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    <title>Ironie.org - International</title>
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    <description>Ironie.org - News - International</description>
    <language>fr-fr</language>
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    <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 01:47:01 CET</pubDate>
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    <category>International</category>
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      <title>Ironie.org - News</title>
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      <title><![CDATA[Journal des alternatives. Vol. 1 - No. 3, mars 2010]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/espace-publicitaire/article/journal-des-alternatives-vol-1-no</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L115xH150/arton5456-0877e.png" alt="" align="right" width='115' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:115px;' />
		
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      <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 15:13:16 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Le journal des alternatives contre attaque !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/le-journal-des-alternatives-contre</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Date : Jeudi, le 19 mars
Heure : 12h00-14h00
Lieu : À l'UQÀM, J-2850</p> <p>Michel Lambert est directeur de l'ONG Alternatives qui publie le journal des alternatives depuis 15 ans.</p> <p>Le gouvernement conservateur attaque les organisations de la société civile à cause de leurs opinions sur les questions environnementales, sur la militarisation et bien sûr la question des droits des palestiniens face à la répression israélienne. L'organisation Alternatives qui publient le journal des alternatives est dans la tourmente et voit ses budgets coupés !</p> <p>Les dangers cumulés des restriction sur le débat publique, du recentrage « obligé » de l'activité de la société civile sur des services définis par le gouvernement ? « do or Die », d'un durcissement radical du support gouvernemental canadien aux politiques répressives d'Israël et du désir annoncé de détourner les ressources canadiennes pour les droits aux profits de partis et alliés politiques néolibéraux à l'international représentent sans contredit une des séries de défis les plus importants que les organisations de solidarité et les médias alternatifs auront à relever.</p> <p>Dans ce contexte d'attaque à la liberté d'expression, maintenir et même renforcer des voix indépendantes comme le Journal des alternatives est une nécessité. C'est une invitation !</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 21:13:16 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[ALTERNATIVES : SOLIDAIRES AVANT TOUT !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/alternatives-solidaires-avant-tout</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Nous suivons depuis décembre une crise qui s'est concrétisée autour de trois organisations, KAIROS, Droits et Démocratie et Alternatives. Toutes les analyses et tous les indicateurs annoncent que ne sommes qu'au début d'un mouvement qui pourrait bien ressembler à un tremblement de terre destructeur au sein du système traditionnel de coopération internationale canadien.</p> <p>C'est donc bien évidemment une crise politique avec d'un côté des organisations citoyennes qui voient attaquées leurs capacités pratiques de réaliser leurs objectifs et de l'autre, en place à Ottawa, un gouvernement qui promeut un modèle idéologique où la société civile canadienne, indépendante et non-gouvernementale, est très clairement placée devant deux choix : accepter le rôle exclusif d'une société civile alignée ou? disparaître !!</p> <p>C'est une crise qui s'est cristallisée largement autour de la question des droits des palestiniens, mais surtout ; c'est une crise qui frappe en profondeur les droits des citoyens au Canada. Car ultimement, il en va de notre droit de penser, de dire, de s'associer et de se regrouper pour débattre démocratiquement d'enjeux qui concernent tout le monde. Les organisations comme KAIROS et Alternatives, qui sont d'abord et avant tout des organisations composées d'hommes et de femmes du Canada, se voient directement attaqués à cause de leurs positions politiques sur la Palestine bien sûr, mais aussi sur l'environnement (les tristement fameux sables bitumineux), sur la guerre, sur l'exploitation des minières canadienne dans les pays du Sud et bien d'autres raisons. D'autres organisations, de femmes, de culture ou encore de connaissance sont aussi visées. On cherche aujourd'hui à étouffer l'expression libre de citoyens canadiens entretenant des débats démocratiques essentiels au sein de la population pour imposer une vue unique sur le monde !</p> <p><strong>DES RÉPONSES</strong></p> <p>Dans le chaos et il y a l'opportunité et nous avons vu depuis l'annonce récente de la fin de nos financements par une feuille de choux de Toronto un nombre impressionnant d'anciens et surtout de nouveaux proches et sympathisants se rallier à la cause d'Alternatives. Des centaines de lettres écrites, des milliers de membres sur Facebook et surtout des dizaines de nouveaux membres d'Alternatives sont venus appuyer l'équipe et préparer une suite qui sera haute en couleurs. En parallèle, Alternatives a entrepris des discussions sur des actions et des prises de position qui porte sur la nécessaire solidarité entre tous les secteurs de la société civile. Nous sommes solidaires avant tout et la question de la liberté d'expression nous concerne tous.</p> <p>En mars et avril, Alternatives et ses partenaires préparent un printemps chaud. Des soirées de mobilisations pour ceux et celles qui veulent contribuer au Journal des alternatives, une journée d'étude analysant le contexte actuel et la réponse de la société civile avec des partenaires de partout au Québec et au Canada, des soirées politiques à Montréal, Gatineau et Ottawa portant sur notre travail de solidarité avec nos partenaires irakiens, le lancement au Québec du Forum Mondial sur l ?éducation en Palestine et une assemblée générale spéciale des membres de l'organisation sont au nombre des activités auxquelles nous vous convions pour « célébrer » avec un Alternatives toujours vivant et rempli de promesses notre solidarité légitime et assumée.</p> <p>Voici quelques unes des activités</p> <p>9 avril : <a href='http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/pas-de-democratie-sans-droits?var_mode=calcul' class='spip_out'>PAS DE DEMOCRATIE SANS DROITS</a></p> <p>14 avril : <a href='http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/apres-la-guerre-gagner-la-paix?var_mode=calcul' class='spip_out'>Après la guerre, gagner la paix !</a></p> <p>17 avril : <a href='http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/assemblee-generale-2010?var_mode=calcul' class='spip_out'>Assemblée générale des membres d'Alternatives</a></p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 04:13:15 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Assemblée générale 2010]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/assemblee-generale-2010</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Le 17 avril prochain, les membres d'Alternatives sont conviés à l'Assemblée générale 2010 de l'organisation.</p> <p>La rencontre nous permettra bien sur d'aborder le nouveau contexte de l'aide internationale au Canada et de lancer un processus de réflexion sur les priorités stratégiques de l'organisation. Tous les membres sont invités à participer à cette réflexion.</p> <p>Un ordre du jour plus détaillé sera rendu disponible sous peu</p> <p><strong>17 avril 2010
3720 du parc, bureau 200
10h</strong></p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 04:13:15 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[APRÈS LA GUERRE, GAGNER LA PAIX !]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/apres-la-guerre-gagner-la-paix</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Du 12 au 22 avril 2010, Alternatives vous propose des<strong> journées de solidarité avec l'Irak</strong> qui rassembleront des organisations, des experts et des individus engagés dans les efforts de paix et de réconciliation en Irak. Offrir une autre manière de voir l'après-guerre et l'engagement en Irak, voilà une étape clé pour consolider notre solidarité envers la population irakienne.</p> <p>Après l'invasion états-unienne de l'Irak au printemps 2003, plusieurs Irakiens étaient optimistes de voir le pays entrer dans une ère nouvelle, chargée de liberté et d'opportunités. Mais les espoirs se sont vite dissipés. L'occupation s'est prolongée, la reconstruction a échoué et la libération promise s'est transformée en une guerre civile sanglante. Aujourd'hui, plus de 5,6 millions d'Irakiens (sur une population de 27 millions) vivent sous le seuil de la pauvreté, dont 40% d'extrême pauvreté.</p> <p>Malgré une situation qui semble désespérée, des hommes et des femmes d'origines, d'ethnies et de confessions différentes travaillent ensemble pour réconcilier le pays. À travers des campagnes pour renverser des politiques régressives, des manifestations artistiques et culturelles et des activités d'éducation, ils cherchent à ressouder le tissu social et créer des espaces de paix et de dialogue. À l'extérieur de la « zone verte » où sont cloîtrés les Américains et leurs alliés, ces espaces représentent un autre Irak, celui qui résiste et ose imaginer un avenir meilleur.</p> <p>La guerre dite « préventive » contre l'Irak fut sans doute l'un des événements les plus médiatisés de la dernière décennie. Malgré une surabondance d'information, il en ressort surtout l'idée d'un pays soumis à un infernal cycle de violence où tout processus politique est voué à l'échec. Attentat après attentat, mort après mort, le quotidien des Irakiens demeure largement ignoré.</p> <p><strong>Le 14 avril prochain, Alternatives et l'Institut d'étude internationale de Montréal vous invite à une conférence publique intitulée « Après la guerre, comment gagner la paix ? ».</strong> La conférence abordera trois principales questions : Comment faire avancer les droits des femmes irakiennes dans un contexte de guerres et d'occupation ? Quelles sont les perspectives pour sortir le pays du chaos actuel ? Et surtout, quelles formes peut prendre la solidarité internationale avec l'Irak ?</p> <p>Depuis 2003, Alternatives et ses partenaires européens d'Alternatives International à Paris appuient la société civile irakienne notamment par le renforcement d'une plate-forme d'organisations sociales, le Iraqi Future Democratic Network (IDFN). Regroupant aujourd'hui 16 organisations membres, le IDFN vise à renforcer les capacités des organisations sociales irakiennes, à améliorer la qualité de leurs actions sur le terrain et à mener un travail de plaidoyer pour le respect des droits de tous les Irakiens.</p> <p><strong>Le 14 avril à 19h00
À la Chaufferie du Coeur des sciences de l'UQAM : 175, ave. du Président-Kennedy, métro Place-des-Arts.</p> <p>Accès :
Par l'extérieur, derrière le pavillon Sherbrooke (200, rue Sherbrooke Ouest) et à l'est du pavillon de Chimie-Biochimie (2101 avenue Jeanne-Mance). L'adresse du bâtiment est le 175, avenue du Président-Kennedy (n'a pas pignon sur rue). Accessible aux fauteuils roulants.
</strong></p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 04:13:15 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[PAS DE DEMOCRATIE SANS DROITS]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/pas-de-democratie-sans-droits</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement Harper, nous assistons à une intensification des attaques de ce gouvernement contre les institutions démocratiques, les pratiques démocratiques et les droits et libertés. Ces attaques systématiques tendent à vouloir taire la voix de toute organisation ou de tout individu qui conteste ou critique les politiques du gouvernement Harper. Cette tendance s'est entre autres manifestée par le retrait du financement aux instances ou organismes qui manifestent leur désaccord ou qui font du plaidoyer (advocacy work) et par la révocation ou le non renouvellement de leur mandat aux individus ayant remis en question les décisions ou politiques du gouvernement Harper. Au plan national, on observe une restriction de l'accès à l'information sur l'action gouvernementale, une perte de la liberté d'opinion et d'expression, une diminution de la transparence gouvernementale, une ignorance et un non respect des décisions des tribunaux. Cette situation fait craindre pour le sort des droits de la personne et de la démocratie, voire elle compromet tant leur protection que leur préservation. Cela risque d'entraîner une polarisation accrue de la société.</p> <p>Si par le passé le Canada a, sur la scène internationale, grandement contribué au renforcement de droits fondamentaux et de la démocratie, ce n'est actuellement plus le cas. Les prises de positions du gouvernement Harper contribuent dangereusement, tant au plan national qu'international, à l'affaiblissement du respect de ces droits et ont fait reculer des enjeux aussi fondamentaux que l'abolition de la peine de mort, la protection contre la torture, les droits des gays et lesbiennes, les droits des autochtones, les droits des femmes, l'égalité des sexes, pour ne nommer que ces exemples. Des acteurs sociaux (tels que les organisations de la société civile ou de défense des droits humains) et des institutions démocratiques s'en retrouvent affaiblis, voire marginalisés, leur expertise et leur indépendance remise en cause. Est-on en train d'usurper la légitimité démocratique ? Pour quel objectif ?</p> <p>Nous vous invitons à réfléchir sur ces importants enjeux et sur les moyens d'actions que nous pouvons prendre.</p> <p>LE VENDREDI 9 AVRIL 2010 de 9H à 17H
