les campagne électorales, légalement ou illégalement, par la corruption politique, par le jeu de chantage qui se fait avec les investissements internationaux, les chefs d'État tentant d'attirer ces investissements chez eux, ces gens là ont un pouvoir sur la façon dont seront aménagé les juridictions de droit pour qu'ils puissent de temps à autres y agir en tirant un certain profit et s'en soustraire quand vient le temps de trouver la juridiction de droit contraignante.</p> <p>C'est pour cela qu'on trouve des société qui ont un pied dans l'État de droit et gèrent là une partie de leurs activités et ont un pied dans les paradis fiscaux pour éviter l'impôt et maintenir une certaine discrétion. Il y a donc un lien de complaisance entre la classe politique occidentale et les juridictions de complaisance. Et quand on voit s'agiter ces membres del'élite politique du G-20 par exemple à l'effet qu'on devrait contenir l'évasion et l'évitement fiscale et qu'on dervait s'en prendre aux paradis fiscaux, il est difficile de croire à la sincérité de ces déclarations car on sait très bien que si on voulait faire disparaître ces pratiques, ce serait l'affaire de quelques minutes. Le plus grands nombre de paradis fiscaux d'importance sont des dépendances américaines ou britanniques.</p> <p><strong>PTAG</strong> : dans quel sens un mouvement citoyen doit-il amorçer la lutte à l'évitement et l'évasion fiscale ? Par où commencer ? A. D. : Il y a beaucoup de choses à faire et j'ai l'impression que ce sera un mouvement qui va traverser le XXIe siècle. Premièrement en parler. Les paradis fiscaux existent pour qu'on n'en parle pas, pour qu'on oublie leur existence, pour qu'on finisse par faire comme s'ils n'existaient pas. Parce qu'on a de la difficulté à parler de ce qui se trame factuellement, c'est-à-dire que leur vocation est précisément, par le secret bancaire notamment, de rendre inaccessibles des données les concernant. C'est une fonction d'opacité juridique, financière et politique. Donc parler des paradis fiscaus et en soulever les facettes, c'est une chose très importante.</p> <p>Autre chose importante, c'est de considérer dans nos secteurs respectifs de calculer le coût de l'existence des paradis fiscaux. La question des paradis fiscaux n'est pas une question générique qu'un petit groupe de gens doivent décortiquer, ce n'est pas une question spécifique mais elle est transversale. Si on agit dans le domaine de la santé, dans le domaine de l'économie locale, de la poltique municipale, de l'enseignement, dans les milieux liés à la pauvreté, on doit s'enquérir du coût que représente l'existence des paradis fiscaux dans nos milieux respectifs et faire les calculs et inscrire ce problème dans les plate-formes de revendications. De sorte que le débat public interpelle les politiciens qui nous disent qu'on a pas d'argent, on sache qu'il existe des solutions. Par ailleurs, ces mêmes gouvernement suppléent au manque de fonds des prêts à des institutions financières qu'on se refuse de taxer et on laisse cet état de fait de l'évasion fiscale perdurer. Il faut que les acteurs sociaux, les enseignants, les infirmières, les maires revendiquent que l'État aille chercher ces capitaux qui relèvent du bien public.</p> <p><strong>PTAG</strong> : A t-on une idée du manque à gagner du Québec relié à l'évasion et l'évitement fiscal ? A. D. : Ce sont des considérations à la fois quantitatives et qualitatives qui sont difficiles à chiffrer et ce pour différentes raisons que je ne mentionnerais pour toutes. D'une part, les organismes habiletées à faire des statistiques sur ces questions-là ne recoivent pas le mandat de le faire de manière régulière. Au contraire, on est en train de développer à Halifax une ville qui est en lien avec les Bermudes. Le Canada lui-même, c'est ce que j'ai essayé de démontrer dans Noir Canada, est une juridiction de complaisance pour l'industrie extractive mondiale. Donc on va pas encourager ces organes de recherche à développer un savoir et une expertise dans ce domaine là.</p> <p>L'autre problème c'est qu'il y beaucoup de cadeau fiscaux étant donné le phénomène de dumping à l'échelle internationale. Parce que les paradis fiscaux existent et attirent des capitaux, les États de droit finissent par de moins en moins taxer le capital pour essayer de le retenir un petit peu. Donc, on a un impôt de 9,9% sur les investissements au Québec ce qui est dérisoire par rapport à l'impôt que paie les individus. C'est une logique d'attraction du capital par le bas, c'est le dollorama des investissement de capitaux. Ça représente aussi une perte qui est difficile à chiffrer. S'il n'y avait pas les paradis fiscaux, à combien pourrait monter cette taxe.</p> <p>Il y a aussi le problème de l'endettement public. Le gouvernement du Québec emprunte à des instances qu'il pourrait finalement taxer. Au terme, il y aura l'intérêt sur la dette et d'autres frais. Si vous voulez des chiffres, je peux vous mentionner les derniers chiffres de Statistiques Canada, mais je n'y crois pas. Je crois que c'est sous-évalué. Ça doit se chiffrer à plusieurs centaines de millions de $. Donc les pays du nord s'adaptent, taxent moins, payent plus d'intérêts, coupent dans les services. Ce qui serait intéressant avec la Taxe Tobin, c'est qu'on pourrait avoir accès à toutes les statistiques, tous les chiffres de chaque pays et avec la levée du secret bancaire, pour voir ce qui se passe dans ces comptes-là.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Alain Deneault participera à un événement spécial sur l'industrie minière aux Journées alternatives le 28 août 2010</p></div>
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      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 00:42:19 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Peut-on comparer la dette publique des Pays dits « en développement » et la dette publique au Nord ?]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/peut-on-comparer-la-dette-publique</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Bien qu'il y ait une énorme différence dans les montants, il y a une première similitude au niveau de l'évolution dans le temps. La dette publique des PED et la dette publique au Nord ont explosé toutes deux au cours des années 1970. Au Nord, la récession généralisée des années 1973-1975 a obligé les pouvoirs publics à s'endetter pour relancer l'activité économique : création d'emplois publics, projets portés par l'État (par exemple, TGV, Ariane ou Airbus en France), politique de grands travaux industriels ou militaires. Les États et les collectivités locales ont donc été également pris au piège par la hausse des taux d'intérêt au tournant des années 1980. Leur dette publique a crû très vite puisqu'ils ont dû contracter de nouveaux emprunts pour rembourser, comme au Sud. C'était là aussi l'effet boule de neige.</p> <p>A partir de la crise internationale qui a éclaté au Nord en 2007, la dette publique des pays les plus industrialisés, qui s'était maintenue jusque là à un niveau élevé notamment en raison des réformes fiscales favorables aux plus riches, a de nouveau explosé suite à l'effet conjugué des plans de sauvetage des banques et à la baisse des recettes fiscales due à la récession économique de 2008-2009. C'est ainsi que pour l'Union européenne, la dette publique est passée de 7 300 à 8 700 milliards d'euros entre 2007 et 2009. Un nouvel effet boule de neige risque bel et bien d'avoir lieu.</p> <p>La deuxième similitude concerne les détenteurs de ces créances et les flux financiers qu'ils imposent. La part de la dette publique au Nord détenue par les citoyens à revenus modestes est très marginale. Lors de l'émission des emprunts au Nord via des obligations du Trésor, les grandes institutions financières privées (banques, compagnies d'assurances, mutual funds, fonds de pension, hedge funds) en raflent en quelques jours la quasi-totalité. Là aussi, ce sont elles et des particuliers très aisés qui détiennent les principales créances de la dette publique au Nord. La différence majeure avec les PED réside dans le fait que leur dette extérieure impose aux PED d'obtenir des devises fortes pour les remboursements, entraînant des exportations à tout va.</p> <p>Du côté des débiteurs maintenant, l'État rembourse en prélevant les sommes nécessaires sur les recettes d'impôts. Or les revenus du travail sont taxés plus fortement que les revenus du capital. En outre, la part des impôts indirects tend à augmenter, comme la TVA, alors qu'en termes relatifs, elle est plus coûteuse pour les classes populaires et moyennes. Ainsi, l'État rembourse essentiellement les riches institutions privées avec l'argent prélevé lourdement sur les gens à revenus modestes : il s'agit là aussi d'un transfert des populations (dans ce cas, celles du Nord) vers les détenteurs de capitaux. Il existe donc une solidarité objective profonde entre les victimes de la dette publique des PED et celles de la dette publique du Nord.</p> <p>« Les marchés des titres de la dette publique (les marchés obligataires publics), mis en place par les principaux pays bénéficiaires de la mondialisation financière et puis imposés aux autres pays (sans trop de difficultés le plus souvent) sont, au dire même du Fonds monétaire international (FMI), la ??pierre angulaire'' de la mondialisation financière. Traduit en langage clair, c'est très exactement le mécanisme le plus solide mis en place par la libéralisation financière de transfert de richesses de certaines classes et couches sociales et de certains pays vers d'autres. S'attaquer aux fondements de la puissance de la finance suppose le démantèlement de ces mécanismes et donc l'annulation de la dette publique, pas seulement celle des pays les plus pauvres, mais aussi de tout pays dont les forces sociales vivantes refusent de voir le gouvernement continuer à imposer l'austérité budgétaire aux citoyens au titre du paiement des intérêts de la dette publique. »
François Chesnais, Tobin or not Tobin ? ATTAC, Mille et une nuits</p> <p>La troisième similitude réside dans le fait qu'au Nord comme au Sud, l'important endettement est le prétexte idéal pour imposer des politiques d'austérité et modifier les rapports sociaux au profit des détenteurs de capitaux. Mises en place dès les années 1980 au Nord parallèlement aux plans d'ajustement structurel au Sud, ces politiques ont trouvé un cadre général dans l'Union européenne à travers le traité de Maastricht : sa priorité a été une forte réduction du déficit public, ce qui a impliqué la poursuite d'une politique de rigueur, notamment des privatisations, une remise en cause de la Sécurité sociale et du système de retraite par répartition, une réduction des dépenses de santé et d'éducation?</p> <p>En France, symboliquement, les gouvernements nommés par Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy ont pris deux mesures phares : la réduction de l'impôt sur le revenu (qui ne bénéficie pas à la moitié des ménages qui ne sont pas imposables) et la privatisation partielle de plusieurs entreprises publiques, comme Air France, Aéroports de Paris, France Telecom, Electricité de France, Gaz de France, Crédit Lyonnais, Dassault Systèmes ou plusieurs sociétés d'autoroutes. La réforme sur les retraites déjà programmée à l'été 2010 constituerait, si elle était adoptée, un recul important pour les salariés français. Les conséquences économiques de la dette pour les populations ? ajustement structurel au Sud, austérité au Nord ? sont donc fortement semblables.</p> <p>La quatrième similitude, c'est l'intervention du FMI tant au Sud de la planète (ce qui n'est pas nouveau) qu'au Nord. Les mesures imposées à la Grèce, à l'Espagne, à la Roumanie, à la Hongrie, à la Lituanie? tous membres de l'Union européenne, ont été concoctées avec la participation directe du FMI.