LIEU : UQAM, Salle SH-2800, Pavillon Sherbrooke, 200 rue Sherbrooke, ouest, Montréal.</p> <p>En collaboration avec l'AQOCI, la CSN et l'IEIM.</p></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 03:42:14 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Israël est un État d'apartheid et c'est pourquoi il est en perte de légitimité ]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/israel-est-un-etat-d-apartheid-et</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Avant même que la sixième semaine contre l'apartheid Israélien ait lancé ses activités, les membres de l'Assemblée législative de l'Ontario et du Parlement canadien s'empressaient de la dénoncer. Je ne me rappelle pas d'un autre moment où les législateurs ont officiellement proscris une activité étudiante de cette façon. Peut-être dans les années 1950 lorsque le maccarthysme faisait des ravages, mais c'était avant mon temps.</p> <p>La semaine dernière, l'Assemblée législative de l'Ontario adoptait unanimement une résolution présentée par le conservateur Peter Shure dénonçant la semaine contre l'apartheid Israélien. Le texte de la résolution précisait que désigner Israël comme étant un État d'apartheid était « proche du discours haineux ». Bien qu'il n'y avait que 30 députés à l'Assemblée législative à ce moment-là, la députée provinciale néo-démocrate, Cheri di Novo, fut de celles qui prirent la parole en faveur de la résolution. Cette semaine, un député conservateur présentait une résolution affirmant que la Semaine contre l'Apartheid israélien était antisémite. Il s'agit d'attaques sans précédent.</p> <p>J'ai assisté il y a quelque jours à l'université Ryerson à une conférence d'un universitaire sud-african, Na'eem Jeena, qui travaille justement en solidarité avec la Palestine. M. Jeena a expliqué que l'apartheid sud-africain reposait sur trois piliers et qu'Israël les regroupe tous les trois.</p> <p>1. <strong>Différents droits pour les différentes races</strong> : Dans le cas d'Israël, il y a des droits différents pour les Juifs et pour les non-juifs. Par exemple, selon la Loi du Retour de 1950, les Juifs peuvent revenir en Israël et se voir accorder la citoyenneté même s'ils n'ont pas d'autre relation avec ce pays que les mythiques relations bibliques. À l'autre extrémité, les Palestiniens ne peuvent pas rentrer même si leurs parents ou grands-parents y ont vécu.</p> <p>2. <strong>La séparation de ce qu'on appelle les groupes raciaux dans des zones géographiques différentes</strong> : Même à l'intérieur des frontières d'Israël, 93 pour cent des terres appartiennent à un fond foncier national ou terres du Fonds national juif qui sont réservées à l'usage exclusif des Juifs. Les 20 pour cent de la population qui sont des Palestiniens vivant en Israël doivent se partager l'accès aux 7 pour cent de terres privées qui restent. La Cour suprême israélienne a rendu un certain nombre de décisions selon lesquelles les Palestiniens ne peuvent pas vivre sur des terres juives. Il y a des routes séparées pour les Juifs et pour les Palestiniens et il existe des zones résidentielles juives qui sont interdites aux Palestiniens. Cela n'a jamais été vrai en Afrique du Sud, même en temps de crise. En outre, les Palestiniens ont moins accès à l'eau que les Juifs vivant à proximité.</p> <p>Enfin, la circulation des Palestiniens est strictement réglementée bien plus que ne l'était celle des Noirs en Afrique du Sud. Les célèbres droits de passage en Afrique du Sud obligeaient les Noirs à montrer qu'ils disposaient de tels droits émis par le gouvernement pour se déplacer, mais les déplacements des Palestiniens sont encore plus limités par les murs et les points de contrôle et s'ils vivent dans la bande de Gaza, ils n'ont strictement pas le droit d'en sortir.</p> <p>3. <strong>Grille de sécurité, répression légale et sécurité</strong> : Il se menait une importante répression dans les ghettos noirs, mais il n'y avait jamais de chars ou le vrombissement des avions comme cela se passe en Cisjordanie. Jeena ajoute que la violence militaire israélienne contre des villages palestiniens est bien pire que tout ce qu'ont subi les Noirs en Afrique du Sud pendant l'apartheid.</p> <p>La Convention des Nations Unies sur l'apartheid condamne le crime d'apartheid qui se réfère à une série d'actes inhumains - y compris les assassinats, la torture, les arrestations arbitraires, les emprisonnements illégaux, l'exploitation, la marginalisation et la persécution - commis dans le but d'établir et de maintenir la domination d'un groupe racial par un autre. Si Israël est devenu un paria dans le monde, ce n'est pas à cause de l'antisémitisme, c'est parce qu'il pratique une forme d'apartheid encore plus flagrante que celle pratiquée en Afrique du Sud. Si certains des dirigeants les plus respectés du mouvement antiapartheid en Afrique du Sud soutiennent qu'ils voient de l'apartheid dans ce que fait Israël ; si là-bas, la campagne de boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) est plus forte, il y a une raison. C'est que les gens reconnaissent l'apartheid quand ils le voient !</p> <p>Alors pourquoi nos politicienEs, dont certains néo-démocrates, ciblent-ils une activité étudiante comme la semaine contre l'Apartheid Israélien sur leurs sites ?</p> <p>Une coalition de parlementaires de tous les partis a tenu des audiences sur ce qu'ils appellent le « nouvel antisémitisme » qu'ils identifient à la critique d'Israël. Ils se sont fait dire par tous les recteurs d'universités qui ont comparu devant eux qu'il n'y a pas de montée de l'antisémitisme sur leur campus. Pourtant les fausses rumeurs d'une telle augmentation persistent en raison de l'équation faisant équivaloir la critique d'Israël à de l'antisémitisme.</p> <p>Israël commence à comprendre que le mouvement non-violent et antiapartheid et la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) est une plus grande menace à son pouvoir que la menace militaire. En Israël et en Palestine, ils arrêtent les militant-e-s non-violents qui mènent le mouvement. Et ils utilisent toute leur puissance économique et politique pour pousser les gouvernements amis à s'opposer à ces manifestations. Mais il y a un problème. C'est ce qu'on appelle la démocratie et la liberté d'expression. Quelque soit votre désaccord sur le fait qu'Israël ait des pratiques d'apartheid, vous ne pouvez pas empêcher toute discussion sur la question ou une manifestation ou une campagne de désinvestissement contre Israël parce que la liberté d'expression est un droit démocratique fondamental dans la plupart des pays occidentaux. Au Canada, le seul moyen d'arrêter le mouvement est de le discréditer en l'identifiant à de l'antisémitisme. C'est ce que nos parlementaires tentent de faire maintenant.</p> <p>Je suis Juive et j'ai travaillé pour les droits des Palestiniens depuis de nombreuses années, tout comme beaucoup d'autres Juifs qui se sentent une responsabilité particulière de s'élever contre les injustices commises par Israël. Pendant ce temps, j'ai rarement subi de l'antisémitisme. En organisant la Semaine contre l'apartheid israélien, je n'en ai éprouvé aucun. Si Israël est en perte de légitimité dans le monde, c'est à cause de ce que son gouvernement fait contre les Palestiniens, non pas à cause de l'antisémitisme. Cette tentative de bloquer toute critique d'Israël est l'assaut le plus effrayant contre la liberté d'expression que j'ai vu dans ce pays. Que vous pensiez ou non que « Semaine contre l'apartheid israélien » soit le meilleur nom pour cette semaine de discussion en soutien aux droits des Palestiniens, écrivez s'il vous plaît à vos députés, provinciaux et fédéraux et dites-lui pourquoi vous croyez qu'il est mauvais pour des parlementaires de dénoncer ce genre d'activité éducative.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Judy Rebick est membre de la Chaire pour la justice sociale et la démocratie des TCA et maintient un blogue « transformingpower.ca » où cet article est d'abord paru.</p></div>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 03:13:26 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Aider qui et pourquoi ?]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/aider-qui-et-pourquoi</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Pendant longtemps, l'aide canadienne a fait partie du dispositif d'inspiration keynésienne mis en place après la Deuxième Guerre mondiale. Gérin-Lajoie et les pères fondateurs pensaient qu'on pouvait aider le tiers-monde à « décoller » économiquement et à se sortir de la misère. Assez tôt cependant, cette hypothèse a été critiquée par des militants et des chercheurs du tiers-monde comme Samir Amin qui estimaient que le tiers-monde devait avant tout se déconnecter du système capitalisme mondial.</p> <p>Dans les années 1980 et 1990, il est apparu que le tiers-monde ne « décollait » pas et au contraire, s'enfonçait dans une crise multiforme. La Banque mondiale et le FMI, sous l'influence des pays capitalistes, proposaient alors d'« ajuster » ce tiers-monde en renforçant sa subordination au marché mondial. Plus tard, la « mondialisation » néolibérale a précipité une série de crises en cascades dont le point d'aboutissement est la crise dite « financière » de 2008. Le château de cartes s'est alors écroulé.</p> <p><strong>Rompre avec le système</strong></p> <p>Aujourd'hui, le concept d'aide est fortement questionné. Les « recettes » successives ont échoué, surtout celles qui étaient pensées pour intégrer davantage les économies du sud aux puissances dominantes du nord. Les aspects humanitaires, caritatifs du système d'aide sont à toutes fins pratiques subordonnées à des impératifs économiques, commerciaux, financiers dictés par les puissances du nord.</p> <p>Devant ce constat d'échec, quelque chose de nouveau est en train d'apparaître. En effet, il y a un nouvel acteur dans le décor, soit un vaste mouvement social, aux contours mal définis, et qu'on connaît sous l'appellation « altermondialisme ». En gros, cet acteur dit qu'il faut rompre avec le système néolibéral en place ou du moins, le discipliner et remettre l'économie au service des gens, au lieu du contraire. Cet acteur propose qu'on s'organise à la base, à la fois pour résister et pour construire un autre monde, comme l'affirme le Forum social mondial. Autre phénomène, les pays du sud inventent une nouvelle coopération « sud-sud », entre eux, comme on le voit en Amérique du Sud avec l'ALBA. Bref sous nos yeux et prenant diverses formes surgit une autre coopération, une autre solidarité.</p> <p>Devant cela, les puissances du nord ne restent pas passives. Cela a été, pendant les dernières années, la « guerre sans fin » du Président Bush, endossé à divers degrés par d'autres gouvernements comme celui de Stephen Harper. En gros, cette proposition est de re-diviser le monde en deux, la « civilisation » et les « barbares ». Avec les « barbares », comme en Palestine, en Afghanistan, en Irak, la voie est de militariser, contrôler, réprimer. Dans ce contexte, même l'humanitaire est mis au service du militaire. Cette militarisation de l'aide s'inscrit bien dans cette stratégie de reconquête du monde. À court terme en tout cas, il faut briser les résistances, d'où l'acharnement des États-Unis, du Canada et d'autres puissances contre les Astérix de ce monde, comme les Palestiniens par exemple.</p> <p><strong>Une large Coalition</strong></p> <p>Vu du Québec, cette situation ouvre des opportunités et en même temps des défis. Il est assez évident que, sous le régime actuel, l'ACDI et les organismes subventionnés par le gouvernement fédéral comme certains ONG vont être confinés, voire censurés. Les traditions « libérales » (au sens philosophique du terme) ne correspondent plus aux besoins actuels des États guerriers et sécuritaires. Il faut résister à cela car cette tendance très régressive menace non seulement les ONG de solidarité internationale, mais d'autres secteurs de la société.</p> <p>Les mouvements sociaux et les ONG progressistes doivent travailler avec leurs partenaires sur leurs propres bases, dans des modalités déterminées par des objectifs communs de résistance et de construction des alternatives. La solidarité se construit là.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Pierre Beaudet a publié récemment Qui aide qui ? Une brève histoire de la solidarité internationale au Québec (Boréal)</p></div>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 03:13:26 CET</pubDate>
    </item>
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      <title><![CDATA[APPEL À LA DÉFENSE DES DROITS ET LIBERTÉS]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/appel-a-la-defense-des-droits-et</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><strong>Une</strong> série d'événements récents, tous liés aux positions inconditionnellement pro-gouvernement israélien du gouvernement Harper, nous interpelle en tant que citoyens et citoyennes. D'abord les coupures injustifiées à des organismes de coopération internationale et de défense des droits humains tels Kaïros et Alternatives de même qu'à la Fédération canado-arabe ; puis la crise actuelle à Droits et Démocratie provoquée par des nominations hautement partisanes de la part du gouvernement ; enfin l'annonce d'une motion du député conservateur T. Uppal invitant la Chambre des Communes à déclarer le Canada inconditionnellement « ami d'Israël », à assimiler à de l'antisémitisme tout lien entre les politiques du gouvernement d'Israël et l'apartheid, ceci afin de condamner (et si possible de faire interdire) la Semaine contre l'apartheid israélien qui se déroule présentement sur les campus étudiants au Canada et partout à travers le monde.</p> <p><strong>Cette</strong> motion s'inscrit d'ailleurs dans la foulée des multiples tentatives des lobbys pro-israéliens, ici et ailleurs, pour assimiler à de l'antisémitisme toute critique des politiques et pratiques de l'État israélien. On pense à la « Coalition parlementaire canadienne pour combattre l'antisémitisme » mise en place en novembre dernier avec l'objectif, selon l'organisme Voix juives indépendantes, de « faire taire les personnes et organisations de plus en plus nombreuses qui appuient les droits des PalestinienNEs et critiquent Israël pour ses politiques illégales d'occupation, d'appropriation et de blocus ».</p> <p><strong>Tous</strong> ces événements nous choquent parce qu'ils mettent en péril le travail indispensable de promotion des droits et de la démocratie dans un monde où ceux-ci sont malmenés par plusieurs gouvernements et courants politiques, mais aussi parce qu'ils nous font craindre le pire pour l'exercice des libertés publiques et la qualité de la vie démocratique ici même au Canada. Ainsi, la situation préoccupante que traverse Droits et démocratie nous semble constituer l'aspect visible d'un iceberg encore plus inquiétant, celui par lequel le gouvernement vise à museler l'opinion publique et à faire taire toute opinion divergente. Dans ce cas, le gouvernement utilise son pouvoir de nomination pour influer indirectement sur les orientations de l'organisme. Pourtant Droits et démocratie relève non pas du gouvernement, mais du Parlement. Mais justement, ce gouvernement ne contrôlant pas le Parlement, il choisit de gouverner sans le Parlement en utilisant son pouvoir de prorogation, une façon comme une autre de ne pas affronter les critiques que ses décisions pourraient susciter et de ne pas avoir à rendre de comptes, notamment au sujet de la torture dont ont été victimes les prisonniers faits en Afghanistan.</p> <p><strong>Quant</strong> à l'utilisation de coupes draconiennes à certains organismes bien ciblés dans le but de les « faire mourir à petit feu », on se souviendra que dès son arrivée au pouvoir en 2006, ce gouvernement a coupé le financement de plusieurs organismes de promotion des droits, principalement en ce qui concerne les droits des femmes et les droits des francophones hors Québec. Aujourd'hui, ce sont les organismes mentionnés plus haut qui, au Canada, goûtent à cette médecine amère. Mais, et non par hasard, ce sont également trois organismes reconnus au plan international de défense de droits israéliens et palestiniens (soutenus par Droits et Démocratie à hauteur d'un modeste 10,000$ chacun) qui en subissent les conséquences suite aux pressions des membres pro-israéliens du conseil d'administration, comme si les Palestiniens n'avaient pas de droits ou, pire encore, n'avaient pas « le droit d'avoir des droits » parce que Palestiniens, assimilant ainsi une population tout entière au « terrorisme ». Par son attitude vis-à-vis Droits et démocratie, le ministre L. Cannon, se fait complice du mépris du gouvernement israélien pour les droits et libertés du peuple palestinien.</p> <p><strong>Nous</strong> refusons catégoriquement que toute critique de l'État israélien soit systématiquement assimilée à de l'antisémitisme. Nous ne nous plierons pas à ce « terrorisme intellectuel ». C'est d'ailleurs parce que nous sommes opposéEs à toute forme de racisme et d'antisémitisme que nous dénonçons les politiques du gouvernement israélien qui violent depuis plus de 60 ans toutes les dispositions du droit international. L'occupation, la colonisation, l'érection du mur de séparation, le blocus de Gaza contreviennent à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, aux Conventions de Genève, aux décisions de la Cour internationale de justice de La Haye et aux centaines de résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l'ONU.</p> <p><strong>La</strong> construction illégale de colonies à Jérusalem-est et dans les territoires occupés de Cisjordanie, reliées entre elles par un système d'autoroutes réservées aux seuls Israéliens et interdites aux Palestiniens parce que Palestiniens, produisant ainsi une véritable insularisation des villes et village palestiniens ; le mur et les multiples check points qui n'entravent que la circulation des seuls Palestiniens et de leurs biens ; le déni de droits égaux aux citoyens israéliens d'origine palestinienne parce que non juifs ; tous ces faits nous amènent à voir des similitudes troublantes avec le programme des bantoustans et les politiques racistes qu'avait instaurées le gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud. Vouloir museler les citoyens et citoyennes canadiennes qui entendent protester contre ces politiques constitue une atteinte grave à la liberté d'opinion et d'expression</p> <p><strong>Nous</strong> sommes attachéEs à la démocratie, une démocratie qui ne se limite pas à des élections sur une base régulière, mais qui implique aussi l'existence d'une opinion publique qui dispose de ses propres canaux d'information et d'une capacité de contestation pacifique des décisions de son gouvernement. En voulant mettre au pas Droits et démocratie et en faire un agent de sa politique de soutien inconditionnel à l'État d'Israël, le gouvernement Harper agit directement pour empêcher la formation d'une opinion publique indépendante, non seulement au Canada, mais ailleurs dans le monde. Rappelons-nous qu'aucun gouvernement ne peut bâillonner les droits et libertés et prétendre être démocratique, que ce soit Israël ou le Canada.</p> <p><strong>Face au recul alarmant des libertés publiques au Canada, nous soussignéEs, demandons au gouvernement du Canada :</p> <p>? de respecter et de promouvoir l'ensemble des droits humains, notamment les libertés d'expression et d'opinion ;</p> <p>? d'assurer l'indépendance de Droits et démocratie et de respecter l'intégralité de son mandat soit la défense des droits humains et la promotion d'institutions et de pratiques démocratiques partout dans le monde. Cela implique que l'organisation puisse poursuivre ses activités au Proche-Orient en soutenant les organisations de promotion des droits tant en Israël qu'en Palestine occupée ;</p> <p>? le maintien du financement de la Fédération canado-arabe, de Kaïros et d'Alternatives.</strong></p> <h3 class="spip">JOIGNEZ LES SIGNATAIRES DE L'APPEL !</h3></div>
		
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 02:42:16 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Effets Séisme]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/effets-seisme</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Le 12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7.0 sur l'échelle de Richter a secoué fortement les régions proches de l'épicentre et de la ligne des failles, Port-au-Prince, Léogâne, Grand-Goâve, Jacmel.</p> <p>Des destructions énormes dans le corridor de l'hécatombe, les médias nous en ont mis plein la vue : des dizaines de milliers de maisons et d'édifices effondrés, des centaines de milliers de morts tirés des décombres, plus d'un million de sans-abri en détresse, sauve-qui-peut de presqu'un demi-million d'habitants de la capitale vers la province et la campagne, quelque 900 camps de sans-abri couvrant la métropole de Port-au-Prince devenu Port-aux-camps. On commence à peine à mesurer les effets directs dévastateurs de l'inoubliable séisme.</p> <p>Mais, moins visibles ou peu montrés sont les effets indirects du séisme, qui affectent, au-delà du corridor de l'hécatombe, tout le pays, particulièrement les villes et localités choisies comme zones de refuge par l'exode urbain. Outre le département de la Grand'Anse, il faut nommer le Centre et le Nord-Ouest. Dans la situation d'extrême centralisation de l'État en Haïti et en l'absence d'État social, les maires de ces régions d'immigration interne, le monde rural d'accueil de ces réfugiés de l'environnement en ont plein les bras. Et ils en ont marre d'être laissés seuls, sans moyens d'assister ces vagues de déplacés forcés apparemment disparus de l'écran de radar des décideurs internationaux de la livraison de l'aide.</p> <p>Et ils le font savoir haut et fort à l'opinion publique nationale et internationale. On entend parler de la décision de la mairie du Cap-Haïtien de combler l'absence de l'État central et d'organiser de son propre chef le secours aux sinistrés. Mieux connu au pays et dans le cyber village global l'exemple inédit de l'Association des maires de la Grand'Anse (AMAGA) décidant par « Arrêté » la constitution d'un pouvoir municipal autonome pour la gestion des problèmes de l'après-séisme et le développement régional du département. L'article V de l'Arrêté annonce que « le directoire envisagera d'approcher les départements limitrophes, le Sud et les Nippes, pour la constitution d'un pôle régional de développement. » Heureux effet du séisme : la décentralisation politique de l'État et la démocratie de proximité sont en chantier, là où elles doivent être observées, sur le terrain des services publics au citoyen.</p> <p>Quant aux effets indirects sur le monde rural et les organisations paysannes hôtes des réfugiés du séisme, ils touchent dans l'immédiat les réserves de semences destinées aux semailles prévues de la fin mars. Les familles paysannes d'accueil sont obligées, pour nourrir aujourd'hui les réfugiés qu'elles accueillent, de puiser dans leurs réserves pour la culture de demain. Et se retrouveront ainsi sans moyens d'agriculture, quand sera venu le temps de semer et de planter. Le Mouvement paysan de Papaye, l'organisation paysanne Tèt Kole du Nord-Ouest, le monde rural organisé lance un SOS et une mise en garde à la communauté internationale : de grâce, évitez que l'aide alimentaire d'urgence, aujourd'hui nécessaire, ne vienne mettre définitivement à terre, avec les multiples effondrements nationaux, le reste de la production agricole du pays ! Pour l'éviter, aidez-nous tout de suite à nourrir et servir les réfugiés fuyant Port-au-Prince, sans que nous soyons obligés d'épuiser nos réserves de semences. Pour que nous soyons prêts à semer à la toute prochaine saison des pluies et à produire pour l'immense ville-aux-camps laissée par le séisme. Sinon, c'est tout le pays qui sera rapidement transformé en un vaste camp de réfugiés infantilisés nourris « humanitairement » par une communauté internationale secouriste. Entendez bien le sens de notre démarche, que nous savons paradoxale, fait remarquer MPP : « L'aide alimentaire détruit les habitudes alimentaires de la population et la maintient dans la dépendance. Cependant, face aux souffrances causées dans la population par cette hécatombe, une organisation qui lutte pour le bien-être, pour la dignité des femmes et des hommes appauvris, ne saurait rester indifférente. »</p> <p>Pour assurer la poursuite et l'atteinte de l'objectif de la souveraineté alimentaire et garantir l'action d'auto-reconstruction nationale, MPP et Tèt Kole demandent plus, l'aide publique et la solidarité internationale, pour se procurer des semences créoles dans les pays voisins, des outils et des engrais.</p> <p>Si ses effets directs et indirects finissent par entrer dans le bilan de la catastrophe nationale, on découvrira l'impact du séisme sur l'économie paysanne et le rôle d'acteur irremplaçable du monde rural dans la recherche de solutions durables aux problèmes occasionnés par ce séisme. Ce ne sera pas là un de ses moindres effets bénéfiques paradoxaux.</p> <p>Dans le plan de la reconstruction d'Haïti, une attention première doit aller à la campagne nourricière de la ville, aux cultivateurs paysans piliers du bien-être du pays. Alors enfin sera entendue pour le bien du pays la recommandation scientifique de Paul Moral d'intégrer la paysannerie dans la nation.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Franklin Midy est professeur au département de sociologie de l'UQÀM et Coordonnateur de l'ICIH</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:13:14 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Retour vers le futur sur fond de tragédie chilienne ]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/retour-vers-le-futur-sur-fond-de</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Chili, 11 mars 2010 : avec l'arrivée de la droite au pouvoir, on assiste à la fin d'un cycle de l'histoire politique récente de ce pays et, symboliquement, ce changement se déroule au milieu des décombres du tremblement de terre du 02 mars dernier.</p> <p>Tremblements de terre et effondrement des institutions font partie de l'histoire du Chili. L'élan réformateur de président Balmaceda au 19ème siècle et le socialisme de Allende, au 20ème siècle, bouleversés par la mort de milliers de Chiliens, témoignent du sort tragique de ce peuple. Si sur le plan de la normalité institutionnelle, on peut célébrer les progrès accomplis, du point de vue politique, la situation est plus complexe. Sebastián Piñera, un riche homme d'affaires, membre du parti de droite Renovacion nacional, ne se rappellera certainement pas du jour de son investiture comme d'une journée historique. Car avec les destructions laissées par le tremblement de terre, s'est également effondrée une partie importante de l'idéologie du modèle chilien, viscéralement préconisée par Renovacion nacional.</p> <p>La récente tragédie met en évidence la grande faiblesse du réseau de protection sociale au pays "le plus développé en Amérique du Sud", qui vient tout juste de faire son entrée à l'OCDE. Le gouvernement a mis trop de temps pour venir en aide aux populations des villes les plus touchées par le séisme comme Dichato, Talca, et Concepción. Ce tremblement de terre a aussi mis en évidence les énormes fossés sociaux qui divisent les Chiliens alors que 20% profitent de 80% des richesses du pays.</p> <p>Il n'est pas facile de déchiffrer l'énigme de ce pays. Le Chili a atteint la démocratie politique en 1990, par la voie de la transition négociée alors que les forces armées chiliennes sont restées unies autour du projet de transition définie par Pinochet. Lorsque l'opposition démocratique regroupée autour de la Concertation a remporté le référendum de 1988, en battant par scrutin la dictature de Pinochet, celui-ci a déclaré : « La Constitución no se cambia ». Il faisait référence à la Constitution de 1980, adoptée pendant la période la plus répressive du régime militaire.</p> <p>Jusqu'à l'année dernière, la Constitution chilienne est demeurée pratiquement inchangée. Selon Luis Maira, ancien président du Parti socialiste, la solution qui a permis l'arrivée de la Concertación au pouvoir a eu comme contrepartie le maintien des restrictions légales et les garanties institutionnelles imposées par l'ancien régime, voir la permanence de Pinochet comme sénateur à vie, l'impunité des violations des droits de l'homme et la préservation de la structure institutionnelle de l'État minimal. Pendant vingt ans, les socialistes et les démocrates-chrétiens, les deux principaux partis de la Concertación, se relayaient au pouvoir sans les tracas de la suppression de ces obstacles.</p> <p>Et les prochains mois sont remplis de défis. On estime que la reconstruction du pays peut coûter plus de 30 milliards de dollars. Sebatian Piñera ne pourra pas reconstruire le pays uniquement avec les forces qui l'ont élu ni non plus avec les recettes traditionnelles des politiques néolibérales. Dans ce contexte, l'interruption des programmes sociaux par le gouvernement Bachelet, en particulier dans les domaines de la santé et du logement, pourrait être coûteuse pour le nouveau gouvernement alors que les partis de gauche et les mouvements sociaux montrent des signes de reprise. De paradoxe en paradoxe, face aux défis de la reconstruction nationale, de la gestion des tensions sociales et des incertitudes politiques déchaînées par le séisme, Pinera pourrait même modifier son plan original. Peut-il faire les changements politiques que le centre-gauche fut incapable de réaliser pendant les vingt dernières années ?</p></div>
		
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 22:13:14 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Canada et Moyen-Orient : la fin de la médiation ]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/archives/2010/journal-des-alternatives-vol-1-no/article/canada-et-moyen-orient-la-fin-de</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><i>En février dernier, Amnistie internationale Canada publiait un rapport intitulé : Les droits humains au Canada en 2010 - Il est temps de reprendre le leadership. Le rapport concluait à la nécessiter de créer un processus indépendant et non partisan pour examiner les questions relatives à la diminution des possibilités de contestation en matière de droits humains au Canada. Nous reproduisons ici un extrait du chapitre du rapport d'A.I. qui porte sur les conséquences, au Canada, du positionnement du gouvernement canadien.</i></p> <hr class="spip" />
<p>Aucun débat international sur les droits humains n'est plus intense que celui concernant Israël, l'Autorité palestinienne et les Territoires occupés. Ce débat, devenu rapidement polarisé, a perdu de vue l'importance des questions relatives aux droits humains qui en dépendent. Cet égarement, amorcé il a longtemps avec la Commission des droits de l'homme des Nations-Unies, se poursuit avec le Conseil des droits de l'homme (qui a remplacé la Commission en 2006). Traditionnellement, le Canada a opté pour une approche circonspecte dans ce débat, votant tantôt contre les résolutions, tantôt pour, optant souvent pour l'abstention, expliquant son vote de façon prudente, en s'appuyant sur des principes.</p> <p>Plus récemment cependant, le Canada vote constamment contre les résolutions onusiennes qui sont essentielles à la cause des droits humains dans l'État d'Israël. Alors qu'avant les autres pays voyaient le Canada comme le pays qui pouvait réduire l'écart quant aux résolutions relatives à Israël, la plupart croient aujourd'hui qu'il est vain de s'engager avec le Canada, puisque ce dernier semble bien campé sur sa position de soutien sans réserve à Israël. Par exemple, en janvier 2009, le Canada fut le seul des 47 pays membres du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à voter contre la résolution condamnant les violations des droits humains qui se sont produites dans le contexte de l'offensive militaire d'Israël à Gaza l'an dernier. De proches alliés du Canada, incluant le Royaume-Uni et le Japon, ont plutôt choisi de s'abstenir de voter. En novembre 2009, à l'Assemblée générale des Nations Unies, seulement 18 pays, dont le Canada, ont voté contre une résolution appuyant les résultats d'une enquête commandée par le Conseil des droits de l'homme et réalisée par Richard Goldstone, un réputé juriste sud-africain. La résolution de l'Assemblée sommait les autorités israéliennes et palestiniennes de mener des enquêtes indépendantes crédibles sur des allégations de graves violations du droit international humanitaire et du droit international en matière de droits humains.</p> <p>Plusieurs autres controverses et événements augmentent le risque de voir la position politique du Canada quant à Israël porter atteinte à sa réputation de défenseur des droits humains. C'est entre autres de cas de l'une opération militaire israélienne au sud du Liban à l'été 2006, qui se solda par la mort de plus de mille civils, qualifiée par le premier ministre Harper de réponse « raisonnable » aux attaques de missile du Hezbollah dans le nord d'Israël.</p> <p>Puis, il y eut une série de compressions budgétaires dans les organisations canadiennes oeuvrant pour les droits humains et collaborant avec des groupes en Israël, sous l'Autorité palestinienne et dans les Territoires occupés ou qui les appuyaient financièrement, notamment la coalition d'Églises KAIROS et l'organisme de développement Alternatives.</p> <p>Ensuite, Droits et Démocratie, une agence indépendante respectée établie par le Parlement il y a plus de vingt ans pour promouvoir les droits humains internationaux et le développement démocratique, s'est retrouvée au coeur d'une vive controverse qui semble avoir été causée, du moins en partie, par une polémique concernant des subventions accordées à des groupes de droits humains palestiniens et israéliens renommés. La controverse faisait suite à la nomination au conseil d'administration de Droits et Démocratie par le gouvernement de 5 personnes partageant sa position, celle de s'abstenir de critiquer Israël au chapitre des droits humains.</p> <p>Au même moment, le gouvernement annonçait qu'il « redirigeait » le soutien financier traditionnellement accordé à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés (UNRWA) de Palestine dans le Proche-Orient. Pour la première fois, le Canada ne participera pas au financement de base de l'UNRWA et, conséquemment, ne contribuera pas à l'important programme d'éducation primaire offert aux enfants-réfugiés palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.</p> <p>Ces récentes décisions et les pratiques de votation du Canada ont pour effet qu'il est désormais perçu comme un pays partisan quant aux questions de droits humains dans cette région. La capacité du Canada à jouer le rôle d'un intermédiaire impartial lors de ces épineux débats s'en trouve compromise. De façon générale, la réputation du Canada en tant que leader des principes des droits humains s'est considérablement affaiblie, ce qui est de mauvais augure, bien au-delà des questions relatives à Israël.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:42:24 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Forum mondial sur l'Éducation en Palestine]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/forum-mondial-sur-l-education-en-5444</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L116xH150/arton5444-20483.jpg" alt="" align="right" width='116' height='150' class='spip_logos' style='height:150px;width:116px;' />