</p> <p>Par conséquent, dans l'origine, dans le mécanisme même, dans ses conséquences, la dette frappe au Nord et au Sud avec une vigueur impressionnante. Quel contour précis donner à la catégorie des PED ? Est-il logique d'y inclure la Chine ? la Russie ? et les pays d'Europe de l'Est qui ont fait leur entrée dans l'Union européenne ? On ne peut être cohérent en décidant d'une limite arbitraire, comme le font le FMI et la Banque mondiale, et en proposant des solutions différentes alors que les populations sont touchées par des mécanismes dont la logique sous-jacente est la même? Il est donc nécessaire de réclamer les mêmes solutions, à savoir l'annulation de la dette publique au Nord envers les grandes institutions financières privées. Une idée originale pour la mettre en place pourrait être un impôt exceptionnel sur la fortune des créanciers des pays du Nord (c'est-à-dire les zinzins constitués par les banques, les assurances, les fonds de pensions?), d'un montant égal au montant des créances qu'ils possèdent? Cet impôt servirait à rembourser anticipativement la dette de l'État à leur égard. Ainsi le problème de la dette serait-il rapidement résolu ! Pour les citoyens du Nord, l'effet serait très important car les pouvoirs publics, libérés du fardeau de la dette, retrouveraient des marges pour financer des projets sociaux, pour générer des emplois, pour verser des réparations aux peuples du Sud et pour ?uvrer de manière satisfaisante dans l'intérêt du plus grand nombre.</p> <p>Une autre proposition fondamentale est la nécessité de décréter un moratoire sur le remboursement de la dette et de réaliser un audit de la dette. Le moratoire est mis à profit pour procéder à un examen des emprunts afin d'identifier les dettes illégitimes. La participation citoyenne est la condition impérative pour garantir l'objectivité et la transparence de l'audit. Il permettra de déterminer les différentes responsabilités dans le processus d'endettement et d'exiger que les responsables rendent des comptes à la collectivité. Les dettes identifiées comme odieuses ou illégitimes doivent être annulées.</p> <p>Avec son expérience sur la question de la dette des pays du Sud, le CADTM met en garde contre une revendication insuffisante, comme une simple suspension du remboursement de la dette. Il faut un moratoire sans ajout d'intérêts de retard sur les sommes non remboursées.</p> <p>D'autres mesures complémentaires devraient être mises en ?uvre |1| :</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 1. Exproprier les banques pour les transférer au secteur public sous contrôle citoyen.</strong>
Il n'y a pas de régulation durable possible avec des institutions financières privées. Les Etats doivent retrouver leur capacité de contrôle et d'orientation de l'activité économique et financière.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 2. Instaurer une véritable justice fiscale européenne et une juste redistribution de la richesse. Interdire les paradis judiciaires et fiscaux. Taxer lourdement les transactions financières.</strong>
Avec une harmonisation européenne de la fiscalité permettant d'empêcher le dumping fiscal, il faut une réforme en profondeur de la fiscalité. Le but est une augmentation des recettes publiques, notamment via l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, et une baisse rapide du prix d'accès aux biens et services de première nécessité (aliments de base, eau, électricité, chauffage, transports publics?), notamment par une baisse forte et ciblée de la TVA sur ces biens et services vitaux.</p> <p>Depuis 1980, les impôts directs n'ont cessé de baisser sur les revenus les plus élevés et sur les grandes entreprises. Ainsi, dans l'Union européenne, de 2000 à 2008, les taux supérieurs de l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés ont baissé respectivement de 7 et 8,5 points. Ces centaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont pour l'essentiel été orientés vers la spéculation et l'accumulation de richesses de la part des plus riches.</p> <p>Il faut interdire toute transaction passant par des paradis fiscaux. Les différents G20 ont refusé, malgré leurs déclarations d'intention, de s'attaquer réellement aux paradis judiciaires et fiscaux. Il faut interdire ces gouffres noirs de la finance, de la corruption, de la délinquance de haut niveau et des trafics illicites. A la progressivité de l'impôt, il faudrait ajouter une taxation dissuasive des transactions spéculatives et des revenus des créanciers de la dette.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 3. Lutter contre la fraude fiscale massive des grandes entreprises et des plus riches.</strong>
La fraude fiscale prive de moyens considérables la collectivité et joue contre l'emploi. Des moyens publics conséquents doivent être alloués aux services des finances pour lutter efficacement contre cette fraude. Les résultats doivent être rendus publics et les coupables lourdement sanctionnés.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 4. Mettre au pas les marchés financiers, notamment par la création d'un registre des propriétaires de titres et par l'interdiction des ventes à découvert.</strong>
La spéculation à l'échelle mondiale représente plusieurs fois les richesses produites sur la planète. Les montages sophistiqués de la mécanique financière rendent celle-ci totalement incontrôlable. Les engrenages qu'elle suscite déstructurent l'économie réelle. L'opacité sur les transactions financières est la règle. Pour taxer les créanciers à la source, il faut les identifier. La dictature des marchés financiers doit cesser.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 5. Réduire radicalement le temps de travail pour créer des emplois tout en augmentant les salaires et les retraites.</strong>
Répartir autrement les richesses est la meilleure réponse à la crise. La part destinée aux salariés dans les richesses produites a nettement baissé, tandis que les créanciers et les entreprises ont accru leurs profits pour les consacrer à la spéculation. En augmentant les salaires, non seulement, on favorise le pouvoir d'achat des populations, on renforce aussi les moyens de la protection sociale et des régimes de retraite. En diminuant le temps de travail sans réduction de salaire et en créant des emplois, on améliore la qualité de vie des populations.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 6. Socialiser les nombreuses entreprises et services privatisés au cours des 30 dernières années.</strong>
Une caractéristique de ces 30 dernières années a été la privatisation de nombre d'entreprises et services publics. Des banques au secteur industriel en passant par la poste, les télécommunications, l'énergie et les transports, les gouvernements ont livré au privé des pans entiers de l'économie, perdant au passage toute capacité de régulation de l'économie. Ces biens publics, issus du travail collectif, doivent revenir dans le domaine public.</p> <p><strong>
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif" width='8' height='11' class='puce' alt="-" style='height:11px;width:8px;' /> 7. Pour une assemblée constituante des peuples pour une autre union européenne.</strong>
L'Union européenne issue des traités constitutionnels imposés aux populations est une véritable machine de guerre au service du capital et de la finance. Elle doit être totalement refondée par un processus constituant où la parole des populations est enfin prise en considération. Cette autre Europe démocratisée doit ?uvrer à l'harmonisation par le haut de la justice fiscale et sociale, permettre une élévation du niveau et de la qualité de vie de ses habitants, retirer ses troupes d'Afghanistan et quitter l'OTAN, réduire radicalement ses dépenses militaires, bannir les armes nucléaires et s'engager résolument dans le désarmement, mettre fin à sa politique de forteresse assiégée envers les candidats à l'immigration, devenir un partenaire équitable et véritablement solidaire à l'égard des peuples du Sud de la planète.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>1| Ces propositions sont reprises du texte rédigé en août 2010 par le CADTM Europe et intitulé « La dette, une manne pour les créanciers, un drame pour les peuples ! »
P.-S.</p> <p>Ce texte est une version actualisée et augmentée de la Question/Réponse n°58 du livre de Damien Millet et Eric Toussaint 60 Questions/60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, Liège-Paris, 2008, .<a href='http://www.cadtm.org/60-Questions-60-Reponses' class='spip_out'>http://www.cadtm.org/60-Questions-6...</a></p> <p>Damien Millet est porte-parole du CADTM France. Eric Toussaint est président du CADTM Belgique et membre du conseil scientifique d'ATTAC France.</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 17:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Artistes en action pour l'éducation en Palestine]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/artistes-en-action-pour-l</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><strong>Spectacle de solidarité pour le Forum mondial sur l'éducation</strong></p> <p>Spectacle de solidarité pour le Forum mondial sur l'éducation qui se tiendra en Palestine occupée en octobre 2010</p> <p>Vendredi 24 septembre 2010 à 20h30
Prix d'entrée suggéré 10$-20$
Cabaret Mile-End
5240 avenue du Parc (près de Fairmount)
Montréal, Québec</p> <p><strong>
Artistes au programme :</strong></p> <p>? <strong>Kalmunity Jazz Project</strong>. Ce groupe est la section jazz du réseau des artistes urbains Kalmunity, avec leurs nombreux instruments à vent, percussions, batterie, voix, guitares, et autres musiques. En tant que réseau culturel évoluant dans un espace qui célèbre la justice sociale et l'innovation musicale, Kalmunity a
su capter l'esprit des Montréalais-es et les conscientiser à ces réalités. Organisés en collectif d'artistes locaux, ils se sont consacrés à soutenir et promouvoir l'art comme outil de communication et de mobilisation pour la conscientisation sociale, politique et environnementale.
info:<a href='http://www.kalmunity.com/' class='spip_out'>http://www.kalmunity.com</a></p> <p>? <strong>Paul Cargnello</strong> est un auteur-compositeur très connu et apprécié à Montréal, notamment pour la grande pertinence de ses compositions. Il présentera une performance solo tirée du travail de préparation de son
nouvel album qui donne encore la mesure de ses convictions et de son activisme politique.</p> <p>? <strong>Valerie Khayat</strong> est une poète/interprète/auteure-compositeure de très beaux textes qui empruntent à sa culture en communication et philosophie. Son premier CD se nomme ?Resonance in blue? <a href='http://www.valeriekhayat.com/' class='spip_out'>http://www.valeriekhayat.com</a></p> <p>? <strong>Norman Nawrocki</strong> est un violoniste montréalais, un auteur et un acteur qui a parcouru le monde depuis 1986 en faisant la promotion de la ?résistance créatrice?. Nawrocki a enregistré et produit plus de 50 albums et compilations à la fois en solo et aussi avec des groupes comme Rhythm Activism, Bakunin's
Bum, DaZoque !, The Flaming Perogies, etc. Nawrocki produit des spectacles humoristiques anti-sexistes, anti-homophobes, pro-homosexuels à travers le Canada et donne des ateliers sur la manière d'utiliser l'art pour la justice sociale. Son dernier livre s'intitule 'Dinner for Dissidents.'
<a href='http://www.nothingness.org/music/rhythm' class='spip_out'>http://www.nothingness.org/music/rhythm</a></p> <p>? <strong>Jai Guru</strong> est un groupe qui combine les rythmes reggae aux sons folkloriques et urbains créant ainsi une toile de fond pour de riches harmonies vocales. Leurs textes parlent des enjeux pressants de l'actualité, incitant l'auditeur/spectateur à agir contre l'injustice sociale. Composé de six musiciens talentueux venus de différents groupes musicaux (Dobacaracol, Kodiak, Thomas Jensen, Papagroove, Coyote Bill), Jai Guru exprime la richesse de leurs messages à travers leurs mélodies envoûtantes créant une atmosphère ?groovy?
et intimiste. <a href='http://www.myspace.com/jaigurumusic' class='spip_out'>http://www.myspace.com/jaigurumusic</a></p> <p><strong>
Organisé par le comité québécois d'appui au Forum mondial sur l'éducation en Palestine Pour information : 514 982 6606 x. 2244</strong></p> <p>Les billets sont en vente au bureau d'Alternatives :
3720, avenue Du Parc
Montreal, QC H2X 2J1
(514) 982-6606</p> <p>Appuyé par Alternatives et la Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine (CJPP), CKUT radio.
Pour plus d'informations sur le Forum mondial sur l'éducation, visitez le site : <a href='http://www.wef-palestine.org/' class='spip_out'>http://www.wef-palestine.org/</a></p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 20:42:34 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[IKEA meuble l'occupation]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/boycott-desinvestissement-et/article/ikea-meuble-l-occupation</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><strong>Le 23 juin, Swedish Radio (la radio suédoise) a rapporté que le magasin géant d'ameublement IKEA fourni de façon discriminatoire des meubles aux colonies illégales d'Israël, mais pas aux villes palestiniennes de la Cisjordanie occupée.