		<div class='rss_texte'><p>Participez à ce rendez-vous international pour l'éducation et la solidarité</p> <p>Avec Refat Sabbah, directeur du Teachers Creativity Center et du comité d'organisation du forum
Feroz Mehdi secrétaire général d'Alternatives International de retour de Ramallah
22 mars 12h30, UQAM, a-2830</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:42:24 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Retour vers le futur sur fond de tragédie chilienne ]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-d-alternatives/article/retour-vers-le-futur-sur-fond-de</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Chili, 11 mars 2010 : avec l'arrivée de la droite au pouvoir, on assiste à la fin d'un cycle de l'histoire politique récente de ce pays et, symboliquement, ce changement se déroule au milieu des décombres du tremblement de terre du 02 mars dernier.</p> <p>Tremblements de terre et effondrement des institutions font partie de l'histoire du Chili. L'élan réformateur de président Balmaceda au 19ème siècle et le socialisme de Allende, au 20ème siècle, bouleversés par la mort de milliers de Chiliens, témoignent du sort tragique de ce peuple. Si sur le plan de la normalité institutionnelle, on peut célébrer les progrès accomplis, du point de vue politique, la situation est plus complexe. Sebastián Piñera, un riche homme d'affaires, membre du parti de droite Renovacion nacional, ne se rappellera certainement pas du jour de son investiture comme d'une journée historique. Car avec les destructions laissées par le tremblement de terre, s'est également effondrée une partie importante de l'idéologie du modèle chilien, viscéralement préconisée par Renovacion nacional.</p> <p>La récente tragédie met en évidence la grande faiblesse du réseau de protection sociale au pays "le plus développé en Amérique du Sud", qui vient tout juste de faire son entrée à l'OCDE. Le gouvernement a mis trop de temps pour venir en aide aux populations des villes les plus touchées par le séisme comme Dichato, Talca, et Concepción. Ce tremblement de terre a aussi mis en évidence les énormes fossés sociaux qui divisent les Chiliens alors que 20% profitent de 80% des richesses du pays.</p> <p>Il n'est pas facile de déchiffrer l'énigme de ce pays. Le Chili a atteint la démocratie politique en 1990, par la voie de la transition négociée alors que les forces armées chiliennes sont restées unies autour du projet de transition définie par Pinochet. Lorsque l'opposition démocratique regroupée autour de la Concertation a remporté le référendum de 1988, en battant par scrutin la dictature de Pinochet, celui-ci a déclaré : « La Constitución no se cambia ». Il faisait référence à la Constitution de 1980, adoptée pendant la période la plus répressive du régime militaire.</p> <p>Jusqu'à l'année dernière, la Constitution chilienne est demeurée pratiquement inchangée. Selon Luis Maira, ancien président du Parti socialiste, la solution qui a permis l'arrivée de la Concertación au pouvoir a eu comme contrepartie le maintien des restrictions légales et les garanties institutionnelles imposées par l'ancien régime, voir la permanence de Pinochet comme sénateur à vie, l'impunité des violations des droits de l'homme et la préservation de la structure institutionnelle de l'État minimal. Pendant vingt ans, les socialistes et les démocrates-chrétiens, les deux principaux partis de la Concertación, se relayaient au pouvoir sans les tracas de la suppression de ces obstacles.</p> <p>Et les prochains mois sont remplis de défis. On estime que la reconstruction du pays peut coûter plus de 30 milliards de dollars. Sebatian Piñera ne pourra pas reconstruire le pays uniquement avec les forces qui l'ont élu ni non plus avec les recettes traditionnelles des politiques néolibérales. Dans ce contexte, l'interruption des programmes sociaux par le gouvernement Bachelet, en particulier dans les domaines de la santé et du logement, pourrait être coûteuse pour le nouveau gouvernement alors que les partis de gauche et les mouvements sociaux montrent des signes de reprise. De paradoxe en paradoxe, face aux défis de la reconstruction nationale, de la gestion des tensions sociales et des incertitudes politiques déchaînées par le séisme, Pinera pourrait même modifier son plan original. Peut-il faire les changements politiques que le centre-gauche fut incapable de réaliser pendant les vingt dernières années ?</p></div>
		
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 21:13:20 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Bhopal, Première mondiale]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/bhopal-premiere-mondiale</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>Dans le cadre du Festival des films sur les droits de la personne de Montréal</p> <p>Bhopal, Inde, 3 décembre 1984 ? une trentaine de tonnes de gaz toxique s'échappe de l'usine de pesticides de la compagnie Union Carbide, en plein coeur des quartiers pauvres. Cette catastrophe industrielle ? la plus grave de tous les temps ? fait cette nuit-là 3000 à 5000 morts, 500 000 personnes affectées temporairement et 100 000 de façon permanente. 25 ans plus tard, les survivants, dont les droits les plus fondamentaux ont été niés durant toutes ces années, souffrent encore des conséquences de cette tragédie. Pourtant, au fil du temps, plusieurs d'entre eux s'élévent contre l'injustice et organisent la lutte pour le respect de leurs droits. Désastre environnemental, humain et judiciaire, cette catastrophe suscite une réflexion sur la responsabilité sociale des entreprises.</p> <p>RÉAL /DIR : Sylvie Joly
CAMERA /SON /SOUND : Louis Roy
ASSIST : Odélie
MONT /ED : Santiago Bertolino</p> <p>Vendredi 19 mars | 21 h | Cinéma du Parc - 3575 Avenue du Parc, Montréal
Dimanche 21 mars | 17 h | Cinéma Parallèle - 3536 St-Laurent, Montréal</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Sylvie Joly a été journaliste pendant une quinzaine d'années, notamment à Radio-Canada. En 1989, elle écrit un article pour l'Actualité à Bhopal. En 2009, son intention de réaliser un documentaire sur cette tragédie se transforme en projet de vidéo indépendante avec son conjoint. Elle est actuellement conseillère syndicale à la CSN.</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 20:42:17 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[APPEL À LA DÉFENSE DES DROITS ET LIBERTÉS]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/articles-pour-le-bulletin/article/appel-a-la-defense-des-droits-et</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p><strong>Une</strong> série d'événements récents, tous liés aux positions inconditionnellement pro-gouvernement israélien du gouvernement Harper, nous interpelle en tant que citoyens et citoyennes. D'abord les coupures injustifiées à des organismes de coopération internationale et de défense des droits humains tels Kaïros et Alternatives de même qu'à la Fédération canado-arabe ; puis la crise actuelle à Droits et Démocratie provoquée par des nominations hautement partisanes de la part du gouvernement ; enfin l'annonce d'une motion du député conservateur T. Uppal invitant la Chambre des Communes à déclarer le Canada inconditionnellement « ami d'Israël », à assimiler à de l'antisémitisme tout lien entre les politiques du gouvernement d'Israël et l'apartheid, ceci afin de condamner (et si possible de faire interdire) la Semaine contre l'apartheid israélien qui se déroule présentement sur les campus étudiants au Canada et partout à travers le monde.</p> <p><strong>Cette</strong> motion s'inscrit d'ailleurs dans la foulée des multiples tentatives des lobbys pro-israéliens, ici et ailleurs, pour assimiler à de l'antisémitisme toute critique des politiques et pratiques de l'État israélien. On pense à la « Coalition parlementaire canadienne pour combattre l'antisémitisme » mise en place en novembre dernier avec l'objectif, selon l'organisme Voix juives indépendantes, de « faire taire les personnes et organisations de plus en plus nombreuses qui appuient les droits des PalestinienNEs et critiquent Israël pour ses politiques illégales d'occupation, d'appropriation et de blocus ».</p> <p><strong>Tous</strong> ces événements nous choquent parce qu'ils mettent en péril le travail indispensable de promotion des droits et de la démocratie dans un monde où ceux-ci sont malmenés par plusieurs gouvernements et courants politiques, mais aussi parce qu'ils nous font craindre le pire pour l'exercice des libertés publiques et la qualité de la vie démocratique ici même au Canada. Ainsi, la situation préoccupante que traverse Droits et démocratie nous semble constituer l'aspect visible d'un iceberg encore plus inquiétant, celui par lequel le gouvernement vise à museler l'opinion publique et à faire taire toute opinion divergente. Dans ce cas, le gouvernement utilise son pouvoir de nomination pour influer indirectement sur les orientations de l'organisme. Pourtant Droits et démocratie relève non pas du gouvernement, mais du Parlement. Mais justement, ce gouvernement ne contrôlant pas le Parlement, il choisit de gouverner sans le Parlement en utilisant son pouvoir de prorogation, une façon comme une autre de ne pas affronter les critiques que ses décisions pourraient susciter et de ne pas avoir à rendre de comptes, notamment au sujet de la torture dont ont été victimes les prisonniers faits en Afghanistan.</p> <p><strong>Quant</strong> à l'utilisation de coupes draconiennes à certains organismes bien ciblés dans le but de les « faire mourir à petit feu », on se souviendra que dès son arrivée au pouvoir en 2006, ce gouvernement a coupé le financement de plusieurs organismes de promotion des droits, principalement en ce qui concerne les droits des femmes et les droits des francophones hors Québec. Aujourd'hui, ce sont les organismes mentionnés plus haut qui, au Canada, goûtent à cette médecine amère. Mais, et non par hasard, ce sont également trois organismes reconnus au plan international de défense de droits israéliens et palestiniens (soutenus par Droits et Démocratie à hauteur d'un modeste 10,000$ chacun) qui en subissent les conséquences suite aux pressions des membres pro-israéliens du conseil d'administration, comme si les Palestiniens n'avaient pas de droits ou, pire encore, n'avaient pas « le droit d'avoir des droits » parce que Palestiniens, assimilant ainsi une population tout entière au « terrorisme ». Par son attitude vis-à-vis Droits et démocratie, le ministre L. Cannon, se fait complice du mépris du gouvernement israélien pour les droits et libertés du peuple palestinien.</p> <p><strong>Nous</strong> refusons catégoriquement que toute critique de l'État israélien soit systématiquement assimilée à de l'antisémitisme. Nous ne nous plierons pas à ce « terrorisme intellectuel ». C'est d'ailleurs parce que nous sommes opposéEs à toute forme de racisme et d'antisémitisme que nous dénonçons les politiques du gouvernement israélien qui violent depuis plus de 60 ans toutes les dispositions du droit international. L'occupation, la colonisation, l'érection du mur de séparation, le blocus de Gaza contreviennent à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, aux Conventions de Genève, aux décisions de la Cour internationale de justice de La Haye et aux centaines de résolutions de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l'ONU.</p> <p><strong>La</strong> construction illégale de colonies à Jérusalem-est et dans les territoires occupés de Cisjordanie, reliées entre elles par un système d'autoroutes réservées aux seuls Israéliens et interdites aux Palestiniens parce que Palestiniens, produisant ainsi une véritable insularisation des villes et village palestiniens ; le mur et les multiples check points qui n'entravent que la circulation des seuls Palestiniens et de leurs biens ; le déni de droits égaux aux citoyens israéliens d'origine palestinienne parce que non juifs ; tous ces faits nous amènent à voir des similitudes troublantes avec le programme des bantoustans et les politiques racistes qu'avait instaurées le gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud. Vouloir museler les citoyens et citoyennes canadiennes qui entendent protester contre ces politiques constitue une atteinte grave à la liberté d'opinion et d'expression</p> <p><strong>Nous</strong> sommes attachéEs à la démocratie, une démocratie qui ne se limite pas à des élections sur une base régulière, mais qui implique aussi l'existence d'une opinion publique qui dispose de ses propres canaux d'information et d'une capacité de contestation pacifique des décisions de son gouvernement. En voulant mettre au pas Droits et démocratie et en faire un agent de sa politique de soutien inconditionnel à l'État d'Israël, le gouvernement Harper agit directement pour empêcher la formation d'une opinion publique indépendante, non seulement au Canada, mais ailleurs dans le monde. Rappelons-nous qu'aucun gouvernement ne peut bâillonner les droits et libertés et prétendre être démocratique, que ce soit Israël ou le Canada.</p> <p><strong>Face au recul alarmant des libertés publiques au Canada, nous soussignéEs, demandons au gouvernement du Canada :</p> <p>? de respecter et de promouvoir l'ensemble des droits humains, notamment les libertés d'expression et d'opinion ;</p> <p>? d'assurer l'indépendance de Droits et démocratie et de respecter l'intégralité de son mandat soit la défense des droits humains et la promotion d'institutions et de pratiques démocratiques partout dans le monde. Cela implique que l'organisation puisse poursuivre ses activités au Proche-Orient en soutenant les organisations de promotion des droits tant en Israël qu'en Palestine occupée ;</p> <p>? le maintien du financement de la Fédération canado-arabe, de Kaïros et d'Alternatives.</strong></p></div>