</strong></p> <p>La correspondante de Swedish Radio en Israël, Cecilia Udden, a expliqué qu'elle se rendait vers la ville palestinienne de Ramallah, en Cisjordanie occupée et a demandé au personnel de IKEA Israël si ses meubles pourraient y être livrés. Elle a indiqué que derrière le comptoir du magasin se trouvait une immense carte d'Israël qui ne montrait pas les frontières de la Cisjordanie occupée, la bande de Gaza, ou les hauteurs du Golan syrien. Bien que le coût du transport d'IKEA est calculé en fonction de la distance, à la surprise d'Udden, une livraison à Ramallah n'était pas possible. Cependant, le magasin lui a fait savoir qu'il pourrait livrer les meubles aux diverses colonies israéliennes qui se trouvent dans toute la Cisjordanie occupée.</p> <p>Ove Bring, un professeur de droit international, a expliqué à Stockholm News, un magazine suédois en ligne que les politiques d'IKEA sont discriminatoires envers les Palestiniens. En outre, les politiques de transport violent le code de conduite de la compagnie, qui est publié sur son site Internet ("IWAY Standard" (PDF)).</p> <p>Dans le rapport d'Udden, IKEA a déclaré que parce qu'il compte sur les compagnies de transport locales pour ses livraisons, il est tenu par les règles locales. Cependant, Bring a contesté l'affirmation de la société et a déclaré que IKEA doit bien étudier si ces compagnies de transport ne peuvent vraiment pas livrer la marchandise à tous les clients qui la veulent. En effet, lorsque Udden a insisté sur une réponse de la compagnie de transport sur les raisons pour lesquelles ses meubles n'ont pas pu être livrés à Ramallah, elle a apprit que l'armée israélienne interdit les livraisons aux clients dans les communautés palestiniennes en Cisjordanie occupée.</p> <p>Dans son avis consultatif historique de 2004, la Cour Internationale de Justice a souligné l'illégalité de l'activité qui rend normale les colonies illégales d'Israël dans les territoires occupés de Cisjordanie. En effet, le rabbin Abraham Cooper, du Centre Wiesenthal - qui est en train de construire un Musée de la Tolérance sur le terrain d'un cimetière historique musulman à Jérusalem - a déclaré a l'hebdomadaire juif ?J? en Californie que ?l'ouverture d'un magasin IKEA en Israël ? sera une autre faille dans les tentatives au boycott d'Israël qui sont toujours dans l'air? ("Le 1° magasin IKEA en Israël ouvrira au printemps," 12 Janvier 2001).</p> <p>Avant l'ouverture du magasin IKEA en Israël en 2001, dans une ironie du sort, le détaillant avait été menacé de boycott par le Centre Wiesenthal, car le fondateur de la société, Ingvar Kamprad, avait été membre du mouvement fasciste suédois dans les années 1940. Le Centre Wiesenthal avait également soupçonné IKEA de s'être conformé au boycott d'Israël de la Ligue Arabe parce qu'il semblait éviter une participation commerciale en Israël malgré plusieurs opportunités. Dans une lettre en décembre 1994 au Centre Wiesenthal, Anders Moberg, le président d'IKEA avait déclaré que IKEA n'avait pas participé au boycott de la Ligue Arabe et que la compagnie était en train d'étudier la possibilité d'ouvrir un magasin IKEA en Israël.</p> <p>Aujourd'hui, l'empire d'IKEA possède 300 magasins dans 35 pays, y compris deux magasins en Israël ; la société a l'intention d'ouvrir un troisième magasin à Haïfa en 2012. La marque IKEA a survécu à la révélation des liens de son fondateur avec le fascisme au cours de sa jeunesse et la société a démontré sa sensibilité à un boycott possible des consommateurs.</p> <p>Autre aspect ironique, le boycott, un mouvement pour le désinvestissement et les sanctions à l'encontre d'Israël, s'est déjà développé en Suède. À la fin de juin, le Syndicat Suédois de Dockers a commencé un blocus d'une semaine de marchandises à destination et en provenance d'Israël. L'action du SDU a été prise en réponse à un appel lancé par des syndicalistes palestiniens dans le cadre du blocus de trois ans par Israël de la bande de Gaza et son attaque sur le navire humanitaire Mavi Marmara le 31 mai.</p> <p>Entre temps, la Palestine Solidarity Association de la Suède a demandé à IKEA de cesser immédiatement les livraisons vers les colonies illégales en Cisjordanie occupée. Il reste à voir si IKEA sera capable de rectifier la politique raciste de son magasin en Israël avant que de telles pratiques n'inspirent à nouveau une menace de boycott à la consommation.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Adri Nieuwhof est avocate, conseiller et défenseur des droits de l'homme, travaillant en Suisse.
Traduction de l'anglais : Ahuva Freeman</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 17:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[La France doit restituer à Haïti la rançon de l'indemnité ]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/catastrophe-a-port-au-prince/article/la-france-doit-restituer-a-haiti</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L150xH135/arton5707-f2088.jpg" alt="" align="right" width='150' height='135' class='spip_logos' style='height:135px;width:150px;' />
		<div class='rss_texte'><p>L'annonce qui a fait croire que le Quai d'Orsay allait restituer aux Haïtiens l'indemnité que la France leur avait recelée de 1825 à 1947, contre sa reconnaissance de l'indépendance d'Haïti, était bien sûr un canular, celle-ci n'ayant pas encore honoré même son engagement au fonds mis sur pied pour la reconstruction d'Haïti par les Nations unies à la suite du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Mais ce canular a eu le mérite de relancer un débat sur cette escroquerie historique dont la réparation demeure, aujourd'hui encore, une revendication légitime.</p> <p>À tout considérer, la demande de l'indemnité était totalement inappropriée dans la mesure où la révolution haïtienne était fondée sur le rejet de l'esclavage, sur la dénonciation de ses méthodes de fonctionnement et sur l'appropriation, par le nouvel État, des biens jugés iniques qu'il a générés et dont avaient bénéficié les anciens colons.</p> <p>Nous appelons l'indemnité une escroquerie pour deux raisons particulières : Premièrement parce qu'elle a été demandée sur de fausses prémisses de droit, à savoir que les anciens colons avaient perdu des biens à cause de l'abolition de l'esclavage et que redressement leur était dû ; deuxièmement, parce que l'indemnité a été imposée sous la menace de l'invasion militaire. La France ne s'était même pas payé le luxe de l'apparence : Le 17 avril 1825, une flotte de 14 navires de guerre était à la remorque, là dans la rade de Port-au-Prince, prête à intervenir. Donc, c'était par l'utilisation de la violence, et non pas suite à un traité ou aux délibérations d'un tribunal international conséquent que l'indemnité a été demandée. Jean-Pierre Boyer, le président haïtien, pouvait certainement refuser et résister à toute attaque française, mais on peut aussi comprendre pourquoi il ne voudrait pas donner à la France une excuse de plus pour attaquer Haïti, d'autant plus qu'elle n'a cessé de menacer d'intervention militaire pour reprendre son ancienne colonie.</p> <p>Étant donné le boycott général d'Haïti observé par toutes les puissances du monde, grandes et moins grandes, Boyer voyait aussi dans l'acceptation de l'indemnité un bénéfice additionnel. C'est ce qui en effet arriva, suite à l'acquiescement d'Haïti et la bénédiction de la France, d'autres pays reconnaissaient l'indépendance d'Haïti ; naturellement tous ces pays-là qui attendaient le signal français pour reconnaître Haïti étaient objectivement complices de cette escroquerie.</p> <p>Quant aux États-Unis, où l'esclavage était toujours légalement en vigueur, ayant d'abord utilisé le prétexte de l'indemnité due à la France pour ne pas reconnaître Haïti jusqu'ici, ils n'ont pas de cure par la suite à désigner carrément le « mauvais exemple » que constitue Haïti, terre indépendante d'anciens esclaves libérés, comme raison de leur refus. Leur boycott de la reconnaissance d'Haïti durera ainsi 58 ans, jusqu'en 1862, soit sous l'administration d'Abraham Lincoln, qui lutta à l'époque contre les sudistes esclavagistes et sécessionnistes.</p> <p>Certains milieux politiques, pour discréditer la légitimité de la revendication de restitution, ont avancé que l'idée de l'indemnité serait venue d'une proposition d'Alexandre Pétion aux Français pour obtenir leur reconnaissance et stabiliser l'État haïtien « ou pour sortir du ghetto international », comme l'a dit René Depestre, qui affirme, concernant la requête de Jean-Bernard Aristide à la France en 2003, que cette demande de restitution n'est pas « la manière la plus sereine, la plus intelligente, ni la plus civilisée, de donner un éclat international à la célébration des origines » [1 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb1> ]. D'autres ont fait valoir que l'indemnité n'a pas de fondement juridique, et qu'après tout, il faut oublier le passé et travailler en paix avec la nouvelle France fraternelle, en tandem avec une « communauté internationale » soudainement protectrice.</p> <p>On trouve parmi ces derniers, les éléments ex-gauchistes, renonciateurs de leurs propres idéaux de justice, comme Régis Debray et René Depestre, que je critique dans mon livre Critique de la francophonie haïtienne. Régis Debray, en mission pour Jacques Chirac en Haïti en 2003, a critiqué la demande de restitution faite par Aristide, arguant que « le droit en vigueur au moment » ne le prévoyait pas. Citons en entier le paragraphe dans lequel je cite Debray et le critique à fois : « Il est certes à nos yeux scandaleux que Haïti ait dû en quelque sorte acheter en francs or sa reconnaissance internationale après avoir conquis son indépendance au prix du sang, mais faut-il rappeler que le droit à l'autodétermination des peuples n'existait pas en 1838 ? Pas plus que la notion de crime contre l'humanité, née au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. » Ma réponse à Debray : « Ni en cela les Conventions de Genève (août 12, 1949), pourtant le premier Tribunal de Nuremberg (1945?46) condamnait et exécutait des officiers allemands pour crimes de guerre. Pourquoi surtout suggérer la caducité des revendications parce que l'idée d'une indemnisation serait venue de Pétion et Boyer pour compenser ??des colons français massacrés (15 000) ou en fuite (15 000) '' ? À supposer que tel était le cas, cela ne témoigne-t-il pas du fait des grandes pressions militaires, politiques et économiques que la France continuait à exercer sur le jeune État nègre ? Et quand bien même les Français ??dépossédés'' et assassinés auraient droit à réparation, pourquoi s'arrêter là ? Et le génocide en série (après celui complété des ??peaux rouges'') causé par la Traite de Noirs ? Les brimades sur les plantations ? » [2 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb2> ]</p> <p>Nous laisserons aux historiens la tâche d'éclaircir les détails de la problématique bilatérale de la question de l'indemnité, mais une chose est déjà claire pour nous, vue dans le contexte historique de la naissance du pays : Jamais la jeune république noire aurait volontiers initié une démarche qui, de toute évidence, ne pouvait que ruiner son projet de développement national. Il est donc absurde, selon l'insinuation de Depestre, d'imaginer que Pétion ou Boyer eussent de plein gré offert et accepté de donner plusieurs générations de leurs recettes et budgets nationaux à une puissance étrangère qui les menace d'invasion, cela confirme une certaine désinvolture de la part de Depestre qui l'amène à cautionner la plupart des ingérences impérialistes en Haïti ces derniers temps.</p> <p>En fait, tout au cours du règne de Napoléon, puis sous la Restauration royaliste (1814-1830), la France continue de faire des tractations, des magouilles, des démarches insidieuses auprès des autres puissances pour chercher à reverser la nouvelle réalité politique en Haïti, souvent en manipulant la lutte de pouvoir entre les multiples protagonistes haïtiens, et souvent par des menaces militaires directes ou camouflées. Étant donné le prestige de la France comme grande puissance impérialiste, l'inacceptabilité du précédent haïtien comme générateur de droits, et surtout les pressions des anciens colons royalistes, qui ont eu le vent en poupe sous le nouveau régime de la Restauration et qui réclament, sinon le rétablissement pur et simple de l'esclavage, du moins la compensation forfaitaire de leurs biens fabuleux, tout cela dans un environnement international hostile, il n'est pas difficile de comprendre le stress et le grand dilemme où se trouvait Haïti. Il y a en cela un lien direct entre la demande d'Aristide, qui embarrassait Jacques Chirac et Dominique de Villepin, et l'intervention politique et militaire française qui aboutit au renversement d'Aristide en février 2004.</p> <p>Ce n'est pas sans raison que l'une des premières décisions prises par le régime de facto fantoche de Gérard Latortue après le coup d'État franco-étatsunien de février 2004, était « d'abandonner la réclamation de la dette de la restitution à la France », une réclamation qu'il qualifie d' « illégale ». Il faut lire à ce sujet une intéressante lettre ouverte de Francis Saint-Hubert, un économiste haïtien, adressée à Latortue en avril 2004 où il s'élève contre le rejet par Latortue du bien-fondé de la demande de restitution, observant que la véhémence de la réaction du gouvernement français peut être due « [p]lus probablement [...], à ce qu'il perçoit, sans vouloir l'avouer publiquement, comme une revendication sérieuse, non seulement embarrassante mais potentiellement très coûteuse, supportée par d'irréfutables faits historiques et, de l'avis de beaucoup, des bases juridiques solides ». Critiquant l'argument de l'absence de fondement juridique, Saint-Hubert ajoute : « Aucun pays au monde, sauf Haïti (ni les États-Unis, ni le Mexique, ni la Colombie, ni même, plus près de nous, l'Algérie ou le Vietnam), n'a été contraint de payer la reconnaissance de son indépendance et d'éviter par une dette paralysante le retour forcé de ses citoyens à l'horreur de l'esclavage ». [3 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb3> ]</p> <p>L'énorme montant, de nature forfaitaire, de la somme exigée dit déjà long sur son importance en 1825 : 150 millions de francs or, renégociée treize ans plus tard, en 1838, à 90 millions. Le nom officiel de l'accord sur la réduction, « Traité de l'amitié », s'avérait un grand précurseur des euphémismes absurdes du Parti républicain aux États-Unis au cours des élections partielles de 1994, qui présentait son programme d'austérité anti-peuple et de la loi et l'ordre comme un positif « Contrat avec l'Amérique », soi-disant favorable au pays, particulièrement à ceux-là qu'on allait dépouiller des protections régulatrices contre les banques prédatrices et des derniers recours à l'assistance sociale. On a estimé que les premiers versements de l'indemnité pour lesquels Haïti a contracté des crédits prohibitifs à la banque centrale de France, ont irrémédiablement affecté le projet de développement d'Haïti, plaçant le pays dans un cercle vicieux d'endettement, d'appauvrissement, d'autoritarisme et de dépendance croissante envers les puissances impérialistes, notamment la France, puis les États-Unis. Les effets cumulatifs nuisibles du cercle vicieux ont décuplé à chaque crise politique, à chaque intervention étrangère impérialiste, à chaque fois qu'on a laissé libre cours aux requins du Bord-de-mer, aux petits boss des usines d'assemblage et aux suceurs de sang de la finance internationale (dont le FMI et la BID) pour déplumer le pays.</p> <p>À la question du montant exact de la restitution que la France doit à Haïti, Saint-Hubert croit qu' « Il s'agit en fait, et en surcroît des dommages inestimables causés par l'esclavage lui-même, d'une injustice tout à fait chiffrable en valeur monétaire de son temps, qu'on peut ramener par des méthodes de calculs reconnus en sciences économiques, à une valeur réelle, d'aujourd'hui » [4 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb4> ]. Le chiffre de 17 à 23 milliards de dollars, au taux actuel, généralement avancé est bien crédible, mais je ne doute pas que le montant de compensation réel soit beaucoup plus élevé. Il y a certainement aussi des dommages qui ne sont pas chiffrables ou observables à vue d'oeil mais qui ont néanmoins laissé des empreintes indélébiles dans l'existence des victimes et de leurs descendants.</p> <p><strong>La fiabilité de la demande de restitution</strong></p> <p>En fait la somme initiale exigée par le roi Charles X ? 150 millions francs or ? était cinquante pour cent fois plus élevée que celle déjà exorbitante soumise par les ex-colons pour compenser leurs « pertes ». Il est vrai que cette poule aux oeufs d'or qu'a été la colonie saint-dominguoise de la France pourvoyait à une part importante de son économie, faisant vivre un Français sur sept. La coterie française profitait en effet énormément de l'empire colonial, particulièrement de la colonie de Saint-Domingue dont les exportations dépassaient celles combinées des treize colonies anglaises en Amérique du nord. La production et le commerce des esclaves à Saint-Domingue constituaient le tiers de l'ensemble du commerce des esclaves dans le monde.</p> <p>Dans des termes qui annoncent les pratiques déprédatrices du Fonds monétaire international (FMI), des 166 millions de francs or qu'Haïti aura empruntés pour satisfaire les obligations de l'indemnité « plus de la moitié, dit Anthony D. Phillips, était retournée aux mêmes banques sous les rubriques de commissions, honoraires et services d'intérêt » [5 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb5> ].</p> <p>Comme l'a bien dit Phillips, Haïti était acculée à un « choix hobbesien » : ou acquiescer aux demandes françaises ou résister et risquer la continuation de la guerre, jamais résolue, avec la France. Ce dilemme était d'autant plus ardu et tortueux, qu'Haïti était située dans une région contrôlée par des empires rivaux ? France, Espagne, Angleterre, Hollande, Portugal, Allemagne et les États-Unis émergeants ?, qui se combattent et cherchent à prendre avantage les uns sur les autres mais qui, tous, répugnent Haïti, le nouvel état nègre, et veulent se prémunir contre le « mauvais exemple » que représente sa radicalité révolutionnaire.</p> <p>Les conditions draconiennes et pernicieusement gourmandes de l'indemnité auraient été impossibles à satisfaire pour n'importe quel autre pays, mais pour Haïti qui se relevait à peine des désastres de la guerre civile et de la guerre d'indépendance, c'était le comble : « La pauvreté de l'Haïti moderne, dit Anthony Phillips, est inextricablement liée à la dette de l'indemnité. Après l'échec de l'imposition directe, les revenus qui payaient la dette provenaient des mêmes commodités qui avaient fait d'Haïti une colonie lucrative. L'économie haïtienne restait enchaînée dans l'exportation des denrées tropicales, bois, sucre et spécialement café (...). Les conséquences d'un tel drainage, même non surprenantes, étaient dévastatrices pour le trésor public. L'éducation, la santé et l'infrastructure restaient pratiquement non financées tout au cours du XIXe siècle » [6 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb6> ].</p> <p>Cette tournure des choses ne pouvait qu'être nuisible à la jeune république noire. L'économie haïtienne restait ainsi dépendante des mêmes mécanismes de contrôle que durant l'économie esclavagiste du régime colonial. Les impératifs de production pour l'exportation prennent précédence par rapport aux propres besoins du pays. Comme on pouvait bien le prédire, la dureté économique engendre l'instabilité politique, d'autant plus s'il y a des puissances ennemies qui tirent malicieusement les ficelles... <strong></p> <p>Prémisses de droit</strong></p> <p>J'ai parlé plus haut de « prémisses de droits » dans le sens qu'accepter que la révolution anti-esclavagiste haïtienne ait porté préjudice aux « biens » des ex-colons en termes de droit, c'est reconnaître que l'esclavage est une activité économique légitime. Or, comme on le sait, en 1825 l'esclavage était déjà reconnu et dénoncé comme un crime en Europe et dans certains milieux politiques en Afrique et dans les Amériques. Anthony Phillips a relevé que même dans l'absence d'une loi ou d'un traité spécifique, certains actes sont considérés sur une base jus cogens, c'est-à-dire « ??acceptés et reconnus par la communauté internationale'' comme criminels (...). Aujourd'hui, la liste des crimes relevant du jus cogens inclut le génocide, la piraterie, l'esclavage et la traite des esclaves, le meurtre en tant que pratique de l'État, la torture, la détention arbitraire prolongée et la discrimination raciale systématique ».</p> <p>Un autre point important soulevé par Phillips, c'est l'illégalité de l'esclavage au moment de la demande de l'indemnité : « Le Premier Traité de Paris [30 mai 1814] inclut un engagement pris par la France vaincue et les Alliés vainqueurs (la Grande Bretagne, l'Autriche, la Prusse, la Russie et la Suède) de travailler pour l'abolition de la traite des esclaves. Le Deuxième Traité de Paris de 1815 et le Congrès de Vienne en font suite. Tous les deux traités condamnent la traite des esclaves comme inhumaine et en contradiction avec les pratiques des nations civilisées. Les signataires s'engagent à éradiquer la traite et la pratique de l'esclavage ». [7 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb7> ]</p> <p>Cela dit, bien qu'il n'y ait aucun précédent légal, comme Phillips nous le rappelle, déjà « établi pour gagner un jugement de restitution historique », la demande de restitution est fondée sur des principes de droits solides, sans compter naturellement les principes de droits moraux qui appellent pour la réparation des torts causés aux autres. Donc, le fait que l'esclavage était reconnu et condamné comme crime dans des traités internationaux signés par la France avant 1825 ? date de l'application initiale de l'indemnité ?, ça annule le bien-fondé de la demande de compensation pour des biens obtenus par une pratique jugée criminelle.</p> <p>En réalité, le vrai sujet à droits ou ayant droits, c'est l'ancien esclave victime de l'esclavage et ses descendants. Il y a des biens réels qui ont été accumulés grâce à l'exploitation de ces hommes et femmes transplantés comme bêtes de somme sur une terre étrangère qui leur sert de prison. Biens réels contre dénuement total, ça donne exploitation malhonnête, commerce immoral des humains, donc actions préjudiciables à d'autres humains qui ont droit à réparation, à la réhabilitation de la justice.</p> <p>Aux États-Unis, il y a un très fort mouvement de revendication qui demande réparation tangible aux descendants des victimes de l'esclavage. Je soutiens cent pour cent une telle revendication. Pour la simple raison que des biens réels ont été amassés grâce à cette injustice, et que des torts réels ont été causés contre des gens réels. Nous ne parlons pas ici d'une abstraction théorique, mais bien d'une réalité historique empirique qui continue à affecter d'une manière néfaste les descendants des victimes. On comprend bien, pour qu'il y ait une véritable réconciliation dans une société ? ou dans les relations de nation à nation ? où des actes de victimisation ont été causés sur un groupe par un autre, il faut qu'on rectifie les torts causés d'autant plus s'ils continuent à handicaper les descendants des victimes.</p> <p><strong>
La configuration de la restitution</strong></p> <p>Dans mon effort d'appréhender la problématique de l'indemnité et la question de restitution, j'ai consulté plusieurs sources, l'une d'entre elles est Franck Laraque qui, depuis son ouvrage Défi à la pauvreté, publié en 1987, s'est penché sur la crise économique haïtienne et cherche à y trouver une solution « endogène ». Voici ce qu'il pense de la question de restitution après avoir lu le brouillon du présent texte : « [Je suis ] cent pour cent d'accord avec tes arguments irréfutables et complets montrant le bien-fondé du remboursement d'une ??dette odieuse'' qui a entraîné l'empire de la faim et la perte de la souveraineté nationale. Néanmoins, ce remboursement soulève d'autres points importants : la responsabilité des gouvernements haïtiens avant la dette et après son remboursement dans le sous-développement du pays ; demande de remboursement par négociations bilatérales avec le gouvernement français ou recours aux tribunaux ; versement d'argent comptant à tempérament ou de la somme globale, ou investissement dans l'infrastructure (ponts, routes, ports, aéroports, énergie etc...) ; remboursement à un régime corrompu, dictatorial, déprédateur ou aux organisations paysannes, populaires, progressistes haïtiennes sur le terrain déjà engagées dans la construction du pays ; ou toute autre solution appropriée. »</p> <p>En effet, les questions soulevées par Franck Laraque quant à la configuration du remboursement, sitôt assurés le consentement par la France de la juste valeur de la réclamation et sa disposition à s'en acquitter, s'avèreront très importantes, car cette configuration pourrait prendre des formes non nécessairement profitables au pays. Sitôt réglée la question de la représentation de l'instance habilitée à recevoir le remboursement (je pense personellement qu'il doit être une question de gouvernement à gouvernement), on peut imaginer plusieurs options.</p> <p>Je suis, pour ma part, favorable à une option qui mette l'emphase sur l'infrastructure, étant donné l'impact néfaste que le paiement de l'indemnité a eu sur le développement de l'infrastructure, partant sur le développement d'Haïti. Naturellement, dans le cas d'Haïti, on ne peut pas parler de l'infrastructure sans adresser le problème de la dégradation de l'environnement écologique. Le remboursement par la France peut prendre donc la forme de financement (et de partage d'expertise) dans la construction de ponts, routes, ports, aéroports, écoles, et dans la préservation/conservation de l'environnement, dans la reforestation, dans la protection des rivières, des plages, etc. On peut aussi, à la limite, accepter le remboursement en raison de la formule 50/50 échelonnée sur plusieurs années : 50% en liquidités et 50% en financement des projets infrastructurels.</p> <p><strong>La dette étatsunienne</strong></p> <p>À la suite de l'occupation étatsunienne d'Haïti en 1915, le service de la dette de l'indemnité était transféré à la National City Bank of New York, une banque américaine (rebaptisée aujourd'hui Citi Bank). Bien entendu cette banque pillait jusqu'aux os le Trésor haïtien, protégée par la baïonnette des marines. En fait, le contrôle du Trésor haïtien par les Étatsuniens précédait de cinq ans l'occupation militaire d'Haïti quand la Banque Nationale d'Haïti fut remplacée par la Banque Nationale de la République d'Haïti, une banque contrôlée par la National City Bank. Craignant la menace que faisait peser l'instabilité politique sur la bonne marche de son capital, la National City Bank faisait tout pour contrôler totalement la douane et la finance haïtiennes, y compris un raid armé en décembre 1914 par les marines étatsuniens sur la Banque Nationale de la République d'Haïti, emportant plus d'un demi-million de dollars US qui furent déposés directement à la National City Bank de New York. La subséquente occupation de juillet 1915, décidée par l'administration de Woodrow Wilson, était déterminée pour une grande part par ces intérêts économiques.</p> <p>Ce sera une autre histoire et tout un autre ordre de réclamation que celle touchant à la dette des États-Unis envers Haïti, non seulement la dette morale pour avoir participé militairement et aidé à leur indépendance et pour leur avoir favorisé, par l'achat de la Louisiane, de l'acquisition de plus du double de leur superficie de l'époque, mais aussi la dette en valeur monétaire de leur pillage d'Haïti de 1910 à 1947, date du dernier versement de l'indemnité. Il y a aussi la dette de la destruction de l'agriculture haïtienne par l'acquisition manipulatoire des terres arables et leur affectation à l'exploitation exclusive du sisal et de la canne à sucre, le remplacement des cochons noirs et marrons par les cochons blancs, le riz local par le riz étatsunien fédéralement subventionné, donc rivalisant à peu de frais avec la production locale. Il y a surtout la dette quant à la réparation qui est due à Haïti pour les massacres des résistants et des civils haïtiens durant l'occupation qui dure de 1915 à 1934, mais qui continue voilée dans la complicité avec les dictateurs cruels, servants de l'oligarchie, la permissivité envers la bourgeoisie parasite et déprédatrice qui écorche le pays à vif. Il est vrai que beaucoup de courageux Étatsuniens ont reconnu ces dettes et sont solidaires de l'aspiration d'Haïti pour la justice et l'autodétermination nationale, mais il faut que le gouvernement étatsunien lui-même les reconnaisse, non seulement sous les traits de regrets de crocodile d'un ancien président, mais par des actions de solidarité pratiques de la part de la présente ? ou de toute prochaine ? administration étatsunienne.</p> <p><strong>