		<div class='rss_ps'><p>JOIGNEZ LES SIGNATAIRES DE L'APPEL !</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 19:42:23 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[ La Chine surestime-t-elle dangereusement sa puissance ?]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/la-chine-surestime-t-elle</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>La Chine a succombé à l'hubris. Elle a confondu la diplomatie soft de Barack Obama avec de la faiblesse, la crise du crédit américaine avec un déclin, et sa bulle mercantiliste avec une montée en puissance. Il y a là comme un écho des querelles anglo-allemandes avant la Première Guerre mondiale, lorsque Berlin avait terriblement mal évalué l'équilibre stratégique des puissances et sur-joué ses atouts.</p> <p>Dans moins d'un mois, le Trésor américain doit statuer sur le fait que la Chine « manipule » sa devise, ce qui, en vertu de la loi américaine, entrainerait des sanctions. Précédemment, Washington avait fait l'impasse, mais nous sommes désormais dans un monde différent, lorsque le taux de chômage U6 atteint 16.8%. [1]</p> <p>« Il leur sera vraiment difficile d'éluder à nouveau le fait évident que la Chine manipule [sa devise]. Sans une menace crédible, nous n'arriverons à rien », juge l'économiste Paul Krugman, lauréat du prix Nobel.</p> <p><strong>Le Premier ministre chinois Wen Jiabao reste intraitable.</strong></p> <p>« Je ne pense pas que le yuan soit sous-évalué. Nous nous opposons à ce que les nations se pointent du doigt les unes les autres, ou même forcent un pays à apprécier sa monnaie », a-t-il déclaré hier. Une fois encore, il a exigé que les Etats-Unis prennent des « mesures concrètes pour rassurer les investisseurs » sur la stabilité des actifs américains.</p> <p>« Certains disent que la Chine est devenue plus arrogante et dure. Certains mettent en avant la théorie d'un soi-disant triomphalisme chinois. Ma conscience reste sereine, malgré les calomnies de l'extérieur », a-t-il affirmé.</p> <p>Quelques jours auparavant, le Conseil d'Etat avait accusé l'Amérique de turpitudes en série : « aux Etats-Unis, les droits civiques et politiques des citoyens sont sévèrement restreints et violés par le gouvernement. Les droits des travailleurs sont gravement enfreints, ».</p> <p>« Les Etats-Unis, par leur forte puissance militaire, ont exercé une hégémonie sur le monde, foulant aux pieds la souveraineté des autres pays et violant leurs droits de l'homme, »</p> <p>« À une époque où dans le monde les droits de l'homme souffrent d'une grave catastrophe provoquée par la crise financière mondiale induite par la crise américaine des subprimes, le gouvernement américain se réjouit d'accuser d'autres pays. » Et ainsi de suite.</p> <p><strong>Le Politiburo fume-t-il de l'herbe ?</strong></p> <p>Je laisserai à d'autres le soin de discuter le bien fondé de cette déclaration, qui est une réponse anticipée au rapport du Trésor américain sur la Chine. De toute évidence, Pékin est dans le déni concernant son rôle dans les déséquilibres mondiaux qui sont sous-jacents à la crise du crédit, notamment en ayant dégagé des excédents commerciaux structurels, et en ayant entraîné une baisse des taux longs par ses achats d'obligations en dollars et en euros. L'Occident est sans doute responsable de ce gâchis, mais la lecture chinoise des événements est biaisée à un point qui frise le délire.</p> <p>Ce qui retient l'attention, c'est la volonté de Pékin de faire monter les enchères. La Chine a promis de sanctionner toute entreprise américaine qui prendrait part à un contrat de vente d'armes à Taiwan d'un montant de 6,4 milliards de dollars. C'est une menace de bannir Boeing de la Chine, et un nouveau niveau d'escalade dans le conflit sur Taïwan.</p> <p>À Copenhague, Wen Jiabao a envoyé un sous-fifre négocier avec M. Obama. Ce choix était destiné à humilier - et a été pris comme tel. Le président américain a mis le holà, déclarant qu'il ne voulait plus jouer ainsi plus longtemps. Cela résume les sentiments de la Maison Blanche envers la Chine aujourd'hui.</p> <p>Nous nous sommes auto-persuadés que la Chine était déjà une hyper-puissance. Elle pourrait le devenir, mais elle ne l'est pas encore. La Chine est entourée par des États - Japon, Corée, Vietnam, Inde - qui, lorsque la situation se tend, sont des alliés américains. Elle fait face à une Russie au caractère ombrageux, sur 4000 km de frontière où des migrants chinois lorgnent vers l'espace vital situé au delà du fleuve Amour. L'Asie émergente, le Brésil, l'Egypte et l'Europe sont tous irrités par les exportations à prix cassé grâce au yuan.</p> <p>Michael Pettis, de l'Université de Pékin, affirme que les réserves chinoises en devise de 2 400 milliards de dollars - peut-être 3 000 - sont un signe de faiblesse, et non de force. Deux fois seulement dans l'histoire récente, un pays amassé un tel pécule, égal à 5-6% du PIB mondial : les États-Unis dans les années 1920, et le Japon dans les années 1980. A chaque fois, cela a précédé une dépression.</p> <p>Ces réserves ne peuvent pas être utilisées dans le pays pour soutenir l'économie chinoise. Elles sont un poids mort, d'un niveau supérieur à ce qui serait nécessaire pour crédibiliser une politique macro-économique. En fait, elles sont la preuve ultime du dossier de l'accusation quant aux dysfonctionnements de la stratégie chinoise, consistant à acquérir 30 ou 40 milliards de dollars d'obligations étrangères par mois pour maintenir à la baisse le cours du yuan, en refusant de laisser son économie s'adapter aux réalités des échanges commerciaux. Cela se traduit par un sur-investissement dans une industrie qui inonde le monde avec des marchandises dont les marges de profits sont ultra-minces. La capacité chinoise de production d'acier est aujourd'hui supérieure à celle de l'Europe.</p> <p>Cette situation est en tout cas en train de rattraper la Chine. Le professeur Victor Shuh, de l' Université Northerwestern, avertit que les 8000 structures de financement utilisées par les gouvernements locaux en Chine pour s'affranchir des limitation de crédit ont accumulé des dettes et des engagements à hauteur de 3 500 milliards de dollars, essentiellement consacrés aux infrastructures. Il estime que les banques pourraient avoir besoin d'un renflouement frôlant les 500 milliards de dollars.</p> <p>En tant que créancier de l'Amérique - propriétaire de quelques 1 400 milliards de dollars en bons du Trésor américain, en obligations des agences GSE [2], et en instruments financiers américains - la Chine pourrait exercer une influence. Mais cela ne semble pas le cas. Si le Politburo continue de s'illusionner sur sa puissance, Washington peut débrancher instantanément l'économie d'exportation chinoise en fermant ses marchés. Qui tient qui en otage ?</p> <p>Toute tentative d'exercer des représailles en déclenchant une crise obligataire américaine frapperait en retour la Chine, et pourrait être arrêtée - in extremis - par des contrôles de capitaux. Roosevelt avait changé les règles en 1933. De telles choses peuvent se produire à nouveau. Les relations sino-américaines sont sans aucun doute symbiotiques, mais un affrontement n'entrainerait pas une « destruction mutuelle assurée », comme on le prétend souvent. Washington sortirait vainqueur.</p> <p>Contrairement au mythe en la matière, ce n'est pas le protectionnisme, avec la loi Smoot-Hawley instaurant des barrières douanières, qui a causé la dépression. Le commerce international s'est contracté plus lentement dans les années 1930 que durant cette crise. La leçon de la loi Smoot-Hawley, c'est que les taxes sur les importations ont des effets asymétriques. Ils ravagent les pays excédentaires, comme c'était le cas alors de l'Amérique. La Grande-Bretagne, déficitaire à l'époque, s'en est bien sortie en mettant en oeuvre une « préférence à l'empire ».</p> <p>Barack Obama n'a jamais vanté les mérites du libre-échange. Et cette orthodoxie est, à tout le moins, menacée en Occident. Larry Summers, son haut conseiller économique, a laissé échapper à Davos que les arguments en faveur du libre-échange ne tiennent plus devant des puissances « mercantilistes ». Adam Smith affirmait la même chose, quoiqu'en disent les ultras du libre-échange qui tentent de se l'approprier pour leur cause.</p> <p>La transformation de la Chine a été remarquable, depuis que Deng Xiaoping a ouvert les portes au capitalisme. Mais, comme l'écrit l'ancien diplomate George Walden dans « China : a wolf in the world ? » on ne peut se sentir très à l'aise face à un régime qui endosse encore le nihilisme meurtrier de Mao. Il nous rappelle aussi que la Chine n'a jamais pardonné les humiliations infligées par l'Occident, lorsque les deux civilisations sont entrées en collision au 19ème siècle, et qu'elle a l'intention de se venger.</p> <p>A manipuler donc avec précaution.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Traduction Contre Inf</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 16:13:14 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Les guerres qui mènent les Etats-Unis à la ruine]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/dossiers/l-empire-contre-attaque/article/les-guerres-qui-menent-les-etats</link>
      <description><![CDATA[<img src="http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L150xH92/arton5438-18d90.jpg" alt="" align="right" width='150' height='92' class='spip_logos' style='height:92px;width:150px;' />
		<div class='rss_texte'><p>Les invasions américaines en Irak et en Afghanistan n'auraient pas été possibles sans crédits massifs venus de Chine, d'Union Européenne, des pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient ... - Photo : Al Jazeera</p> <p>Le Président Barack Obama a qualifié le budget de 3,8 trillions de dollars [un trillion équivaut à 1000 milliards de dollars - N.d.T], envoyé récemment au Congrès, d'étape importante pour restaurer la santé économique de l'Amérique. En fait, c'est une nouvelle dose fournie à un malade gravement dépendant d'une drogue dangereuse : la dette.</p> <p>Plus d'empires sont tombés en raison de finances catastrophiques que d'invasions. Le dernier exemple a été l'Union Soviétique qui s'est ruinée en achetant des tanks. Le déficit de Washington [la différence entre les dépenses et les revenus par les impôts] atteindra cette année la somme vertigineuse de 1,6 trillion de dollars. Cette somme énorme sera empruntée principalement à la Chine et au Japon auxquels les États-Unis doivent déjà 1.5 trillion de dollars. Le service de la dette coûtera cette année 250 milliards de dollars.</p> <p>Pour parvenir à dépenser 1 trillion de dollars US, quelqu'un aurait dû commencer à dépenser 1 million de dollars chaque jour depuis peu de temps après que Rome ait été fondé puis continuer ainsi pendant 2738 années jusqu'à aujourd'hui.</p> <p>Le budget militaire total [2010] d'Obama est presque de 1 trillion. Cela comprend les 880 milliards de dépense du Pentagone. Ajoutons les sombres programmes secrets (environ 70 milliards), l'aide militaire aux nations étrangères amies comme l'Egypte, Israël et le Pakistan, ainsi que 225000 « contractuels » militaires (mercenaires et employés), et enfin les coûts des vétérans.</p> <p>Additionnons encore 75 milliards (presque quatre fois le budget total de la défense du Canada) pour 16 agences de renseignements avec 200 000 employés.</p> <p>Les guerres d'Afghanistan et d'Irak (1 trillion de dollars jusqu'ici), coûteront de 200 à 250 milliards de plus cette année, en incluant des dépenses cachées et indirectes. « L'escalade [surge] » afghane d'Obama avec ses 30000 soldats supplémentaires coûtera encore 33 milliards de dollars - plus que le budget total de la défense de l'Allemagne.</p> <p>Pas de problème si les stocks de la défense n'ont cessé de gonfler après le budget « d'austérité » d'Obama, prix Nobel de la Paix.</p> <p>Les dépenses militaires et de renseignement augmentent de façon implacable alors que le chômage atteint les 10% et que l'économie saigne une encre rouge. L'Amérique est devenu l'homme malade de hémisphère occidental, un estropié économique comme l'a été le défunt empire Ottoman. Le Pentagone représente maintenant à lui seul la moitié des dépenses militaires de la planète dans sa totalité. Ajoutez-y les riches alliés de l'OTAN ainsi que le Japon, et les chiffres atteignent 75%. La Chine et la Russie dépensent conjointement à peine un malheureux 10% de ce que les États-Unis dépensent pour la défense.</p> <p>Il y a 750 bases militaires des États-Unis dans 50 pays et 255 000 militaires ou employés stationnés en permanence à l'étranger dont 116 000 en Europe et presque 100 000 au Japon et en Corée du Sud.</p> <p>La dépense militaire dévore jusqu'à 19% des dépenses fédérales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l'administration Bush, les guerres d'Irak et d'Afghanistan ? financées par l'emprunt ? ont coûté à chaque famille américaine plus de 25 000 dollars.</p> <p>Comme Bush, Obama finance les guerres de l'Amérique par des autorisations supplémentaire de paiement, sur le compte déjà au maximum à découvert de la nation. Les générations futures seront coincées par cette facture. Ce yoyo financier du Président et du Congrès est la pire manifestation de malhonnêteté publique. Les guerres de l'Amérique doivent être payées par les impôts, et non pas par des jeux d'écriture comptable.</p> <p>Si les contribuables des États-Unis devaient réellement acquitter la facture des guerres d'Afghanistan et d'Irak, ces conflits cesseraient très rapidement. L'Amérique a besoin d'un juste et transparent impôt de guerre. Les États-Unis ont clairement atteint le point de rupture. Les dépenses militaires et le service de la dette cannibalisent l'économie américaine, la vraie base de sa puissance mondiale. Aux côtés de l'ancienne URSS, les États-Unis ressemblent maintenant de plus en plus à l'Empire Britannique disparu en 1945, écrasé par d'immenses dettes contractées pour participer à la deuxième guerre mondiale et incapable de continuer de financer ou défendre son empire, tout en restant malgré tout imprégnée de prétentions impériales.</p> <p>Il est de plus en plus évident que le Président n'est pas aux volant du camion militaire américain complètement emballé. Il y a soixante ans, le grand Président Dwight Eisenhower, dont le portrait orne mon bureau, avait averti les Américains de prendre garde au complexe militaro-industriel. Six décennies plus tard les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont liés avec les bailleurs du fonds de Wall Street pour pousser l'Amérique dans le gouffre.</p> <p>Un nombre croissant d'Américains sont fort justement scandalisés et effrayés de l'emballement des déficits. La plupart d'entre eux ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques mènent leur nation à la ruine dans des guerres étrangères inutiles et dans une vaine tentative de diriger une grande partie du globe ? ce que les neocons appellent un « plein spectre de domination [domination dans tous les domaines - N.d.T] ».</p> <p>Si Obama était vraiment sérieux concernant la rétablissement de la santé économique de l'Amérique, il exigerait que les dépenses militaires soient réduites, mettrait fin rapidement aux guerres d'Irak et d'Afghanistan et briserait l'échine des « Frankenbanks géantes [jeu de mots à partir de ?Frankenstein' et ?banques' - N.d.T] » de la nation.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>Traduction Al-Mukhtar</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 20:42:25 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[SPQ libre et la ligne de risque]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/ronald-cameron/article/spq-libre-et-la-ligne-de-risque</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>On peut être en désaccord avec les orientations du SPQ libre mais on doit reconnaître que le projet de combattre le néolibéralisme au sein du PQ constitue un plan de travail ambitieux ! Sans doute que les membres de ce courant politique y acquièrent certainement une expérience importante. Mais le projet peut-il aboutir ? Le peu d'influence du SPQ libre sur la direction du PQ devrait déjà amener ses membres à questionner leur espoir de le voir changer de cap et à examiner une ligne de risque.</p> <p>Le colloque sur la création de la richesse du Parti québécois durant la fin de semaine du 13 et 14 mars a été le théâtre d'une décision de l'exécutif national du parti afin d'interdire les clubs politiques en son sein. Son seul effet se résume à la suppression du droit de SPQ libre d'exister. De tradition récente, la reconnaissance des clubs tentait d'ouvrir des espaces à différents courants, notamment ceux qui cherchaient à se regrouper autour de Québec solidaire. Évidemment, la décision de l'exécutif est à mettre en perspective avec le cours politique que vise à imprimer Pauline Marois.</p> <p>Cette décision semble devoir être confirmée par un congrès du parti en 2011. Probablement que certains au SPQ libre voudront s'y rendre pour y faire un appel aux membres. Mais la récente décision devrait servir d'avertissement en regard d'une stratégie accrochée à l'humeur de l'exécutif du PQ. Même s'il pourrait encore faire des concessions partielles, le PQ ne peut plus constituer le « véhicule du développement d'une large coalition », telle que l'affirme le SPQ libre. Et publiquement, les forces qui contribuent à développer une telle alternative indépendantiste de gauche sont vues comme divisées.