Le recours et l'application de la justice sont possibles</strong></p> <p>Contrairement aux propos désobligeants des hommes comme Gérard Latortue qui qualifient la demande de restitution d'Aristide d' « illégale » ? ou d'« inappropriée » dans le cas de Depestre », cette revendication est juridiquement fondée dans la doctrine du droit européen appelée « l'enrichissement injuste » en vigueur depuis le début du XVIIIe siècle.</p> <p>L'article d'Anthony D. Phillips ? « Haiti's Independence Debt and Prospects for Restitution » ? est divisé en deux parties, la première est une narration historique de l'indemnité, particulièrement son rapport génésiaque avec à la fois la crise endémique, l'endettement et la dépendance qu'il nourrit, l'état de pauvreté continuel, la reproduction de l'autoritarisme et de l'autodestruction. Il ne l'a pas dit en ces termes précisément, mais on voit bien, à le lire, que tout revient à cette méchanceté originelle. La deuxième partie touche à la réclamation de restitution selon un empirisme légal fondé sur les torts réels causés et les recours possibles pour appliquer la restitution et obtenir satisfaction.</p> <p>Parmi les procédés possibles, il y a bien sûr la reprise de la demande de restitution par un nouveau gouvernement haïtien, secondée (ou incitée) par une pression publique insoutenable (comme par exemple le canular lui-même, la pétition des intellectuels à Sarkozy, la clameur publique, etc.). Il y a aussi l'option qu'ont toujours les individus, citoyens civils haïtiens, d'appeler en justice l'État français (pour les torts causés à leurs ancêtres et dont ils continuent à souffrir les conséquences), selon la doctrine de l'enrichissement injuste. Si on peut prouver qu'il y avait « transfert de richesse » obtenu par l'extorsion ou la violence physique, et qui, de plus, a causé des torts et aggravations chez des plaignants, cette doctrine légale appelle à restitution ou « redressement ». Des descendants d'esclaves noirs étatsuniens et descendants des victimes de l'holocauste se sont servis de cette doctrine légale pour appeler en justice des compagnies profiteuses de l'esclavage, ou, dans le cas des Juifs, les États allemand et suisse, pour exactions contre leurs congénères durant la Deuxième guerre mondiale. Anthony Phillips l'a bien rappelé : « Le transfert des richesses de Haïti à la France et de Haïti aux différentes banques qui finançaient la dette de l'Indépendance est bien établi. Des réclamations détaillées, soumises par des anciens possédants d'esclaves pour compensation, y compris la valeur monétaire de la ??perte'' des esclaves, et formant le fondement pour la demande du gouvernement français, sont documentées. De même, les termes de l'ordonnance de 1825 et les comptes-rendus des négociations ont survécu. Le gouvernement français a reconnu avoir reçu le paiement de 90 000 000 de francs or. L'histoire du premier paiement ? 24 000 000 de francs or ?, transporté à travers Paris, sortant des coffres de Ternaux Grandolphe et Compagnie pour être déposé aux coffres du Trésor français, est enregistrée ». [8 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nb8> ]</p> <p>Bref, il existe d'amples documentations historiques qui témoignent, détails à l'appui, de l'application systématique de l'escroquerie française à l'encontre d'Haïti, handicapant ainsi structurellement, puisque faite sur un plan continu, répété et s'allongeant sur plusieurs générations, le projet de développement économique d'Haïti. La France doit restituer cet argent. C'est une question de décence et de justice. Le canular sur la restitution a invoqué les terribles dommages causés par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti comme justification morale de la décision prise par la France pour rembourser la rançon de l'indemnité. C'est en effet une très noble justification, étant donné l'état mille fois déplorable où se trouve le pays suite à ce désastre. La France est un pays très riche dont une bonne part de la richesse est tirée de l'exploitation de ses anciennes colonies, y compris Saint Domingue. Rembourser à Haïti cet argent, c'est faire oeuvre à la fois de magnanimité et de justice ? quelque tardive qu'elle soit.</p> <p>Boston août 2010</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Tontongi Rédacteur-en-chef de la revue Tanbou</p> <p>???????..</p> <p>NOTES</p> <p>[1 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh1> ] Cf. René Depestre, Encore une mer à traverser, Éditions Table Ronde, 2005</p> <p>[2 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh2> ] Cf. Tontongi, Critique de la francophonie haïtienne, éd. l'Harmattan, Paris, 2008. Lire en particulier les chapitres « Quand "l'instruction musclée" mène au panégyrique autocolonialiste » et « Régis Debray ou le détour déboussolé ». « Depestre présente l'accord sur l'indemnité non pas comme une imposition impérialiste mais comme une man?uvre stratégique de la part des dirigeants haïtiens "de négocier, après coup, une indépendance déjà conquise héroïquement sur les champs de bataille. (?) D'où, pour sortir du ghetto international, en 1825, la décision d'indemniser, à la hauteur de 150 millions de francs or, les colons qui avaient perdu tous leurs biens dans une tourmente qui avait duré douze ans, de 1791 à 1804". On sentait des larmes couler de ses yeux pour cette grande injustice faite aux colons français ! » [R. Depestre, Encore une mer à traverser].</p> <p>[3 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh3> ] « Francis Saint-Hubert conteste la prétention de Gérard Latortue d'abandonner la demande haïtienne de restitution de l'indemnité de l'indépendance extorquée par la France ». « [En tant qu'économiste, Monsieur le Premier Ministre, vous savez certainement que la valeur actuelle d'un investissement dépend de deux facteurs : le taux d'intérêt et le temps considérés. À lui seul et à 5% d'intérêt, l'investissement du premier versement de 5 millions de dollars, payé à la France en décembre 1825, rapporterait à Haïti en 2004 (soit 179 ans plus tard) plus de 30 milliards de dollars US ! Cette valeur est donc moins "onirique" que pense M Debray.] » <a href='http://haitiechanges.free.fr/diplof' class='spip_out'>http://haitiechanges.free.fr/diplof</a>... <http://haitiechanges.free.fr/diplofrance.htm></p> <p>[4 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh4> ] Ibid...</p> <p>[5 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh5> ] Pour une analyse plus détaillée de la question de la dette d'Indépendance d'Haïti et la demande de restitution, il faut lire l'excellent article d'Anthony D. Phillips « Haiti's Independence Debt and Prospects for Restitution ». On peut le trouver sur le site de l'organisation Institute For Justice and Democracy in Haiti : <a href='http://ijdh.org/wordpress/wpcontent' class='spip_out'>http://ijdh.org/wordpress/wpcontent</a>... <http://ijdh.org/wordpress/wpcontent/uploads/2009/11/Haiti_RestitutionClaimArticlePhilipps05-09.pdf></p> <p>[6 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh6> ] Ibid... Notre traduction de l'anglais.</p> <p>[7 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh7> ] Ibid... Notre traduction de l'anglais.</p> <p>[8 <http://www.alterpresse.org/spip.php?article9913#nh8> ] Ibid... Notre traduction de l'anglais.</p> <p>? ?</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 13:13:24 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Nomadic Massive aux JA2010 !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/videos/article/nomadic-massive-aux-ja2010</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Rejoignez-nous pour le spectacle en plein air de Nomadic Massive le samedi 28 août dans le cadre des Journées Alternatives !</p> <p><a href='http://www.alternatives.ca/fra/organisation/programme-national/journees-alternatives-2010/article/inscription-aux-journees' class='spip_out'>Inscrivez-vous maintenant !</a></p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 00:42:16 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Deltell prêt à « bulldozer » les verts]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique/article/deltell-pret-a-bulldozer-les-verts</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L150xH100/arton5699-b93ae.jpg" alt="" align="right" width='150' height='100' class='spip_logos' style='height:100px;width:150px;' />
		<div class='rss_texte'><p>Le 21 août 2010 le Journal de Québec mettait à la une ce gros titre accompagné de la photo de Gérard Deltell. À la page 21 la journaliste Geneviève Lajoie exposait le point de vue du député ADQ de Chauveau sous le titre : "Oui à l'exploration de l'uranium et du pétrole'". Mme Lajoie écrit : "Selon lui, un parallèle doit être fait avec les grands travaux de la Baie-James, une fierté pour les Québécois qui a été possible grâce au courage du gouvernement du Québec, il y a 40 ans>".</p> <p>Je tiens à rappeler que c'est Robert Bourassa qui en 1971 avait décidé de ne pas développer massivement l'énergie nucléaire, ce que René Levesque appuyait à l'époque, et de plutôt développer les grandes ressources hydro-électriques du nord du Québec. Est-ce que M. Deltell veut maintenant développer massivement l'exploitation de l'uranium et des réacteurs nucléaires ? Je signale à M. Deltell que l'Ontario a décidé cette année de ne pas reconstruire les quatre réacteurs nucléaires à la centrale Pickering B près de Toronto. De plus l'Ontario investit 8 milliards de dollars dans les énergies renouvelables.</p> <p>Pour ce qui est des gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent, est-ce que M. Deltell a en main des études sur les impacts environnementaux de la fracturation à grande échelle du sous-sol québécois ? Est-ce que les fuites inévitables de gaz naturel émis par les schistes fracturés ne viendront pas accélérer le changement climatique ? Est-ce que M. Deltell a en main une étude économique indépendante de l'industrie gazière ? Le Québec se chauffe principalement à l'électricité, que nous avons en surplus en ce moment. Il n'est pas évident que le gaz de schiste québécois pourra déplacer notre électricité hydro-électrique, ou se vendre aux États-Unis qui possèdent de grandes réserves de gaz de schiste.</p> <p>Des groupes écologistes demandent un moratoire sur l'exploration de l'uranium, des gaz de schiste et du pétrole dans le golf du Saint-Laurent afin de préserver le bel environnement naturel que nous possédons maintenant et qui est menacé par des aventuriers qui veulent <<bulldozer les verts>>.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p><a href='mailto:Michel.Duguay@gel.ulaval.ca' class='spip_mail'>Michel Duguay</a> est professeur à l'Université Laval, Québec</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 31 Aug 2010 00:42:16 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Forum mondial sur l'Éducation en Palestine]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/videos/article/forum-mondial-sur-l-education-en-5706</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Forum Mondial Education Palestine, état de son processus et relations avec le FSM de Dakar.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 20:13:20 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Les Journées alternatives 2010 : un succès populaire et politique]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/michel-lambert/article/les-journees-alternatives-2010-un</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>C'est en rappelant le contexte difficile des derniers mois que le Président de l'organisation, M. Ronald Cameron, a ouvert le programme des 16e Journées alternatives ce 27 août 2010 : « <i>Malgré les difficultés, malgré les coupures, nous avons choisis d'aller de l'avant avec un programme qui devra nous permettre, vous permettre, d'exprimer vos solidarités par l'action !</i> ».</p> <p>Plus de 250 personnes s'étaient mobilisé pour cette seizième édition qui était de retour cette année dans la région de Lanaudière après un passage en 2009 au sein du 2e forum social québécois. Le programme était concentré autour de trois « parcours » : la justice climatique, la dignité des peuples et les droits au Canada. Une cinquantaine de personnes ressources, dont une dizaine provenant de l'extérieur du Québec, ont contribué aux divers débats animés qui permirent à beaucoup de comprendre et surtout d'exprimer leurs visions des enjeux soulevés.</p> <p>Sous le thème « La solidarité en action », l'ensemble des activités au programme visaient à permettre de lancer des idées et des projets novateurs qui pourront mobiliser divers acteurs dont notamment les citoyens engagés qui cherchent encore trop souvent comment faire bouger les choses.</p> <p>Forum international sur la souveraineté alimentaire ou sur les minorités, campagne citoyenne sur l'énergie, Tribunal populaire sur le climat ou encore sur les droits, conférence écosocialiste internationale à Montréal, etc... ; les idées citées tout au long des activités furent nombreuses car les Journées alternatives se veulent aussi un espace, un laboratoire et un incubateur de projets novateurs.</p> <p>Beaucoup de pain sur la planche dans les prochains mois pour Alternatives pour concrétiser ces nouvelles initiatives. Nous remercions encore une fois toutes les personnes qui ont participé au succès de ces 16e journées alternatives.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 19:42:15 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Inondations et dette, la double peine pour le Pakistan]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/inondations-et-dette-la-double</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L120xH150/arton5704-68862.jpg" alt="" align="right" width='120' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:120px;' />
		<div class='rss_texte'><p>A cause de pluies torrentielles qu'il connaît depuis plusieurs jours, le Pakistan fait face à l'une des pires situations humaines et matérielles qu'il ait connues depuis plus de 80 ans. Les dégâts sont impressionnants. Environ 22 millions de personnes sont touchées par de graves inondations. De nombreuses infrastructures n'ont pas supporté la violence des pluies.
Beaucoup de routes sont impraticables, de même que des ports. Des millions de personnes ont été obligées de quitter précipitamment leurs logements, et l'ONU avance le chiffre de 5 millions de sans-abri. Des camps de fortune sont mis en place et environ 1 million de personnes y vivent déjà, dans des conditions sanitaires déplorables. Le sud du pays, et notamment la province de Snidh, est extrêmement fragilisé par cette catastrophe. Les pertes économiques se comptent en milliards et le secteur agricole est particulièrement touché puisque de nombreuses terres arables ont été dévastées.</p> <p>Le Pakistan a besoin d'aide. Le 20 août 2010, les pays membres de l'ONU se sont engagés à lui apporter 200 millions de dollars, mais il ne s'agit là que de promesses et les expériences précédentes en la matière montrent qu'une faible part de cette somme arrivera dans le pays. La Banque asiatique de développement, qui a déjà connu le tsunami de décembre 2004, s'est auto-désignée leader de l'effort de reconstruction au Pakistan et a déjà annoncé un prêt de 2 milliards de dollars. La Banque mondiale a ajouté un prêt de 900 millions de dollars. Touché par une catastrophe naturelle, le Pakistan va donc voir sa dette s'accroître de manière significative.</p> <p>Si l'aide d'urgence est indispensable, il est important de revenir sur les enjeux réels de la situation pakistanaise. En août 2008, le pays était au bord du défaut de paiement. Contraint d'accepter l'aide du Fonds monétaire international (FMI), il a reçu au total un prêt de 11,3 milliards de dollars, mais les conditionnalités attachées au prêt sont particulièrement brutales : mise en vente d'un million d'hectares de terres arables, fin des subsides du gouvernement sur le carburant, augmentation du prix de l'électricité, coupe drastique dans les dépenses sociales? Seul le budget militaire n'est pas visé par la rigueur. En bout de course, ce prêt a détérioré les conditions de vie de la population tout en fragilisant grandement la souveraineté du pays.</p> <p>Aujourd'hui, le Pakistan a une dette extérieure de 54 milliards de dollars et consacre chaque année 3 milliards à son remboursement. Cette dette, qui a notamment explosé depuis les années 2000, est en grande partie d'origine odieuse. En effet, l'ancien régime du Général Pérez Musharraf était un allié stratégique des Etats-Unis dans la région, surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001. Les principaux bailleurs de fonds n'ont jamais hésité à prêter à la dictature pakistanaise de Musharraf les fonds nécessaires pour mener sa politique. A l'automne 2001, les Etats-Unis ont demandé le soutien du Pakistan dans leur guerre contre l'Afghanistan. Musharraf avait alors accepté que son pays serve de base arrière aux troupes militaires des Etats-Unis et de leurs alliés. Le régime de Musharraf a ensuite continué d'endetter le Pakistan, avec le soutien actif de la Banque mondiale et des grandes puissances. Les prêts accordés n'ont aucune légitimité, ils ont servi à renforcer la tyrannie de Musharraf et n'ont amélioré en rien les conditions de vie des citoyens pakistanais. La dette contractée par ce régime despotique est odieuse. Les créanciers qui ont prêté à Musharraf l'ont fait en connaissance de cause et, dans ces conditions, il est inadmissible que le peuple pakistanais soit contraint de rembourser aujourd'hui la dette odieuse contractée par Musharraf.</p> <p>Dans ces conditions, son annulation pure et simple est une exigence minimale. Plusieurs pays, à l'image de l'Equateur en 2007-2008, ont réalisé un audit de leur dette afin d'en annuler la partie jugée odieuse. Le Pakistan est tout à fait en mesure de suivre cet exemple.</p> <p>Un autre mécanisme juridique de non paiement est à prendre en compte par le Pakistan soumis à des inondations dévastatrices : l'état de nécessité. Dans ce cas, il peut invoquer cet état de nécessité pour consacrer les fonds aux besoins vitaux de sa population meurtrie au lieu de rembourser sa dette, sans craindre des poursuites pour n'avoir pas respecté ses obligations. Les trois milliards de dollars ainsi économisés doivent alors être réorientés vers des dépenses sociales en faveur des Pakistanais.</p> <p>Il est donc temps pour le gouvernement du Pakistan à la fois de suspendre le paiement de sa dette extérieure, de pratiquer un audit de celle-ci et de décider la répudiation de sa part odieuse. Loin de représenter une fin en soi, il devrait s'agir là du premier pas vers un modèle de développement radicalement différent, basé enfin sur la garantie des droits humains fondamentaux.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 30 Aug 2010 05:13:17 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Claude Vaillancourt sur l'Accord UE ? Canada]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/videos/article/claude-vaillancourt-sur-l-accord</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Interviewé ici par Alter-Echos, Claude Vailancourt traite ici de l'Accord de libre -échange présentement en négociation entre le Canada et l'Union-Européenne. Il traitera aussi de cette question aux 16e Journées Alternatives le 28 août</p> <p><a href='http://www.alternatives.ca/fra/organisation/archives-419/journees-alternatives/journees-alternatives-2010/article/les-traditionnelles-journees?var_mode=calcul' class='spip_out'>Inscrivez-vous !</a></p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 00:42:23 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Asunción : le bien-vivre pour parer à la crise]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/forums-sociaux/article/asuncion-le-bien-vivre-pour-parer</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L150xH101/arton5697-a5ae8.jpg" alt="" align="right" width='150' height='101' class='spip_logos' style='height:101px;width:150px;' />
		<div class='rss_texte'><p>Du 11 au 15 août 2010, Asunción (Paraguay) accueillait le 4ème Forum Social des Amériques, après Quito (Equateur) en 2004, Caracas (Venezuela) en 2006 et le Guatemala en 2008. A la marche d'ouverture bariolée et énergique, ont succédé plus de 500 ateliers, débats et activités culturelles constituant le programme de milliers de militants de mouvements et réseaux venus de tout le continent américain. Les délégations brésiliennes et boliviennes, avec plusieurs centaines de participants étaient les plus imposantes, celles venant d'Amérique du Nord très clairsemées.</p> <p>Côté paraguayen, de gros efforts avaient été entrepris pour assurer une présence importante des mouvements de base, et notamment de paysans victimes de l'expansion de la monoculture du soja transgénique. L'immense tente de la Via Campesina n'a pas désempli, de jour comme de nuit : bien que ne parlant souvent que le guarani, les paysans du Mouvement Agraire et Populaire, organisation dirigée par Jorge Galeano, ont ainsi pu peser fortement, avec les autre mouvements paysans du reste du continent, pour que la nécessaire réforme agraire soit au c?ur du Forum et en bonne place dans la déclaration des mouvements sociaux (voir notre traduction ici).</p> <p>« Nuestra america esta en camino » claironne cette déclaration. Lue en présence des présidents Fernando Lugo (Paraguay) ? dont c'était une des toutes premières apparitions publiques après le début de traitement de son cancer à Sao Paulo ? Evo Morales (Bolivie) et Pepe Mujica (Uruguay), cette déclaration retrace assez bien l'ambivalence et les difficultés des mouvements sociaux et paysans face aux gouvernements progressistes d'Amérique du Sud. Pour l'anecdote, ce sont des membres de la Via Campesina qui assuraient en grande partie le service d'ordre entourant l'arrivée des chefs d'Etat. Face aux tentatives de déstabilisations intérieures et extérieures ? du coup d'Etat au Honduras à l'occupation militaire internationale d'Haïti en passant par la remobilisation des droites dures comme l'illustre la victoire de Pinera au Chili ? la tendance est au repli anti-impérialiste, laissant de côté les sujets les plus controversés. Ainsi, la déclaration ne prend pas de position sur le G20 en raison des réticences des mouvements brésiliens et du rôle du Brésil comme stabilisateur géopolitique régional indéniable (voir ce texte qui revient sur la nouvelle situation entre la Colombie et le Venezuela). La déclaration n'aborde pas non plus clairement les contradictions sociales et environnementales liés aux exploitations minière et pétrolière des principaux pays d'Amérique du Sud. D'un autre côté, tout en rappelant que les défis coloniaux et insulaires des Caraibes doivent faire partie des préoccupations des mouvements sociaux du continent, David Abdulah, du Mouvement pour la Justice Sociale de Trinidad et Tobago, considère que le forum aura permis d'avoir « de véritables discussions sur la conjoncture actuelle : malgré l'arrivée de gouvernements de gauche et la crise financière de 2008, cela ne signifie pas la mort du néolibéralisme et de nouvelles menaces et opportunités se font jour ».</p> <p><strong>Le grand gymnase fait salle comble pour l'assemblée des mouvements sociaux</strong></p> <p>Ainsi, une des principales conférences du forum a débattu des « tensions entre l'extractivisme et la redistribution des richesses en Amérique Latine ». Se développant en période de grandes inégalités, l'extraction de ressources naturelles dans les pays d'Amérique Latine, qu'elle soit liée à des activités minières, pétrolières ou agricoles par la monoculture, est à comprendre, selon Edgardo Lander, sociologue et intellectuel critique vénézuélien, sous la thématique de l'extractivisme (1). Selon lui, c'est « un système d'exploitation qui construit la relation du continent avec le marché mondial ». Quand 94 % des exportations sont liées au pétrole comme au Venezuela, ce qui en fait un niveau jamais atteint, il considère qu'il y a là une inconséquence politique, économique et sociale. En effet, les politiques publiques sont alors construites en fonction du marché mondial du pétrole, induisant une relation de subordination politique et démocratique inacceptable lorsque l'on s'attache à la souveraineté populaire. Pour Raul Zibechi, intellectuel uruguayen, alors que l'extractivisme est une question de pouvoir du Nord sur le Sud, le minimum serait que les gauches politiques et sociales débattent en profondeur du modèle de développement dont nous avons besoin. Bien-entendu, sortir de l'extractivisme ne peut pas se faire du jour au lendemain, et cela nécessite une profonde transformation culturelle, mais pour Edgardo Lander, « les pays qui tiennent un discours si progressiste au niveau international devraient aussi entamer cette transformation dans leurs propres pays ». Citant le 1er plan socialiste vénézuélien affirmant l'objectif de devenir une puissance énergétique mondiale ou la Constitution bolivienne prévoyant la valorisation des ressources minières du pays, les participants à ce débat s'accordaient pour affirmer que nous « ne pourrons avoir de croissance sans fin dans un monde fini, ce qui nécessite une profonde transformation du modèle civilisationnel ». (voir ce texte d'Immanuel Wallerstein sur les contradictions des gauches latino-américaines et celui-ci d'Edgardo Lander après le sommet de Cochabamba).</p> <p><strong>Rigoberta Menchu, Irène Léon, Anibal Quijano et David Choquehuanca sur le Bien-Vivir</strong></p> <p>Que ce soient dans son acception Bien vivir (Sumak Kawsay en Quechua), Vivir Bien (Suma Qamana en Aymara) ou Vida Armoniosa (Nandereko en Guarani), la question du changement de paradigme civilisationnel fut au c?ur du forum comme horizon de transformation globale. En effet, pour Irène Léon, sociologue équatorienne, « le Bien-vivre est une stratégie de rupture avec le modèle de développement, la façon de penser le développement et le progrès ». Renchérissant, David Choquehuanca, intellectuel et homme politique bolivien, considère qu'il s'agit de « construire une nouvelle vie » et que le bien-vivre concerne tous les aspects de la vie : « réapprendre à bien s'alimenter, à savoir communiquer, partager, travailler, se soigner, mais aussi danser, dormir et respirer? ». Pour Raul Zibechi, transformer le regard de la transformation sociale exige par exemple de repenser la lutte contre la pauvreté et de ne plus se focaliser sur l'évolution des indicateurs statistiques. Plus globalement, « si retrouver notre souveraineté sur l'utilisation des ressources naturelles est important, il s'agit surtout de récupérer et reconstruire notre identité ». Pour Guillermo Gayo, de l'initiative de bioconstruction Takuara Renda (voir notre reportage ici), « le bien-vivre, se situant au-delà des clivages idéologiques classiques droite-gauche, est une profonde transformation culturelle, la seule capable de faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés ». A l'occasion de la présentation d'un ouvrage retraçant les récentes luttes environnementales en Amérique du Sud, Anibal Quijano, sociologue péruvien, a affirmé que « la dissociation Histoire ? Nature et Raison ? Nature, simple sécularisation de la pensée chrétienne séparant l'âme immortelle du corps mortel, est fondatrice des sociétés occidentales et de la possibilité de penser l'exploitation de la nature par l'Homme ». Face à cela, « nous pouvons reconstruire une pensée en termes d'utilisation / réutilisation ou de production / reproduction de notre environnement, des ressources de la Terre-Mère ». Pour Irène Léon, « le bien-vivre est en marche, nous sommes toutes et tous en train de le construire par nos luttes ».