</p> <p>En effet, si Québec solidaire a eu au moins autant d'influence que le SPQ libre sur le PQ, c'est qu'il y a une limite à convaincre au sein d'un parti de « lucides ». Ce que Bernard Landry cherchait à contenir en proposant la reconnaissance de clubs, c'était l'affaiblissement de la composante sociale des militantes et militants péquistes, notamment ceux du mouvement syndical. Car les lucides n'ont jamais eu besoin de club pour influencer la direction du PQ et ses chefs sont probablement consultés plus directement que ne peuvent l'être les responsables de SPQ libre.</p> <p>Québec solidaire est un creuset d'élaboration d'une stratégie alternative pour l'indépendance, basée justement sur la souveraineté populaire comme le souhaite le SPQ libre. Pour la plupart des électeurs du Québec, les forces regroupées autour de SPQ libre et de QS appartiennent à la même famille politique. Et plusieurs d'entre eux ne comprennent pas pourquoi cette division dans la gauche sociale et politique.</p> <p>Mais les porte-paroles du SPQ libre persistent à soulever un différend avec QS concernant la question identitaire. Les partisans du SPQ libre doivent reconnaître que le congrès de QS à l'automne dernier a été un moment fort pour confirmer ses fondations indépendantistes et cette nouvelle stratégie référendaire. De plus, il s'est démarqué de tout projet de réformer la confédération canadienne. Si la question politique la plus importante pour le SPQ libre est de constituer un front social et politique pour l'indépendance du Québec, tôt ou tard, ils devront admettre que le PQ ne peut plus être considéré comme ce pôle structurant.</p> <p>Le SPQ libre, composé d'un grand nombre de syndicalistes, reconnaît avec justesse toute l'importance de l'action politique partisane, compte tenu des limites de l'action syndicale. Mais mener un tel combat exige une ligne de risque, pour paraphraser Pierre Vadeboncoeur : elle exige du côté syndical d'en finir avec une attitude qui ne veut s'engager que dans des espaces politiques sécurisés.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Tue, 16 Mar 2010 20:13:22 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[L'Irak d'Hammourabi : Pour en finir avec la démocratie aéroportée]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/l-irak-d-hammourabi-pour-en-finir</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>« Le fort ne doit pas opprimer le faible. »
Le Code d'Hammourabi il y a 38 siècles</p> <p>Cette « loi » du Code d'Hammourabi qui régna en Mésopotamie (Irak actuel) , d'il y a 1800 ans avant J.C. a apparemment été ignorée par l'Occident. La presse occidentale ne tarit pas ces jours-ci sur la « jeune démocratie irakienne » faisant preuve d'une amnésie immorale visant à présenter les envahisseurs comme des philanthropes venues apporter les « lumières de la démocratie aéroportée » à ces peuples barbares parce que riches d'une civilisation qui a vu l'émergence de l'humanité. Petit rappel pour fixer les idées : les Irakiens, peuple fier s'il en est, peuple instruit avec le taux d'analphabétisme le plus bas du monde arabe, il constituait un danger pour le « monde libre et civilisé ».</p> <p>Justement, pour parler des « civilisateurs », il est bon de leur rappeler leurs origines. Tout commence, nous dit l'historien Georges Tate, professeur à Dauphines, par les Croisades. Ecoutons-le brièvement nous narrer quelques délices dont se sont rendus coupables les croisés :</p> <p> « ...En ce temps-là, c'était nos ancêtres, les Francs, qui les employaient, au nom d'une certaine idée de la chrétienté. Le Moyen-Orient était devenu arabe, bientôt musulman. Cette réalité leur était insupportable... de toute l'histoire du Moyen-Orient, l'épisode chrétien fut l'un des plus noirs. Et nous n'avons pas fini d'en mesurer les effets... » « (...) Pendant plus de mille ans, le Moyen-Orient a été le lieu d'affrontements entre Occident et Orient, entre chrétiens et musulmans. (...) A cette époque, le monde islamique, qui s'étend de l'Inde à l'Espagne, est florissant : les arts, les sciences se développent ; on y pratique une vraie tolérance religieuse, alors qu'en Europe, les hérétiques sont hors-la-loi. Les Arabes ne cherchent pas à convertir à l'Islam, quand Charlemagne convertit les peuples vaincus par la force. Ils accordent un statut légal aux chrétiens et aux juifs de Syrie et de Palestine. A Damas et à Jérusalem, ces derniers accèdent librement à leurs lieux de culte. Dans les mêmes villes, ils fréquentent des lieux de culte voisins, certaines églises ayant même été partagées au lendemain de la conquête. Chrétiens, juifs et musulmans priant dans les mêmes lieux, cela fait rêver (...) L'Occident est alors un monde primitif. (...) Car ces bons chrétiens de croisés se sont comportés comme des sauvages sanguinaires, qui pillaient, violaient, massacraient. (...) Rien de tel avec les croisés. Il leur est même arrivé de pratiquer l'anthropophagie...Quand les habitants d'une ville du nord de la Syrie (Maara) se rendent, les croisés les exterminent tous ; pressés par la famine, ils font cuire les corps des hommes et des enfants. Les auteurs latins en parlent très explicitement. » (1)</p> <p>Quel est le bilan de la dernière croisade de messire Bush ? La guerre d'Irak, opération Iraqi Freedom a débuté le 20 mars 2003 avec l'invasion de l'Irak. Les raisons invoquées officiellement étaient : la « lutte contre le terrorisme », état soutenant Al Qaîda, l'élimination des armes de destruction massive qu'était censé détenir l'Irak. Ces accusations ont depuis été démontrées comme non fondées. Certains observateurs parlent de raisons, officieuses : les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises d'exploitation pétrolière, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services et Unocal. Après seulement 19 jours de déplacement et au prix de quelques combats (depuis le départ du Koweït), l'armée américaine a bousculé facilement les unités de la Garde républicaine Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à « pacifier l'Irak ». Néanmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent. En outre, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de compte... Selon J. Stieglitz, le coût global de la guerre en Irak serait de 3000 milliards de dollars. Le 15 septembre 2004, l'armée américaine relâche 275 détenus de la prison d'Abou Ghraib avec toute l'horreur attachée à la perversion d'un côté et aux souffrances de l'autre. En Janvier 2007, en pleine fête de l'Aïd el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d'un rare courage lors de sa pendaison.</p> <p>En octobre 2006, la revue médicale The Lancet estimait le nombre de décès irakiens imputables à la guerre à 655.000. L'institut Opinion research business a estimé à plus de 1.000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et août 2007. La guerre a provoqué l'exode d'au moins deux millions d'Irakiens. Ceci sans parler des dégâts occasionnées par le programme pétrole contre nourriture : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de santé sont pillés. Il y a eu une détérioration des canalisations d'eau et la dégradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l'Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l'insécurité générale (pillages, incendies et prises d'otage), suite à la désorganisation totale des différents services publics tels que les forces de l'ordre. De nombreux centres historiques ont été détruits par les bombardements américains, les combats et les pillages. Le Musée national d'Irak a été pillé.</p> <p><strong>Que reste-t-il de l'Irak ?</strong></p> <p>En novembre 2008, les gouvernements irakien et américain ont signé un pacte bilatéral incluant le Status of forces agreement (Sofa) qui fixe à la fin 2011 le terme de la présence militaire des États-Unis. Les Américains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources pétrolières par multinationales américaines interposées, rentrent au pays.</p> <p> « L'Irak, écrit Aymeric Janier, est menacé par les violences confessionnelles depuis que les « Fils de l'Irak », des milices sunnites enrôlées par les États-Unis pour lutter contre Al Qaîda, ont commencé à rejoindre l'insurrection. (...) Richard Haass, président du US Council on Foreign Relations, déclare : « Il est évident qu'il y a encore de multiples lignes de fracture dans la société. A mon avis, l'Irak et les États-Unis vont devoir ajuster les calendriers et laisser une force résiduelle de dizaines de milliers d'hommes au-delà de 2011. » Les États-Unis versaient une solde à près de 100.000 « Fils de l'Irak » pour s'assurer de leur participation à la politique de « surge », mais a transféré la responsabilité de ces hommes au gouvernement irakien ces derniers mois. Depuis lors, les soldes se sont évaporées. Seuls les 5000 membres du Réveil de l'Irak ont été employés par les forces de sécurité irakiennes. Pour le colonel Andrew Bacevich, un historien militaire, les forces de sécurité irakiennes ne sont pas encore prêtes à assumer le contrôle. Les Américains, écrit Aymeric Janier, partent ! » (2)</p> <p> « Baghdad savoure sa victoire ! Le président Barack Obama a vu mardi une étape « importante » dans le retrait des soldats américains des villes irakiennes, mais a prévenu : « Ne vous y trompez pas, il y aura encore des jours difficiles. Nous savons que la violence va se poursuivre en Irak, nous l'avons vu dans l'attentat inepte qui s'est produit aujourd'hui à Kirkouk. » Le Los Angeles Times, lui aussi, doute des véritables desseins d'Al Maliki : « A-t-il l'intention de bâtir un état autoritaire ? (...) L'Irak peut plonger dans la guerre civile, ou Maliki (ou un autre) peut s'arranger pour imposer une poigne de fer ». (2)</p> <p>En fait, la situation est plus que jamais dangereuse. L'Irak est un pays profondément meurtri. Les haines séculaires interconfessionnelles et tribales maîtrisées du temps de Saddam Hussein ont été boostées par les Etats-Unis. Appliquant la politique du « diviser pour régner », les Américains enlisés en Irak, s'allient alternativement aux chiites contre les sunnites et inversement. La guerre civile larvée entre chiites et sunnites, qui a ensanglanté l'Irak après la destruction de la mosquée de Samarra, a été gelée par la nouvelle stratégie anti-insurrectionnelle mise en oeuvre par le général Petraeus en 2007, avec le renforcement, ou « surge », du corps expéditionnaire décidé par George Bush en 2007. Les Américains avaient alors pris sous leur aile et financé les milices de combattants sunnites, s'en faisant des alliés dans la lutte contre les jihadistes, tout en les protégeant contre les incursions des paramilitaires chiites, mettant fin ainsi au cycle des représailles. (...) (3)</p> <p>Pour conjurer les attentats à l'explosif, les Irakiens ont cru se doter de la parade en achetant des détecteurs d'explosifs. Une société britannique a vendu en Irak des milliers de « détecteurs de bombes » dont le seul et unique dispositif « électronique » était une étiquette antivol du type de celles utilisées dans le commerce de détail. Plusieurs attentats sanglants ont frappé Baghdad, dont les forces de sécurité étaient confiantes dans le fonctionnement du détecteur. (...) Le gouvernement irakien a dépensé 85 millions de dollars pour acquérir des détecteurs ADE-651 dont on peut supposer que l'inefficacité soit pour partie responsable dans des attaques à la bombe qui ont tué des centaines de personnes. Sidney Alford, l'un des principaux experts en explosifs, qui conseille l'armée, a déclaré à Newsnight que la vente de l'ADE-651 était « absolument immorale » (4)</p> <p>C'est presque devenu une habitude. En Irak, chaque étape du calendrier de retrait des troupes américaines est marquée par de violents attentats. Le 30 juin dernier, alors que les forces irakiennes reprenaient officiellement le contrôle des villes, au moins 26 personnes ont été tuées dans un attentat à la voiture piégée à Kirkouk. Les Etats-Unis, eux, craignent que cela ne ravive les tensions ethniques dans le pays. Washington cherche, notamment à éviter que la minorité sunnite soit marginalisée du processus politique.</p> <p> « Le 4 mars 2010, écrit Chaker Al-Anbari, le vote anticipé a commencé pour les militaires, les membres des forces de sécurité, les personnes hospitalisées et les détenus. (...) Mes amis et mes proches ne m'ont parlé que de la campagne. (..) Les orientations idéologiques et confessionnelles, le langage et la terminologie distinguent la droite de la gauche, les nationalistes arabes des religieux. C'est une sorte d'inventaire que la société fait d'elle-même, après une longue période de déni et de d'hypocrisie. (...) Quelque chose d'inédit est en train de se passer. Avant, pendant ou après ce jour-là, quelque chose se produira. Tout le monde en est convaincu. "On verra ce qui se passera après les élections." Les Irakiens veulent un bouleversement. (...) On se range sous la bannière de l'homme fort, honnête, sincère, probe, préoccupé uniquement du bien public ». (5)</p> <p>Pascal Riché résume assez bien les enjeux du scrutin. Il écrit :</p> <p> « Malgré les précautions prises et la mise en place d'observateurs, le scrutin est menacé de fraudes. Sa légitimité a déjà été une première fois mise en question, en février, lorsque quelque 500 candidatures ont été rejetées par la commission de "débaasification", présidée par le chiite Ahmed Chalabi, Pour calmer le jeu, le Premier ministre Nouri al Maliki a annoncé qu'il allait réintégrer dans les forces armées 20.000 officiers de l'ère Saddam Hussein. (...) De nombreuses listes ont été composées en ce sens, mêlant chiites et sunnites. Environ 19 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire 325 députés, qui désigneront ensuite le Premier ministre. Au total, on compte près de 6000 candidats. Une Haute commission électorale indépendante (Ihec) supervise le bon déroulement du scrutin ». (6)</p> <p> Le paysage politique est atomisé. Aucun parti n'est en mesure d'emporter une majorité à lui seul. Le gouvernement, qui sera désigné par le prochain Parlement, sera le fruit d'un équilibre, l'émanation d'une coalition. Les principales coalitions en campagne sont : l'Etat de droit. C'est une coalition menée par le Premier ministre (chiite) Nouri al Maliki, 60 ans, chef du parti religieux Dawa, créé en 1957. L'Alliance nationale irakienne (ANI). C'est la coalition chiite hétéroclite qui s'oppose à al Maliki. Elle inclut des partisans de l'imam radical Muqtada al Sadr et de l'ancien Premier ministre Ibrahim al Jaafari. On compte aussi dans ce camp Ahmed Chalabi. Les Chiites représentent 60% de la population irakienne. Le Mouvement irakien nationaliste (al-Iraqiyya), de l'ancien Premier ministre (sunnite) Ayad Allawi (64 ans). Au Kurdistan, les deux anciens frères ennemis, PDK et UPK, ont présenté des listes communes comme en 2005. (..) L'Iran, de son côté, rêve de faire de l'Irak son allié dans la région en installant un gouvernement chiite ami au pouvoir. (...) Une fois que les résultats seront validés, des tractations s'engageront pour former une nouvelle coalition de gouvernement : une période propice à toutes les pressions et violences. Selon les responsables américains, le processus pourrait prendre « des mois ». (6)</p> <p><strong>L'ombre de l'Iran</strong></p> <p>Quid de l'Iran dont on dit qu'il place ses pions ?</p> <p>« Les néoconservateurs, écrit Robert Dreyfus, du Times, qui souhaitaient transformer le Moyen-Orient, ont réussi au-delà de leurs attentes, mais le résultat diffère sensiblement de leurs prévisions. Loin d'avoir gagné un allié dévoué et une place forte au coeur de la région, ils ont au contraire renforcé Téhéran. Dernière preuve en date de cette influence, c'est Ahmed Chalabi, l'exilé irakien favori des faucons de Washington en 2003 et dont le rôle d'agent d'influence au service de Téhéran est désormais indubitable, qui a épuré la liste des candidats aux prochaines élections de 500 hommes politiques sunnites. Sept ans après l'invasion américaine, l'Iran a la haute main sur le pays grâce à ses alliances avec un réseau de politiques chiites. Téhéran ne renoncera pas aisément à cet atout majeur dans le conflit qui l'oppose à l'Occident sur le dossier nucléaire ». (7)</p> <p>C'est un fait, rien ne peut se faire sans l'Iran et curieusement les Etats-Unis comptent sur l'Iran. Ni la pacification de l'Irak, ni l'apaisement de l'Afghanistan, ni le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens ne pourront se faire sans une intervention de l'Iran, puissance incontournable. Mais, si l'Amérique lui accorde une place, le pays peut modérer son impétuosité révolutionnaire et l'aider sur de multiples fronts. Voilà qui changerait la donne, d'une manière aussi radicale que le rapprochement sino-américain a bouleversé le monde en 1972. Nul doute, cependant que la stabilité n'est pas pour demain à moins que les « interférences » cessent et que les Irakiens trouvent en eux la force nécessaire pour aller vers l'unité seule issue pour ramener la paix à ce peuple qui pourra alors, renouer avec la sagesse de « Dar El Hikma » de Haroun Ar Rachid il y a de cela 1 200 ans.</p></div>