</p> <p>Se clôturant le jour du 473ème anniversaire de la création d'Asunción, le forum aura finalement permis de mieux faire connaître les luttes paraguayennes au reste du continent, comme le dit Magui Balbuena, leader paysanne paraguayenne et dirigeante de la CONAMURI. Celles-ci sont nombreuses rappelle-t-elle, notamment depuis l'élection de Lugo et « les nombreuses manifestations nécessaires réunissant de 20 000 à 50 000 personnes pour soutenir le processus démocratique entamé il y un peu plus de ans face aux menaces de la droite réactionnaire ». Ou comme pour lutter contre « les lois qui favorisent les exportations, totalement au bénéfice des grands producteurs sucriers et qui vont à l'encontre des intérêts des communautés indigènes et paysannes, produisant un exode rural massif et un nombre important de décès ». Le forum fut également l'occasion de rappeler la tragédie des 400 morts du supermarché Ycua Bolanos dont les clients furent pris au piège des flammes par un propriétaire soucieux qu'ils ne s'en aillent sans payer. Si l'on y rajoute un clair message de soutien et de solidarité au peuple hondurien, les rencontres imprévues et l'exposition d'initiatives concrètes comme celles de bioconstruction de Takuara Renda la magie du forum aura continué d'opérer. A l'aune de l'horizon du « bien-vivir comme alternative à la crise de civilisation », rendez-vous est pris pour la prochaine conférence internationale sur le climat qui aura lieu à Cancun (Mexique ? 29 nov-10 déc) et une vraisemblable séance d'une convocation d'un tribunal des peuples international pour juger les responsables de la crise climatique.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>(1) L'extractivisme (francisation du portugais extrativismo) est un principe d'exploitation sylvicole, spécifique de l'Amazonie brésilienne, se résumant à la cueillette à des fins commerciales des ressources naturelles non ligneuses de la forêt. Par extension, il exprime aurd'hui le modèle d'extraction des ressources naturelles, aussi bien minières, pétrolières qu'agricoles en Amérique du Sud.</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 00:42:23 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Le gaz de schiste au Québec : vers un nouveau Far-West]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique/article/le-gaz-de-schiste-au-quebec-vers</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Nous réitérons que les activités minières se situent actuellement de fait au-dessus des lois dont elles contournent allègrement l'esprit. Entre autres, comment l'activité gazière peut-elle être compatible avec la protection du territoire agricole ou le respect du droit à un environnement sain pour les riverains ?</p> <p>En réponse à notre article (i) dénonçant les risques et les problèmes associés au développement gazier au Québec, le président de la compagnie Questerre Energy ? qui se hâte à forer dans nos terres avec une précipitation injustifiable ? déplore que notre discours se fonde sur de « vieux mythes provenant des groupes de pression politiques américains » (Le Soleil et Le Devoir, 6 août 2010).</p> <p>Étonnant ! Car il faut bien se rendre compte au contraire que les mythes persistants des groupes de pression les plus influents dans cette affaire ? à la solde des compagnies pétrolières et gazières ? soutiennent justement la précipitation d'un développement à risques qui ne profite qu'à une minorité, bénéficiaire de complicités politico-économiques.</p> <p>Mais les choses évoluent. Avec le constat alarmant des multiples problèmes générés par la récente activité gazière aux États-Unis (ii) de nouvelles voix se font entendre, dont celle du Sénat de l'État de New York qui demande un moratoire sur toute exploration et exploitation, tant qu'on n'aura pas fait le bilan des dégâts, des risques et des possibilités d'amélioration des pratiques. (iii) Au Québec, il devient pour le moins extrêmement urgent de disposer des rapports de caractérisation de chacun des sites avant l'ouverture des chantiers et d'obtenir des études qui montreraient avec rigueur que l'activité gazière dans la vallée du Saint-Laurent ne présente pas les mêmes risques de contamination et d'accidents que dans les structures géologiques semblables du nord des États-Unis.</p> <p>Les chiffres fournis dans l'Opinion du représentant de Questerre Energy ? en pleine campagne de promotion ? nous laissent perplexes : manque de précisions et absence de mise en contexte.</p> <p>Par exemple, lorsqu'il affirme que l'exploitation du gaz de schiste au Québec prélèvera beaucoup moins d'eau que l'industrie des pâtes et papiers et autres activités, le calcul est-il basé sur l'ensemble des puits ? Combien et sur quelle période ? Et que signifie cette quantité d'eau dans une région comme la Montérégie, où les niveaux d'eau sont au plus bas ? La comparaison à de pires problèmes d'usage privé de ressources communes n'est certes pas un argument convaincant.</p> <p>Par ailleurs, comment le « simple citoyen » peut-il interpréter l'énoncé suivant : « Les produits chimiques sont fortement dilués ? ont une concentration de moins de 0,005% », alors que la vidéo promotionnelle de Questerre parle de 0,5% (soit 100 fois plus) et que le MRNF annonce 0,6% ?</p> <p>Or lorsqu'on multiplie 0,5 (ou moins, si vous insistez !) par 10 millions de litres d'eau par fracturation, par 8 fracturations et plus par puits et par un certain nombre de puits par municipalité ou région, on obtient une quantité inquiétante d'une soupe chimique dont les promoteurs ont tout avantage à banaliser la composition (en ne présentant entre autres qu'une liste de produits génériques). Lorsque le président de Questerre Energy écrit « Plusieurs milliers de puits sont forés chaque année au Canada de façon sécuritaire et responsable », sans doute passe-t-il sous silence les inquiétudes soulevées en Alberta et en Colombie Britannique (iv), de même que l'analyse intitulée Energy Strategy ? The Utica Shale Gas Play (v) qui décrit les risques financiers pour les investisseurs potentiels, risques associés à des explosions de puits, des explosions et des feux dans les infrastructures de collecte de gaz, des bris mécaniques avec fuites de gaz, des déversements, ainsi que des accidents impliquant des personnes ou causant des dommages à l'environnement.</p> <p>Peut-être aussi monsieur le président ne connaît-il pas l'enquête que poursuit l'EPA (vi), ni les rapports inquiétants de l'État de New York (vii) et de la Ville de New-York (viii), qui ne sont pourtant pas ? des groupes environnementaux. L'auteur rappelle que notre gouvernement prépare une nouvelle loi pour « encadrer » l'industrie : « L'Association Pétrolière et Gazière du Québec participe à un task force qui associe l'industrie et le gouvernement pour développer un cadre de travail, essentiel pour un plein développement commercial » (ix) . Cela ressemble au loup qui travaille à la rédaction des lois de la bergerie.</p> <p>Les divers arguments énoncés par le représentant de Questerre Energy doivent être ainsi revus et discutés un à un. Les membres du Regroupement citoyen « Mobilisation Gaz de Schiste » ont donc entrepris de nourrir un contre-argumentaire : ?mobilisationgazdeschiste.blogspot.com Nous soulignons entre autres que la Loi sur les hydrocarbures annoncée par le MRNF (loi « moderne », mais en quoi ?) n'est pas en avance sur le développement mais bien en retard, d'où la demande répétée d'un moratoire appuyée par une dizaine de MRC représentant plus de 300 000 personnes ainsi que la plupart des grands groupes environnementaux nationaux.</p> <p>Nous réitérons que les activités minières se situent actuellement de fait au-dessus des lois dont elles contournent allègrement l'esprit. Entre autres, comment l'activité gazière peut-elle être compatible avec la protection du territoire agricole ou le respect du droit à un environnement sain pour les riverains ? Comment peut-on penser que la mise à disposition de nouvelles ressources en hydrocarbures pourra contribuer au développement durable ? Nous soulignons également qu'aucune étude globale n'a été faite sur les avantages économiques de la filière du gaz de schiste, ni sur sa contribution à la réduction des gaz à effet de serre. Des hypothèses contraires sont même avancées par des chercheurs (x).</p> <p>Nous rappelons que le gaz naturel est l'une des sources d'énergie dont le prix fluctue le plus, avec des hausses spectaculaires comme en 2001 et une chute des prix dans les années qui ont suivi, entre autres en raison du gaz de schiste. Nous mettons en lumière le fait que les bénéfices privés liés aux activités gazières n'incluent pas les externalités environnementales et sociales, ni à l'échelle locale ni aux échelles régionale et nationale.</p> <p>Nous insistons sur l'importance de considérer l'avantage exceptionnel que nous donne notre abondante hydro-électricité comme tremplin pour développer un système d'énergies alternatives avantageux à long terme sur tous les plans ? économique, social et écologique : le solaire, l'éolien, la géothermie, le biogaz, les économies d'énergie...</p> <p>Entre autres, l'efficacité énergétique permet d'augmenter les profits d'Hydro-Québec ? de propriété publique ? sans aucun dommage « collatéral ». Si les filières alternatives sont actuellement coûteuses, c'est en grande partie parce qu'elles sont en concurrence directe avec des investissements publics pour les combustibles fossiles.</p> <p>Malgré tout, le développement de ces filières d'avant-garde avance à un rythme étonnant dans diverses régions du monde et le Québec s'apprête à manquer le départ, engagé de façon frénétique dans sa course obsolète aux hydrocarbures.</p> <hr class="spip" />
<p>Lucie Sauvé co-organise le <a href='http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/forum-urgence-energie' class='spip_out'>Forum Urgence Énergie</a>, le 10 septembre prochain</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Lucie Sauvé est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement à l'Université du Québec à Montréal??. Elle co-signe cet artile avec Pierre Batellier, coordonnateur développement durable et responsable pédagogique du DESS gestion et développement durable, HEC Montréal.?, André Bélisle, président, Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, ??Johanne Béliveau, au nom du Regroupement « Mobilisation gaz de schiste »??Martine Chatelain, présidente, Eau Secours !, Coalition québécoise pour une gestion responsable de l'eau??et Michel A. Duguay, professeur, Faculté des sciences et de génie, Université Laval
<br /><img src="http://www.alternatives.ca/squelettes-dist/puce.gif" width="8" height="11" class="puce" alt="-" /> i Le gaz de schiste au Québec : marketing social ou intelligence citoyenne ? (cyberpresse.ca) ; Le gaz de schiste au Québec : marketing social ou intelligence citoyenne ? (ledevoir.com)</p> <p>ii En Pennsylvanie par exemple, 1435 violations des lois en 2,5 ans : <a href='http://conserveland.org/violationsrpt' class='spip_out'>http://conserveland.org/violationsrpt</a></p> <p>iii New York Senate Passes Temporary Ban on Hydraulic Fracturing</p> <p>iv <a href='http://www.straight.com/article-282' class='spip_out'>www.straight.com/article-282</a>...</p> <p>v Energy Strategy ? The Utica Shale Gas Play</p> <p>vi EPA Initiates Hydraulic Fracturing Study : Agency seeks input from Science Advisory Board : <a href='http://yosemite.epa.gov/opa' class='spip_out'>http://yosemite.epa.gov/opa</a></p> <p>vii <a href='http://www.dec.ny.gov/energy/58440.html' class='spip_out'>www.dec.ny.gov/energy/58440.html</a></p> <p>viii Natural gas drilling - Final impact assessment report</p> <p>ix <a href='http://www.apgq-qoga.com/imports/pd' class='spip_out'>http://www.apgq-qoga.com/imports/pd</a>...</p> <p>x <a href='http://www.thestar.com/business/cle' class='spip_out'>http://www.thestar.com/business/cle</a>...</p> <p>Cet article est tiré du site Internet de l'Aut' Journal</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 00:42:23 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Forum Urgence Énergie]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/forum-urgence-energie</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L101xH150/arton5695-82006.jpg" alt="" align="right" width='101' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:101px;' />
		<div class='rss_texte'><p>LES DÉRAPAGES DU NUCLÉAIRE ET DU GAZ DE SCHISTE AU QUÉBEC</p> <p>Le vendredi 10 septembre, de 8h30 à 18h00</p> <p>L'énergie est au c?ur d'importants débats actuellement au Québec. Le Forum Urgence Énergie organisé par l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), le mouvement « Sortons le Québec du nucléaire » (MSQN), le regroupement citoyen « Mobilisation Gaz de Schiste » (MGS), et la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement (UQAM) ,s'inscrit dans le contexte global d'une vaste critique sociale sur les choix énergétiques actuels du gouvernement du Québec. Précédant le Congrès mondial de l'énergie, qui s'ouvrira le 12 septembre, le Forum souhaite mettre en lumière des voix alternatives pour le développement énergétique du Québec.</p> <p>Ce forum s'adresse au grand public et l'entrée est libre.
À l'Amphithéâtre du C?ur des sciences, UQAM, Pavillon Sherbrooke, 200 rue Sherbrooke O., local SH-2800. Métro Place des Arts.</p> <p>Orgamnisé par :</p> <p>'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA).</p> <p>le Mouvement "Sortons le Québec du Nucléaire"</p> <p>Le Regroupement citoyen Mobilisation Gaz de Shiste"</p> <p>la Chaire de recherche du Canada en éducation relative à l'environnement</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Sat, 28 Aug 2010 00:42:23 CEST</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Ceux qui ne calculent ni l'écologie, ni l'économie !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/justice-climatique/article/ceux-qui-ne-calculent-ni-l</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Lettre ouverte à Pierre Duhamel</p> <p>Bonjour M. Pierre Duhamel,</p> <p>Dans votre éditorial du 25 août dans Le Journal de Québec à la page 40, vous critiquez sévèrement les groupes écologistes qui s'opposent à l'exploitation des gaz de schistes, des mines d'uranium, et des centrales nucléaires. Vous voulez foncer rapidement sans préoccupation pour l'écologie, ni pour l'économie.</p> <p>Concernant l'énergie nucléaire, vous affirmez ceci : « Une visite en radiologie représente pourtant une dose de radiations plus forte que celle d'un travailleur de la centrale nucléaire de Gentilly ne peut connaître en 20 ans de service. »</p> <p>Sur le site web de la Commission canadienne de sûreté nucléaire on peut voir que de 2001 à 2007 la dose annuelle moyenne des travailleurs du nucléaire au Canada a été 1,77 millisieverts (mSv). Sur 20 ans cela fait 35,4 mSv. D'autre part, sur le site web de RadiologyInfo.org on peut voir qu'un scan tomographique médical de tout le corps impose une dose de 10 mSv.</p> <p>Votre affirmation n'est donc pas correcte par plus d'un facteur de 3. Pour ce qui est d'une simple radiographie des poumons la dose est seulement 0,1 mSv, de sorte que votre affirmation n'est pas correcte par un facteur de 354. Je ne pense pas que l'économie québécoise pourra fructifier si les preneurs de décision se permettent des erreurs de calcul par un facteur qui va de 3 à plus de 300.</p> <p>Dans ce contexte je vous suggère de lire le récent article ci-joint écrit par Andrew Chung dans le Toronto Star du 22 août 2010, article intitulé ?'As Québec bathes in electricity money goes down the drain''. Chung cite l'économiste de grande renommée Jean-Thomas Bernard de l'Université Laval.</p> <p>Pourriez-vous m'expliquer comment notre économie pourra prospérer si nous entreprenons la réfection de Gentilly-2, jugée non-rentable par Ontario Power Generation, et si nous construisons des barrages générant de l'électricité à 12 cents le kilowattheure (kWh) et plus, pour la vendre aux USA à environ 8 cents/kWh ? Pour ce qui est des gaz de schiste le gouvernement accorde des permis et n'exige aucune redevance pour cinq ans. Qui paiera pour les dégâts environnementaux accompagnant les forages à grande échelle et la fracturation du sous-sol sous nos plus belles terres agricoles ? Des groupes écologistes demandent un moratoire sur les schistes afin d'étudier la question intelligemment.</p> <p> Pour ce qui est de l'uranium les sondages montrent que les écologistes ont l'appui de la majorité du public québécois en faveur d'un Québec non-nucléaire. Vous devrez faire de meilleurs calculs pour renverser le jugement du public opposé au nucléaire.</p> <p>Avec mes salutations, Michel Duguay</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 26 Aug 2010 17:13:16 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Après les hedge funds, les investigative funds ?]]></title>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Réforme de l'Intelligence &amp; Security Committee]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343584,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343584"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343584" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[La CIA investit dans l'aide à la traduction]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343583,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343583"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343583" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Sous la loupe du renseignement américain]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343582,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Charles d'Orléans devant ses juges]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343581,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343581"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343581" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les liens du lobbyiste d'Areva avec le camp Obama]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343580,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Coup de pied dans les filières d'achat de pièces détachées]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343579,8660,f/</link>
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<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343579"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343579" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Des conseillers pour Memex]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343578,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[Les stratégies d'approche des groupes français]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,294170183,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Le site stratégique de Nourek reste russe]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,294170182,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 01 Sep 2010 01:14:34 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[L?ouragan Earl se rapproche des côtes américaines]]></title>
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      <description><![CDATA[<img src="http://www.lesoir.be/stories/vignettes180x120/mediastore/_2010/septembre/hermes/ID2337162_02_earl-afp_211215_011MM5_0.JPG.jpg" width="180" align="left" hspace="4" vspace="4" />L&#8217;ouragan Earl, avec des vents soufflant &#224; 205&#160;km/h, se rapprochait jeudi des c&#244;tes de Caroline du Nord (sud-est des Etats-Unis) o&#249; la m&#233;t&#233;o nationale a mis en garde contre une houle &#8220;dangereuse&#8221; et o&#249; quelque 30.000&#160;personnes ont re&#231;u un ordre d&#8217;&#233;vacuation.<img width='1' height='1' src='http://rss.feedsportal.com/c/864/f/11088/s/d5e322e/mf.gif' border='0'/><br/><br/><a href="http://da.feedsportal.com/r/78869415564/u/0/f/11088/c/864/s/224277038/a2.htm"><img src="http://da.feedsportal.com/r/78869415564/u/0/f/11088/c/864/s/224277038/a2.img" border="0"/></a>]]></description>
      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:44:07 CEST</pubDate>
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    <item>
      <title><![CDATA[Nouvelle fuite de pétrole dans le Golfe du Mexique]]></title>
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      <description><![CDATA[<img src="http://www.lesoir.be/stories/vignettes180x120/mediastore/_2010/septembre/hermes/ID2337125_02_golfe-epa_203455_011MKZ_0.JPG.jpg" width="180" align="left" hspace="4" vspace="4" />Une fuite de p&#233;trole a &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;e pr&#232;s de la plate-forme p&#233;troli&#232;re sur laquelle s&#8217;est produite une explosion dans le Golfe du Mexique, &#224; l&#8217;ouest de l&#8217;endroit o&#249; a eu lieu l&#8217;explosion &#224; l&#8217;origine de la gigantesque mar&#233;e noire. Le p&#233;trole s&#8217;&#233;tend pour le moment sur 1,5&#160;km.<img width='1' height='1' src='http://rss.feedsportal.com/c/864/f/11088/s/d5d02cb/mf.gif' border='0'/><br/><br/><a href="http://da.feedsportal.com/r/78869481945/u/0/f/11088/c/864/s/224199371/a2.htm"><img src="http://da.feedsportal.com/r/78869481945/u/0/f/11088/c/864/s/224199371/a2.img" border="0"/></a>]]></description>
      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 21:16:03 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Netanyahu et Abbas se retrouveront les 14 et 15 septembre]]></title>
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      <description><![CDATA[<img src="http://www.lesoir.be/stories/vignettes180x120/mediastore/_2010/septembre/hermes/ID2336902_02_abbas-ap_182830_011ML2_0.JPG.jpg" width="180" align="left" hspace="4" vspace="4" />Isra&#235;l et les Palestiniens, chaperonn&#233;s par l&#8217;administration Obama, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi &#224; Washington, vingt mois apr&#232;s avoir cess&#233; tout dialogue direct. Ils sont convenus de se retrouver les 14&#160;et 15&#160;septembre, puis toutes les deux semaines.<img width='1' height='1' src='http://rss.feedsportal.com/c/864/f/11088/s/d5d196a/mf.gif' border='0'/><br/><br/><a href="http://da.feedsportal.com/r/78869405744/u/0/f/11088/c/864/s/224205162/a2.htm"><img src="http://da.feedsportal.com/r/78869405744/u/0/f/11088/c/864/s/224205162/a2.img" border="0"/></a>]]></description>
      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 19:45:19 CEST</pubDate>
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      <title><![CDATA[Israël et les Palestiniens ont commencé leurs pourparlers de paix]]></title>
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      <description><![CDATA[<img src="http://www.lesoir.be/stories/vignettes180x120/mediastore/_2010/septembre/hermes/ID2336902_02_abbas-ap_182830_011ML2_0.JPG.jpg" width="180" align="left" hspace="4" vspace="4" />Isra&#235;l et les Palestiniens, chaperonn&#233;s par l&#8217;administration Obama, ont formellement repris leurs pourparlers de paix jeudi &#224; Washington, vingt mois apr&#232;s avoir cess&#233; tout dialogue direct.<img width='1' height='1' src='http://rss.feedsportal.com/c/864/f/11088/s/d5d196a/mf.gif' border='0'/><br/><br/><a href="http://da.feedsportal.com/r/78869405744/u/0/f/11088/c/864/s/224205162/a2.htm"><img src="http://da.feedsportal.com/r/78869405744/u/0/f/11088/c/864/s/224205162/a2.img" border="0"/></a>]]></description>
      <pubDate>Thu, 02 Sep 2010 18:44:39 CEST</pubDate>
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