		<div class='rss_ps'><p>1. Georges Tate : « Les croisés pillaient, violaient, massacraient... » : L'Express du 20/02/2003</p> <p>2. Aymeric Janier, Irak, un avenir sécuritaire et politique en pointillés. Le Monde.fr 30.06.09</p> <p>3. Ali Rifat, Hala Jaber, Sarah Baxter, Irak : les causes de la nouvelle flambée de violence. The Times 7 mai 2009</p> <p>4. Caroline Hawley et Meirion Jones. BBC Newsnight, 22 janvier 2009</p> <p>5. Chaker Al-Anbari : La population rêve de grands lendemains Al-Mustaqbal 04.03.2010</p> <p>6. Pascal Riché : Les élections irakiennes pour les nuls. Rue 89 06/03/2010</p> <p>7. Robert Dreyfuss : L'Irak, atout iranien The Nation, 18 février 2010</p></div>
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 22:13:17 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Bienvenue à l'ère post néolibérale]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/pierre-beaudet/article/bienvenue-a-l-ere-post-neoliberale</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>La dernière entourloupette budgétaire du gouvernement Harper a probablement réussi à tromper l'opinion encore une fois. Tout le monde voulait entendre que la situation n'était pas si pire et qu'on en pourrait s'en sortir, avec un peu d'efforts et un peu de chance ! Nos médias berlusconisés l'ont dit sur tous les tons, « il faut se serrer la ceinture, mais pas trop ». Même l'opposition, au-delà de ses critiques de circonstances, se résigne à la chose. En réalité, le Canada, comme les autres pays capitalistes, reste profondément enfoncé dans une crise structurelle, qui va bien au-delà des turbulences que l'on constate à tous les jours.</p> <p><strong>Le trou noir</strong></p> <p>Depuis l'explosion de la dernière bulle financière à l'automne 2008, les dominants ont essentiellement poussé les problèmes vers l'avant. Les milliards de crédits et prêts consentis aux responsables du crash (les institutions financières) seront portés dans un avenir pas si lointain par les mêmes personnes qui subissent déjà les impacts de la crise, via les pertes d'emplois, les saisies, les baisses de revenus de toutes sortes. Aux États-Unis, dans l'épicentre de la crise si on peut dire, plus de 17% des salarié-es sont sans emploi présentement. Et c'est sans compter les deux millions d'adultes masculins qui sont en prison et les deux autres millions qui sont dans les forces armées. En tout et pour tout, on peut calculer que plus de 25% des gens sont présentement en dehors du « marché du travail ». Plus du tiers des capacités productives du pays est suspendu. Selon le FMI, la valeur des actifs a perdu 55 000 milliards de dollars, ce qui équivaut à environ un an de production de biens et de services. Toujours selon le FMI, ces pertes pourraient atteindre 400 000 milliards d'ici une reprise « réelle ». Au Canada, ces pertes provoquent une chute sans précédent (depuis 1929) de l'industrie manufacturière (500 000 emplois perdus dont à peine 150 000 ont été « récupérés)) et une forte contraction dans les autres secteurs de l'économie, sauf dans le secteur énergétique et dans le secteur financier. Compte tenu de l'incroyable intégration de l'économie canadienne à celle des États-Unis (conséquence du funeste accord de libre échange), cela indique que cette déperdition va continuer. Et dire que le gouvernement Harper a le front de nous dire que la situation sera rétablie d'ici 2014.</p> <p><strong>Fin d'époque</strong></p> <p>Cette crise, cela a été dit auparavant, résulte de divers processus convergents. À une échelle globale ou historique, l'accumulation du capital s'effondre cycliquement sous le poids de la compétition inter-capitaliste et des luttes sociales. Dans le contexte du capitalisme actuel, « réellement existant », la restructuration des 20 dernières années, qu'on connaît sous le label du néolibéralisme, et qui avait permis une relance de l'accumulation, a plafonné au milieu des années 1990, pour finalement implosé 10 ans plus tard. L'essor, le déclin, puis le crash du néolibéralisme reste à mieux comprendre. Certes, la financiarisation qui a caractérisé la tendance au niveau économique ne pouvait qu'arriver à une impasse. L'économie dite « casino », basée sur une spéculation débridée et le pillage des actifs productifs un peu partout dans le monde était justement un vaste pari où comme dans les machines à sous, on finit toujours par perdre. De ce fait, les assauts contre les conditions de vie et de travail, via les réductions de salaires et de revenus et la négligence des infrastructures devaient eux-aussi atteindre un seuil, au-delà duquel se produit une dislocation sociale non seulement chaotique, mais dangereuse et coûteuse. En bref, les « solutions » que le néolibéralisme avait apportées à la crise du capitalisme des années 1970, libéralisation financière, délocalisation des entreprises, assauts contre les salaires, etc. sont plus ou moins épuisées.</p> <p><strong>Modes de gestion en péril</strong></p> <p>À cela, il faut ajouter les transformations induites dans le monde de la culture et des idées, autour des « valeurs » de l'individualisme possessif et de l'ultra consumérisme. Tout cela conduit à de sérieuses impasses, que manifeste la montée des tensions sociales, ethniques, religieuses, et que les affrontements dits « culturels » qui se multiplient au Québec sont les symptômes. Les principes de citoyenneté, d'inclusion, de « partage équitable » des ressources et de la protection sociale, héritées du capitalisme keynésien, ont été mis de côté. C'est l'idéologie du « tout le monde contre tout le monde » où il n'existe plus de véritables règles du jeu à part celles de s'enrichir au plus vite, aux dépens des autres, et quelque soient les conséquences. Le « capitaliste de choc » d'aujourd'hui est un banquier de Wall Street, totalement déconnecté du monde réel de la production et dont les décisions, prises à des milliers de kilomètres des lieux où les gens travaillent, aboutissent à la marginalisation de millions de personnes. À côté de cette culture de la lutte des classes au profit des dominants, on assiste à une véritable refonte des institutions politiques autour de cercles de pouvoir opaques, technocratiques, anti-démocratiques (voire antiparlementaires). Ces nouvelles élites qui ne sont imputables qu'à elles-mêmes manipulent les registres des gouvernements, des États, des médias et ridiculisent l'exercice traditionnel de la démocratie bourgeoise. Pas surprenant donc qu'on voit émerger un peu partout de véritables voyoucraties qui volent, qui mentent, qui bafouent leurs propres règles. Le problème de la « corruption » atteint des sommets inégalés. Les pratiques de prédation qu'on constate à Québec et à Ottawa, occultes ou révélées, font pâlir d'envie les dictateurs d'opérette qui essaiment dans le reste du monde.
L'impasse du social-libéralisme</p> <p>Fait à noter, cette lente dégringolade du capitalisme, tout au long des années 1980-90, a été « gérée », en bonne partie du moins, par des forces se réclamant du centre-gauche, voire de la social-démocratie. Arrivées au pouvoir sur des programmes plus ou moins réformistes, ces élites représentant les couches ascendantes de la petite bourgeoisie ont bien vu que leurs intérêts étaient de se ranger aux impératifs du moment. Elles ont plus ou moins toutes capitulé en intégrant les politiques néolibérales, quitte à vouloir « humaniser » certaines de leurs composantes. De tout cela, la social-démocratie et le populisme sont sortis passablement discrédités, aplatis. Plus encore, c'est l'ensemble du système politique qui perd sa valeur aux yeux des gens. En effet, qu'est-ce que la démocratie veut dire si les « options » qui sont offertes par les divers partis aboutissent, à peu de choses de près, au même résultat ? Aussi on constate toutes sortes de phénomènes « négatifs » (abstentionnisme, criminalité et corruption) et « positifs » (la colère populaire, ou comme disent les Argentins, « que se vayan todos », qu'ils partent tous !). Pire encore (de leur point de vue), ces dérives aboutissent à de cuisantes défaites, comme on l'a constaté avec le PQ depuis plusieurs années maintenant.</p> <p><strong>Le néocapitalisme</strong></p> <p>Bref, la crise est là pour rester. Mais contrairement à une idée bien ancrée à gauche, cela ne veut pas dire que le capitalisme va s'effondrer. Ni que les forces socialistes vont profiter de cette décadence. À un premier niveau, le capitalisme est déjà en train de se réorganiser au-delà de la crise et dans un certains sens, au-delà du néolibéralisme. Les institutions financières, notamment, se portent bien, et peuvent vivre confortablement avec une situation où 20% et plus de la population est sans emploi pendant que la grande majorité des classes populaires et moyennes vont stagner et même perdre. Cette « croissance sans emploi » est le modèle actuellement promis par le gouvernement Harper. En réalité, la manipulation des flux financiers par les grandes institutions capitalistes s'accroît sans cesse, en partie par l'émergence d'autres pôles capitalistes dans le monde (la Chine par exemple). Il y a aussi d'autres segments de l'économie qui peuvent ici et là représenter de nouveaux gisements d'accumulation, dans l'énergie (l'ère post-pétrole), la haute technologie, les armements, sans compter la privatisation attendue et annoncée de la santé, de l'éducation, etc. D'autre part, il y a une réorganisation structurelle qui se produit par l'extension continue des nouvelles gestions du travail, via les technologies de l'information, qui délocalisent, disloquent, éparpillent la « force de travail », la rendant encore plus corvéable et vulnérable. Entre-temps, le capitalisme mondial peut très bien s'accommoder du fait que quelques centaines de millions de « consommateurs » des pays riches vont devoir ralentir leurs appétits alors que dans le sud, les « nouveaux riches » de l'élite et des couches moyennes supérieures vont prendre le relais. Ce n'est pas une solution magique, mais cela peut fonctionner, à moins que les structures du pouvoir ne soient trop affaiblies.</p> <p><strong>Gestion musclée</strong></p> <p>Entre alors en scène la restructuration des États. Ce n'est pas une question essentiellement de bonne ou de mauvaise volonté ou de bons/mauvais gouvernants. En bref, la gestion post-néolibérale doit être basée sur la coercition et la répression, ce qui à rebours repose sur une sorte de terrorisme moral et culturel qu'on veut imposer à toute la planète (la peur du « danger » terroriste, « arabo-musulman », immigrant et réfugié). De manière générale, l'échiquier politique vire à droite. L'ancienne droite devient agressive, vulgaire, se réappropriant les anciennes thématiques de l'extrême-droite. Le « centre » se disloque, devient quasiment identique à la droite, comme on le voit au Québec entre le PQ et le PLQ. Dans ce contexte, la gestion politique devient sous plusieurs formes une sorte d'état d'urgence permanent que marquent des « évènements » publics et médiatiques (les jeux olympiques, le prochain sommet du G8). La dissidence est sous étroite surveillance, voire confinée et criminalisée sous un nouvel arsenal juridique ultra-répressif. Comme « compensation », on offre aux dominés des strapontins de « consultation ». On peut aussi, comme le pensent les stratèges du social-libéralisme (l'ancienne social-démocratie), « offrir » aux « pauvres » la gestion de leur pauvreté, via une « économie sociale » gérée par en haut et administrée par en bas, à rabais.</p> <p><strong>Contradictions à géométrie variable</strong></p> <p>Tout cela est encore en train d'émerger, donc comporte une grande part d'hésitations, d'ambigüités, voire de contradictions. Ce n'est pas un monde « lisse ». Par exemple, l'accumulation du capital ne se produit pas dans un monde abstrait, désincarné. Elle repose sur des puissances, ou des réseaux de puissance, qui s'affrontent constamment, qui cherchent à se ravir la première place. Dans notre monde, la « triade », sorte d'alliance hybride entre l'Amérique du Nord, l'Union européenne et le Japon, est contestée par les puissances « émergentes », qui restent certes très loin derrière sur les plans économiques, technologiques et surtout militaires, mais qui montent. D'où une tension croissante, qui mène en droite ligne à la stratégie états-unienne de la « guerre sans fin ». De là à penser que l'humanité entre présentement dans un nouveau cycle de guerres mondiales (comme durant le « long » vingtième siècle), cela est un peu prématuré. Mais les effets de cette nouvelle polarisation se font déjà sentir. Le surinvestissement militaire, y compris au Canada, représente à la fois un lourd fardeau et une « opportunité » qu'il faut gérer et qui s'ajoute à la panoplie des armes des puissants pour réprimer, terroriser, briser les dissidences et les résistances.</p> <p><strong>Le retour des mouvements</strong></p> <p>La lutte sociale est toujours un facteur important dans l'équation et quelques-fois, elle devient le facteur déterminant. Les dominés vont-ils accepter de courber l'échine ? De céder à la pression des puissants ? D'avoir peur des « barbares » et de glisser dans le racisme et l'ethno-nationalisme ? Cela ne serait pas la première fois dans l'histoire, malheureusement. Mais il y a un autre « possible ». Effectivement en Amérique du Sud, les dominés ont déjoué les dominants depuis une dizaine d'années. Ils l'ont fait en exprimant leur pouvoir de blocage, leur identité rebelle, par des actions de masse, envahissant l'espace public. Ils l'ont fait en évitant les pièges habituels de la « confrontation pour la confrontation » et du substituisme, en construisant de nouvelles alliances, de nouvelles identités. Devant cette montée, les élites ont subi de dures défaites. Est-ce un mouvement « irréversible » ? Bien sûr que non. Toutes les régressions sont possibles, d'autant plus que les dominants eux-aussi se réorganisent, mènent la « guerre de position », essaient de renverser les gouvernements progressistes, par le vote (si on peut), par la force (s'il le faut), comme on vient de le voir au Honduras.</p> <p><strong>Sortir du piège</strong></p> <p>Que faire ? Il faudra s'endurcir, car la marche va être longue. Déjà, des forces s'accumulent pour faire face à l'assaut qui s'en vient contre le secteur public, et qui est déjà largement entamé par le « grignotage » entretenu depuis plusieurs années par nos élites. Mais il est probable que le pire reste à venir, surtout si Harper réussit son tour de force en constituant un gouvernement majoritaire. À moins que son copain Ignatieff ne lui ravisse le pouvoir, essentiellement pour faire la même chose que lui, en adoucissant peut-être quelques coins ronds. On ne peut attendre rien de moins des larbins du PLQ à Québec, ni du PQ et de ses copains « lucides ». Qu'est-ce que cela veut dire ? Il y a un consensus des dominants en ce moment, au-delà de leurs petites « différences » et ce consensus veut dire simplement faire la guerre aux classes moyennes et populaires. On aura beau faire la promotion du « dialogue », du « partenariat », de la « modération », comme le fait si bien l'Institut du nouveau monde, il faut constater les faits. La réponse, il n'y en a pas 56 000, c'est la lutte. À plusieurs reprises depuis quelques années, ce pouvoir de blocage a été exercé par les masses. Par exemple, peu après l'investiture de Charest à Québec en 2003, le mouvement syndical, appuyé par la population, a montré ses dents. En 2005, les étudiants ont réussi à déjouer l'adversaire. Contrairement à ce que répandent les médias berlusconisés, les gens ne sont pas dupes. Ils savent que les « prescriptions » des élites de sabrer dans le secteur public et de couper les impôts des riches se font contre eux. Il y a un attachement très fort aux valeurs en partie héritées de la révolution-pas-si-tranquille qu'on a des droits, et que ces droits incluent l'accès à la santé, l'éducation, l'emploi. Il faut se souvenir de cela en organisant la résistance. Deuxièmement, il faut relancer la « guerre de position » au niveau politique. La « brèche » créée par l'élection d'Amir Khadir doit être élargie. Pas parce que nous pensons que nous changerons le monde en faisant élire 2 ou 4 députés de Québec solidaire. Mais parce que nous avons besoin d'un porte-parole de nos luttes au niveau parlementaire et médiatique. Ce n'est pas Amir Khadir qui va gagner pour nous, c'est nous qui allons gagner pour lui.</p></div>
		
		]]></description>
      <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 21:42:16 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[Artistes Anti Apartheid XII]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/artistes-anti-apartheid-xii</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>C'est le douzième concert d'Artistes Contre l'Apartheid réalisé dans le cadre de la campagne internationale pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l'apartheid israélien et qui coïncide avec le lancement de l'album pour la poète palestinien Rafeef Ziadah</p> <hr class="spip" />
<p>Jeudi, 18 mars 20h00
8 $ en avance | 10 $ à la porte
Sala Rossa La 4848 st. Laurent
Montréal, Québec</p> <hr class="spip" />
<p>* Rafeef Ziadah</p> <p>Rafeef Ziadah est une poète palestinienne qui, grâce au support du Conseil des Arts de l'Ontario, a sorti son premier album Hadeel en 2009. Les représentations de Rafeef Ziadah sont enracinées dans la lutte palestinienne pour la liberté et joue un rôle clé dans la lutte pour la justice sociale dans le monde entier. Parallèlement à son travail d'artiste, Ziadah est activement impliquée dans la Coalition Contre l'Apartheid israélien (CAIA) à Toronto et aussi dans le Festival du Film Palestinien de Toronto. <a href='http://www.rafeefziadah.ca/' class='spip_out'>http://www.rafeefziadah.ca</a></p> <p>* Kaie Kellough</p> <p>Kaie Kellough est un auteur, éditeur, éducateur bilingue acclamé. Il est aussi un general word-sound systemizer célèbre à travers le Canada pour la conscience sociale et l'innovation de sa poèsie. Kellough est l'auteur de Lettricity (Cumulus Press 04) et le co-rédacteur de The Talking Book Anthology (Cumulus presse 04). Il publiera bientôt son nouveau livre Maple Leaf Rag en avril 2010 avec le Arbeiter Ring Publishing. <a href='http://www.kaie.ca/' class='spip_out'>www.kaie.ca</a></p> <p>* LAL</p> <p>LAL est un célèbre collectif Torontois qui a été fondé il y a plus de 10 ans. Leur musique est connue pour ses contrastes : rythmes glacials, futuristes se fondant dans lignes de basse chaudes et mélodies soul relaxantes. Les origines asiatiques de la chanteuse Rosina Kazi et Nick Murray ou la touche HIP HOP de Murr relèvent leurs productions avec un goût de tradition, tandis que la musique dans son ensemble suggère quelque chose de beaucoup plus progressif. La sortie la plus récente du LAL'S est Deportation, un album qui transmet les sentiments immenses de désorientation, d'abandon et d'injustice. LAL a signé avec Public Transit Records et a performé à travers tout le Canada et l'Inde. <a href='http://www.lalforest.com/' class='spip_out'>http://www.lalforest.com</a></p> <p>* DJ Moonstarr</p> <p>Moonstarr est un faiseur de rythme célèbre, DJ il est aussi le fondateur du populaire Public Transit Recordings. Moonstarr compose ses sons à huis clos et nous surprendre avec des rythmes inédits et une musique fracassante. Tout les morceaux de Moonstarr portent des empreintes de techno, jazz, hip hop, bossa et de rythmes saccadés, produisant une musique futuriste. Depuis que Moonstarr a quitté le classique Dupont EP, il a reçu l'amour pour son travail dans le monde entier. <a href='http://www.ptrmusic.com/' class='spip_out'>http://www.ptrmusic.com</a></p> <p>Tadamon ! <a href='http://www.tadamon.ca/campaigns/boycott-divestment-and-sanctions-against-israeli-apartheid' class='spip_out'>Boycott, Désinvestissement et Sanctions</a>
Sur <a href='http://www.facebook.com/event.php?eid=241312064259' class='spip_out'>Facebook</a></p> <p>co-présenté par
Suoni Per Il Popolo Festival
Public Transit Records
CKUT Radio Montreal.
Tadamon ! Montréal
Pop Montreal</p> <p>? -</p></div>
		
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      <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 19:13:16 CET</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title><![CDATA[L'hypothèse de la misère comme volonté politique]]></title>
      <link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/l-hypothese-de-la-misere-comme</link>
      <description><![CDATA[<div class='rss_texte'><p>De nombreux économistes, philosophes, politiques, imaginent et préconisent diverses solutions susceptibles d'améliorer le sort des pauvres, en dénonçant avec force la politique conduite par nos chers dirigeants. Étonnés, parfois scandalisés par les conséquences de certaines réformes ou mesures entreprises, ils mettent souvent en garde contre celles-ci, qui à leurs yeux vont favoriser l'extension de la misère et permettre l'enrichissement de ceux qui sont déjà riches. Ces gens-là parlent d'erreurs politiques, d'aberrations économiques, d'absence de morale ou d'aveuglement, et s'instaure peu à peu une sorte de dialogue de sourds, dans lequel les uns ne comprennent pas qu'on puisse défendre certaines mesures, les autres qu'on puisse les critiquer.</p> <p>La crise économique, que certains avaient prévu, est pourtant bien la conséquence des actions menées par les gouvernements qui, bien qu'ils s'en défendent, savaient bien eux-aussi qu'elle allait arriver. Et qui savent bien aussi comment la faire cesser : par plus de justice sociale, plus de taxes sur les riches, plus d'emplois dans les services publics, moins de spéculation, moins de privilèges, moins de corruption?</p> <p>Cette dichotomie entre ce qu'il faudrait faire et ce qui est réellement fait entraîne une sorte de schizophrénie, qui définit la politique actuelle. Les gouvernements, qui font mine de travailler pour le bien du peuple et la baisse des inégalités, emploient un argent fou dans une communication qui serait ridicule si elle n'était pas scandaleuse : faire semblant de prendre les problèmes à bras le corps, alors qu'en réalité ils ne cherchent qu'à approfondir ces problèmes. Les preuves en sont le taux de chômage, les nombreux conflits sociaux, l'écart creusé entre la minorité qui s'enrichit et la majorité qui s'appauvrit.</p> <p>Pourquoi cette erreur, ces erreurs ? à la lumière des conséquences de la gestion de cette crise économique, on devrait pouvoir dire sans hésiter que les mesures sont contre-productives du point de vue du discours officiel : les inégalités se creusent, il n'y a pas à revenir là-dessus.</p> <p>Une fois ce constat établi, il faut donc aller plus loin dans la réflexion : pourquoi les gouvernement s'entêtent-t-ils dans leurs erreurs, en font-ils de nouvelles, et surtout nous tiennent-il toujours le même discours rassurant, malgré ce qu'ils savent aussi bien que nous ?</p> <p>On serait tentés de répondre qu'ils sont pris à la gorge par le pouvoir financier, le capitalisme, ou la mondialisation, et que malheureusement ils n'ont pas le choix : il faut supprimer les services publics, renforcer les entreprises, revoir les budgets sociaux à la baisse?</p> <p>Pourtant, et dans le même temps, on s'aperçoit que les banques, les assurances, les grandes multinationales (pharmacie, pétrole, armement?), tout ce que la terre compte de riches- et de « stratégique »- ne subit pas la crise. Au contraire même. On s'aperçoit par exemple que si l'âge des départs en retraites va être reculé pour la plupart, en face, les privilèges de nos hommes politiques et autres « serviteurs de l'Etat » (on ne dit pas « serviteurs du peuple ») vont être maintenus.</p> <p>Et si on ajoute à cette réalité les liens officiels qui existent, par l'intermédiaire des lobbies et autres associations plus ou moins ?fraternels?, entre le pouvoir politique et le pouvoir financier, il semble pourtant justifié de ne pas croire les discours nous promettant la « moralisation » d'un capitalisme qui arrange bien ces deux grands ensembles.</p> <p>La question qui se pose ensuite est donc logiquement celle du but recherché par cette sorte d'alliance tacite qui existe entre le pouvoir financier et le pouvoir politique. Mise en rapport avec l'augmentation des inégalités et la précarisation des masses, l'explication la plus plausible est celle d'une volonté réelle de nos dirigeants d'aboutir au terme d'un processus de divisions, d'appauvrissement, à la mise en place d'un rapport de force, d'une tension vive entre le peuple vis à vis de ses dirigeants. Cela peut paraître effectivement incroyable, ou totalement dénué de sens étant donné les règles démocratiques régissant nos belles contrées, mais permet d'expliquer de manière plus logique les réformes qui sont mises en place actuellement.</p> <p>Après avoir émis cette hypothèse, il est soudain plus facile de comprendre le décalage qui existe entre les discours et les actes de nos chers dirigeants : ce que les contradicteurs que j'évoquais au début de cet article prennent pour des erreurs n'en sont pas, car il existe une finalité à tout ceci, et le renforcement de la misère des peuples n'est qu'un moyen de parvenir à celle-ci.</p> <p>Regardons maintenant les effets des réformes qui ont été conduites par le gouvernement, et nous en comprendrons mieux l'objectif :</p> <p>* mise au pas de la justice, qui ne pourra à terme ni défendre les « petits », ni attaquer les « grands »</p> <p>* renforcement de la sécurité, qui se traduit par une mise en place de la surveillance et du contrôle</p> <p>* modification des règles du travail, qui nuit essentiellement aux salariés et aux précaires</p> <p>* privatisation des services publics, qui conduit peu à peu à l'abandon du rôle de protection sociale théoriquement dévolu à l'Etat</p> <p>* protection des droits d'auteurs et des mineurs sur internet, qui engendre la possibilité d'éradiquer le dernier bastion de la contestation</p> <p>* définition de l'identité nationale, qui n'aboutit qu'à la fragilisation des communautés ainsi stigmatisées - sabotage de l'éducation, afin d'abrutir les consciences des générations futures</p> <p>* main-mise sur les médias, à la solde des financiers, ou du pouvoir, afin de diriger l'opinion publique</p> <p>On le voit bien à travers ces quelques exemples, les effets de ces lois soi-disant adoptées dans le but de protéger les plus faibles, ou d'assurer la sécurité dans notre pays, sont à l'inverse du but qu'elles sont censées atteindre : la sécurité s'effrite malgré les caméras de surveillance et les centres de rétention, le chômage continue d'augmenter, la misère se fait partout plus sensible.</p> <p>On serait tentés alors de se demander quel intérêt le gouvernement peut avoir à favoriser cette misère, et de faire se tendre les relations sociales, et même pourquoi, si tel était le cas, nos règles démocratiques ne nous permettraient pas de faire cesser tout cela? mais la réponse est tout aussi évidente.</p> <p>La démocratie n'est déjà plus qu'un souvenir, ou est en passe de le devenir. Le gouvernement ne cherche pas à régler la violence avec ses 900 000 gardes à vue, ni à assurer la sécurité avec ces milliers de caméras. Il ne cherche pas non plus à renvoyer chez eux des immigrés illégaux qui commencent à comprendre que la France n'est plus le paradis dont ils rêvaient. En réalité, il cherche à créer le climat de tension, à travers la misère, nécessaire pour rendre utile, dans quelque temps, les mesures qu'il est en train de prendre?tout en assurant à ces partenaires financiers la possibilité de se partager les fruits de leur mise en place. Si les entreprises de fabrication d'armes augmentent leur chiffre d'affaire de manière considérable (avec l'argent du grand emprunt), c'est bien pour, le moment venu, être en mesure de remettre en ordre ce qu'on a préalablement dérangé.</p> <p>Car face à un monde qui commence peu à peu à comprendre, par le biais des communications comme internet, qu'on le roule dans la farine depuis tant de temps, il fallait bien agir. En appauvrissant les masses, en les divisant de la manière qui est actuellement employée, il se peut que d'ici quelque temps elles aient le désir de se révolter, et c'est à ce moment que les réformes menées aujourd'hui seront utiles : les caméras, les centres de rétention, le passeport biométrique, la puce RFID, tout cela n'est pas pour aujourd'hui mais pour demain. D'ailleurs, il n'est pas innocent que notre président annonce une « pause dans les réformes » au cours de l'année 2011 : au moment où il sera déterminant de faire les « bonnes » réformes, la machine sera déjà mise en place.</p> <p>Ainsi, lorsque le système capitaliste s'effondrera pour de bon, toutes les mesures pour en établir un nouveau seront déjà prises, et permettront à nos dirigeants de conserver leur pouvoir?</p> <p>En utilisant cette hypothèse, tout devient à la fois plus logique, et surtout plus clair?mais ce n'est qu'une hypothèse !</p></div>
		
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      <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 17:42:19 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Après les hedge funds, les investigative funds ?]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343585,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Réforme de l'Intelligence &amp; Security Committee]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343584,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[La CIA investit dans l'aide à la traduction]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343583,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Sous la loupe du renseignement américain]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343582,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Charles d'Orléans devant ses juges]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343581,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Les liens du lobbyiste d'Areva avec le camp Obama]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343580,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Coup de pied dans les filières d'achat de pièces détachées]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343579,8660,f/</link>
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      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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      <title><![CDATA[Des conseillers pour Memex]]></title>
      <link>http://www.newsisfree.com/iclick/i,297343578,8660,f/</link>
      <description><![CDATA[ 
<div class='nifad'><a href="http://www.pheedo.com/click.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343578"><img src="http://www.pheedo.com/img.phdo?x=5e5853f5b003466bae8fcb1364a7b5a2&u=297343578" border="0"/></a></div>]]></description>
      <pubDate>Wed, 17 Mar 2010 00:43:36 CET</pubDate>
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